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Le Mée, au val du Sauzay

Le petit fief du Mée (ou Mez) est situé en surplomb du Sauzay, en amont de la ferme fortifiée de ce nom – Sauzay – commune de la Chapelle-Saint-André. Il relevait de la châtellenie de Donzy.

Il paraît avoir été fondé par les Anceau, une famille d’ancienne bourgeoisie de Varzy (58), connue depuis le début du XIVème siècle.

Il passa par alliance à une branche des Lamoignon.

Sur place, à côté d’une maison de maître moderne, de belles traces de constructions anciennes subsistent, ainsi qu’un pigeonnier.

Voyez ci-dessous une première notice sur la suite des seigneurs du Mée ; elle reste à compléter car la trace de la détention de cette terre se perd au XVIIème siècle. Merci de votre concours !

Le Mée (La Chapelle-St-André)  (V1 du 27/9/18)

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Nannay et Pernay

(Illustration : armes de Pernay)

Pernay était un fief situé près de Nannay, qui a donné son nom à une famille qu’on suit jusqu’au XVIIème siècle en Donziais (cf. not. les notices Le Magny et Port-Aubry).

La première mention du nom remonte à 1330, mais la succession dans ce fief n’est pas bien établie.

Nannay a été un fief des Lamoignon (voir cet article) au XIVème siècle, et serait revenu par alliance aux Pernay, au début du XVème, unissant ainsi semble-t-il ces deux terres voisines.

Mais des actes indiquent que le fief aurait été détenu, au moins en partie, par la Couronne à certaines époques et donné à de hauts personnages comme Jean de Luxembourg, roi de Bohême, et Jean de La Personne, chambellan, qui le vendit à Bureau de la Rivière, qu'on retrouve ici encore.

On ne sait comment ensuite ces fiefs passèrent aux sires de Tespes.

Les Tridon, magistrats originaires du Morvan, les détinrent au XVIIIème siècle à la suite de successions entre frères et sœurs et de remariages.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à ces fiefs, qui devra être précisée et complétée grâce à votre aide…

Nannay et Pernay (V6 du 7/5/17)

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Rivière, à Saints en Puisage

(Illustration : l'église St-Pierre et St-Paul de Saints-en-Puisaye)

Le fief de Rivière à Saints, qu’il est difficile de localiser aujourd’hui, alors qu’aucune trace castrale ne paraît subsister, serait ancien : il a été détenu par les Lamoignon dès le début du XVème siècle, et est passé ensuite aux Maumigny par mariage.

On manque aussi d’information sur son sort au XVIIIème siècle.

Bref, des compléments s'imposent, merci de votre concours…

Ci-dessous la notice correspondante (V2 mise à jour le 14-11-16) :

Rivière

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Lamoignon, un fief à Donzy ?

(Illustration : armes des Lamoignon)

Le nom de Lamoignon est connu : les membres de cette grande famille parlementaire se sont illustrés dans les plus hautes charges du royaume. Ainsi le célèbre « Basville » – Nicolas de Lamoignon – Intendant à Montpellier : il a laissé  un souvenir mitigé tant il fut implacable dans la répression des protestants après la révocation de l’Edit de Nantes. Ou encore le grand MalesherbesChrétien Guillaume de Lamoignon – homme sage et érudit, ministre et avocat de Louis XVI, qui périt avec toute sa famille sur l’échafaud en 1794. On ne compte plus les « Présidents à mortier » ou « Maître des requêtes » de cette lignée, qui a légué à Paris l’Hôtel de Lamoignon, reconstruit par Robert de Cotte, aujourd’hui Bibliothèque historique de la ville.

Mais quel rapport avec Donzy ? 

Ces grands serviteurs de l'Etat se prétendaient issus d'une famille d'ancienne extraction chevaleresque de ce nom, connue en Donziais depuis la fin du XIIIème siècle, dont le fief aurait été situé dans les faubourgs de la cité. Il y a effectivement un « Pré de Lamoignon » au bord de la Talvanne, mentionné sur les anciens plans de la ville. Une « porte de Lamoignon » (ou « de la Poterne ») de l’ancienne enceinte du coté du Levant, dont ce fief était réputé proche, a également existé. 

Pourtant, les sources probantes indiquent que ces parlementaires étaient issus de Charles Lamoignon, fils d’un juriste de Nevers au service du Duc (Clèves), venu à Paris en 1544 à son instigation, après de brillantes études à Bourges et en Italie.

Des éclaircissements s’imposent.

Le nom d’abord. Villenaut, dans son « Nobiliaire de Nivernois », rappelle avec bon sens que Lamoignon était à l’origine un surnom donné à différents personnages venus des Amognes à la ville : « l’Amognon » ou « l’Amoignon », suivant l'usage du temps. C’est sous ce patronyme, utilisé avec différentes orthographes, que ces petits seigneurs sont constamment nommés dans l’Inventaire de Marolles. Il n’est donc pas douteux que le lieu dénommé Lamoignon à Donzy n’a pas donné son nom à une famille mais qu’une famille le lui a donné. Sur ce sujet le débat paraît clos.

Les familles. Il y eut semble-t-il plusieurs lignées de ce nom. Bien que certains généalogistes l'aient fait, on ne peut rattacher avec certitude les parlementaires parisiens aux Lamoignon du Donziais, malgré une certaine communauté de prénoms.

Ce sont ces derniers qu’on trouvera dans nos pages. Marolles les mentionne à plusieurs reprises pour les hommages qu’ils rendent au comte ou en raison de leur présence au ban des gentilshommes nivernais. On les retrouve dans bien des seigneuries du Donziais : ainsi à Chasnay et dans d’autres petits fiefs de la châtellenie de Chateauneuf, leur premier enracinement local ; en 1424 Pierre Lamoignon, sgr de Mannay, élit sépulture en l’abbaye de l’Epeau ; en 1520, Jeanne Lamoignon est « dame de Champromain ». Par des alliances ils s'implantent à La Brosse, à Brétignelles et Villargeau, ou à Rivière en Puisaye. Ils s’allient aux familles de Pernay (le Magny), de La Tournelle-Maisoncomte (La Motte-Josserand), de Champs (Pesselières), de Vieilbourg (Mocques), ou encore de Mullot (Le Colombier), rayonnant ainsi largement au sein de la noblesse locale, alors même que ceux de Nevers évoluaient dans la bourgeoisie de la ville.

Le lieu enfin. La branche parisienne, devenue riche et célèbre, revendiqua à la fin du XVIIème siècle une origine donziaise qui l’aurait enracinée dans un terroir et surtout dans la noblesse d’épée.

Y avait-il eu un fief ancien de ce nom à Donzy ? Peut-être un de ces « fiefs urbains » ou une « maison de ville » des Lamoignon de la région ? L’Inventaire des Titres de Nevers (XVIIIème) mentionne son existence, mais ne cite aucun acte le concernant.

Guillaume Lamoignon de Blancmesnil , le père de Malesherbes, acheta une terre à Donzy en 1720 – le « Pré Lamoignon » – qui aurait fait partie de l’ancien fief, pour renouer avec ses origines ou…accréditer ses prétentions. Des généalogistes patentés, se copiant les uns les autres – mais largement contestés depuis – firent alors de tous les membres de la lignée réunifiée des « seigneurs du fief de Lamoignon ».

Le fief de Boisjardin voisin appartenait en 1750 à Chrétien Guillaume de Lamoignon, qui le donna en fermage (voir l'article sur Boisjardin).

Gardons nous de conclure, car les spécialistes en débattent toujours. Lamoignon est un nom du Nivernais et du Donziais qu’on retrouve fréquemment sur ce site, et si des acteurs de la Grande Histoire qui le portaient revendiquent cette même origine, ne boudons pas notre satisfaction… 

Nous proposons ci-dessous une généalogie des Lamoignon nivernais, dont certains points restent à confirmer et à compléter :

Généalogie Lamoignon (2/11/17)

 

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les sites suivants, qui sont parfois discordants :

Famille de Lamoignon (Wiki)

Cahiers du Val de Bargis (page Donzy)

Base Pierfit (généalogie Lamoignon)

Etude de C. Lamboley sur les origines des Lamoignon

Blanchard : "Les Présidents à Mortier" (art. Lamoignon)

Moreri "Dictionnaire" (art. Lamoignon)

La Chesnaye des Bois "Dictionnaire" (art. Lamoignon)

 

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Chasnay – La Vernière

(Ilustration : vignobles des Côteaux Charitois à Chasnay)

La seigneurie de Chasnay apparaît très tôt aux mains des Lamoignon, famille venue des Amognes en Donziais, où elle s’établit dès le XIVème siècle, et où elle tiendra plusieurs seigneuries. (cliquez sur ce nom dans la liste des "étiquettes")

Puis Chasnay passe par alliance aux Pernay, dont l’origine est très voisine, et qui seront également seigneurs du Magny et de Suilly à partir de 1450.

Au début du XVIème siècle Chasnay passe – dans des conditions qu’il faudra préciser – à Jean de La Barre, seigneur de Gérigny près de la Charité, dont les descendants le conserveront jusqu’au début du XVIIIème. Son fils Florent est également « seigneur de la Vernière » à Chasnay, où la famille paraît s’être établie, en construisant sans doute un premier château.

En 1701, Chasnay et la Vernière sont vendus et passent aux Girard de Busson, qui rénovent le château de la Vernière et conservent ces fiefs jusqu’à la Révolution.

La vocation viticole des Côteaux Charitois s'est fortement réaffirmée ces dernières années : voyez le site de La Vernière et celui de l'appellation Côtes de La Charité…

Et la notice sur la suite des seigneurs de Chasnay, qu'il faudra compléter…

 Chasnay – La Vernière(V4 augmentée du 14/8/18)

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