Archives du mot-clé La Bussière

Le Vaudoisy, une terre clunisienne

(illustration : le prieuré Notre-Dame du Pré)

Mentionné en 1516, date de l'installation des sires de la Bussière, le Vaudoisy, à Colméry , enclavé dans la grande forêt et proche de Menou, était une terre du prieuré clunisien de Notre-Dame du Pré à Donzy, qui le donnait à bail. Il était donc indépendant de Colméry.

Il y avait là une motte féodale et des fossés, et Jean de La Bussière – gentilhomme verrier déjà implanté à La Bruère (Treigny, en Puisaye donziaise) – s’engagea à y construire une maison et une verrerie, alimentée par les bois du voisinage.

Voir la notice consacrée à la Généalogie de La Bussière.

Ce fief était donc sous-inféodé par le Prieuré, qui restait titulaire des droits de haute justice.

Une bonne partie des informations a été fournie par le site cahiers-du-val-de-bargis, très bien documenté sur Colméry en général et sur ce hameau en particulier.

Voyez ci-dessous une courte notice sur les seigneurs du Vaudoisy…

Le Vaudoisy

Malicorne, à Colméry

(illustration : lavoir de Malicorne)

Le joli hameau de Malicorne (à Colméry) a été construit en partie avec les pierres d'un château fort détruit vers 1367 par les Anglais. Il en subsiste quelques vestiges dans la cour du domaine des Tayauts.

Le nom de Malicorne viendrait de la mauvaise réputation de ses premiers seigneurs, peu accueillants. Mal y corne : "Pour ton malheur, en vain, là, appelle au son du cor !".

On n’a pas encore pu identifier les seigneurs de Malicorne avant Marie de la Bussière, au XVIème siècle, issue dans doute de la branche cadette du Vaudoisy de cette famille (voir la Généalogie de La Bussière).

La seigneurie passe ensuite aux Farou, venus du Berry, puis aux Rosel et aux Viry, déjà rencontrés à Mocques et à Port-Aubry.

Une partie des informations nous a été fournie par le site Cahiers du Val de Bargis, très documenté sur l'histoire de Colméry.

Ci-dessous une notice encore très incomplète sur les seigneurs de Malicorne, qui ne débute qu'au XVIème siècle, faute d'indications antérieures. Merci de nous aider à l'enrichir !

Malicorne

Les seigneurs de Guédelon

Les amis de la Puisaye connaissent l’extraordinaire chantier de construction d’un château médiéval à Guédelon, dans un site forestier au nord de Treigny.

Les « seigneurs de Guédelon » d’aujourd’hui sont les compagnons qui élèvent, jour après jour depuis près de 20 ans, en recourant aux techniques ancestrales et en utilisant les matériaux disponibles sur place, cette forteresse typique des XII-XIIIème siècle.

Voyez, si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir ce chantier, le magnifique site internet de ce projet unique : www.guedelon.fr, qui répondra à toutes vos interrogations et propose de très belles images.

                                                     chateau_guedelon_1200

Mais il y eut autrefois des véritables seigneurs de Guédelon, qui était un fief de la paroisse de Treigny, châtellenie de Saint-Sauveur, en Puisaye donziaise.

Cette très vaste commune est particulièrement riche en sites médiévaux, que nous nous efforçons de vous présenter par ailleurs : le grand château de Ratilly, dont Guédelon est proche à travers la forêt ; l’ancien prieuré de Boutissaint et le fief de La Bruère ; les manoirs de Guerchy et de La Bussière plus au sud ; la Cour-des-Prés au bord de la Vrille, ou encore Perchin, fief des sires de La Rivière où il n’y a plus trace d’un château, et l’ancienne baronnie de Perreuse, dont les fiefs de Treigny relevaient (ce village est aujourd’hui associé à Treigny). Sans parler de l’ancien Prieuré de Moutiers, relevant de Saint-Germain d'Auxerre, situé non loin, et dont Guédelon a pu être une possession.

Treigny est également un haut lieu du renouveau de la poterie de Puisaye, avec le Centre d’Art vivant de Ratilly, et le Couvent de Treigny.

Marolles ne fait pas état du fief de Guédelon dans la liste annexée à son « Inventaire des titres de Nevers », mais Villenaut le mentionne expressément dans son « Nobiliaire Nivernais », dans la notice consacrée à la famille de La Bussière, originaire du Berry.

Pour trouver la première mention de Guédelon, il faut remonter au XVème siècle, à Simon Coignet, sgr de Villefargeau en Auxerrois et de Guédelon. Le fief passa à Jean de Thiard son gendre (voir à leur sujet la notice consacrée aux Granges, à Suilly-la-Tour), puis à Jean de Forests, sgr de Boutissaint et d'Angéliers, dont la fille l'apporta en 1576 à Claude de La Bussière, sgr de la Bruère – une terre où s'exerçait une activité verrière et à laquelle Guédelon resta ensuite associé, comme à Boutissaint -. 

Voyez ci-dessous une notice consacrée à la généalogie de cette famille, à ses différentes branches, et aux fiefs qu'elle a tenus :

Généalogie de La Bussière

Les descendants de Claude, seigneurs de Guerchy et La Bussière : Jean, Jacques, Edme et François ; puis d’Angeliers (à Dampierre-sous-Bouhy, voir cette notice) : Claude-Edme et Jacques-Jean, guillotiné à Paris en 1794, paraissent avoir conservé Guédelon.

Rien n’indique qu’il y ait eu dans la forêt de Guédelon ou au voisinage de l'étang de ce nom un manoir ou un château.

Par chance, les bâtisseurs modernes de Guédelon renouent avec le souvenir de l’ancien fief et lui redonnent vie de façon remarquable.

Nous sommes bien sûr intéressés par toute indication sur l'histoire ancienne de Guédelon…

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La Motte-Billy

(Illustration : vieux lavoir à Billy-sur-Oisy)

Le fief de La Motte à Billy-sur-Oisy, appelé aussi « la Motte-Billy », paraît avoir appartenu aux sires de Courvol, car on trouve dans cette vieille famille nivernaise l'origine commune de deux lignées qui se sont partagé le fief pendant plusieurs générations : les descendants de Jean et de Philibert de Courvol (XVIème siècle).

On ne connaît pas l’origine de ce fief. Marolles le mentionne, mais il n’a relevé aucun titre le concernant. Le nom de « Motte » suggère toutefois un site castral ancien.

C’est aujourd’hui un domaine agricole doté d’un petit manoir (XVIIIème ?), non loin des bois qui séparent Billy d'Etais.

Voyez ci-dessous une notice détaillée, qui mériterait d'être augmentée en ce qui concerne en partivculier les origines…

La Motte-Billy

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La Bruère, une maison de verrier

(Illustration : Parc animalier de Boutissaint)

Le fief de la Bruère à Treigny, implantation d’origine des sires de La Bussière venus du Poitou et du Berry en Puisaye, se trouvait dans les bois de Boutissaint (voir cette fiche) ou quelques traces castrales subsistent, près de l’étang dit « de la Bruyère ».

Voyez ci-dessous une notice présentant la généalogie complète de cette famille, ses différentes branches et les fiefs qu'elle a tenus :

Généalogie de La Bussière

Cette famille s’établit ensuite à Guerchy (voir cette fiche), puis à la Bussière (id), mais conserva la seigneurie de la Bruère, où une verrerie avait été implantée.

Ci-dessous la notice présentant la suite des seigneurs de la Bruère :

La Bruère  (V2 complétée du 7/12/16)

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Brétignelles

(Illustration : le manoir-ferme de Brétignelles)

Brétignelles était un fief ancien, à Pougny, que les Vaillant de Guélis conservèrent trois siècles durant après l'avoir acquis sans doute au XVIè siècle. Il paraît avoir relevé à l'origine de La Motte-Josserand, et fit un temps partie des biens du Prieuré N.-D. du Pré.

Il passa aux Lamoignon, une famille éminemment donziaise, par l’alliance d’Alixan de la Tournelle – d'une famille originaire du Morvan (Arleuf) – puis aux d’Armes, sgr de Vergers (voir cette fiche). 

Le vieux manoir subsiste, assez dégradé, au coeur d'un domaine agricole.

Brétignelles paraît avoir eu un destin féodal complètement associé à celui de Villargeau voisin.

Voyez ci-dessous une notice (V3 augmentée et réunie à celle de Villargeau, le 18/11/16), qui reste toutefois à préciser et compléter :

Brétignelles et Villargeau

 

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Angeliers, château fantôme

(Illustration : l'ancienne glacière du château d'Angeliers)

Angeliers, à Dampierre-sous-Bouhy, est un fief au château fantôme.

Un château classique avait été construit par François de La Bussière, sgr d’Angeliers,  vers 1680 près du hameau de Mouvent. On lui donna le nom d’Angeliers (un étang de ce nom subsiste). Cette commune est limitrophe de l’Yonne et de Treigny, où se trouvaient les principales bases de la famille. Voir les fiches La Bussière et Guerchy.

Voir aussi ci-dessous une notice présentant la généalogie complète de cette famille, de ses différentes branches et des fiefs qu'elle a tenus :

Généalogie de La Bussière

Le 27 mars 1815, Edme Claude de la Bussière vend à Edme Morisset, le fermier, les parts qu'il a héritées de son père et de son frère. Ce domaine comprend à l'époque le château, deux domaines, ainsi que plusieurs fermes. Hyppolite son fils, détruira le château et reconstruira en 1847, à quelques dizaines de mètres, celui que nous connaissons d'après les anciennes cartes postales, qui fut à son tour démoli en 1905. Aujourd'hui il ne reste plus que la glacière, la maison du jardinier et la conciergerie.

Voyez le blog qui est consacré à ce site : chateau.angelier…

La seigneurie d'Angeliers, dont l’origine reste à identifier,  est arrivée dans la famille de la Bussière par le mariage de Françoise de Forests, dame d’Angeliers, avec Claude de la Bussière, vers 1570, et y resta jusqu'en 1822.

Voyez ci-dessous la notice consacrée aux seigneurs d'Angeliers. Il conviendra de la compléter, notamment pour les origines.

Angéliers

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Villargeau

Villargeau, à Pougny, est aujourd'hui un grand domaine agricole et viticole (Domaine Villargeau).

C'est un ancien fief – appelé Villorgeul autrefois – qui a sans doute été associé à La Motte-Josserand à l'origine, si l'on en juge par la succession de ses premiers seigneurs.

Son destin féodal paraît étroitement lié à celui de la seigneurie voisine de Brétignelles (Pougny).

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Voyez ci-dessous la suite des seigneur de Brétignelles et de Villargeau, telle que nous avons pu l'identifier ; comme vous le constaterez, elle demande à être précisée…

Brétignelles et Villargeau (V3 du 18/11/16)

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La Bussière

(Illustration : la Bussière)

Le manoir de la Bussière à Treigny, une commune très riche en patrimoine (église, châteaux de Ratilly, Guerchy, Boutissaint, la Cour-des-Prés, chantier en construction de Guédelon), est en cour de restauration après un long abandon.

Il tient son nom d'une famille poitevine venue en Berry, puis en Puisaye au début du XVIème siècle – sans doute par protection de Nicolas d'Anjou, marquis de Mézières – dont une branche fonda ce fief par détachement de celui de Guerchy voisin. Elle s'établit solidement dans la région où elle noua de nombreuses alliances qui nous font la retrouver en bien des sites.

Voir ci-dessous une notice présentant la généalogie de cette famille, avec ses différentes branches et les fiefs qu'elle a tenus :

Généalogie de La Bussière

Cette même famille avait acquis simultanément des bois des moines de Moutiers (voir cette notice) pour y implanter une "tuilerie", et ce "fief" fut intitulé ensuite "La Bussière-des-Bois" (commune de Moutiers-en-Puisaye)

Le docteur P. Da Silva Moreira, propriétaire du château et maire de Treigny (2015), lui a consacré un bel ouvrage : "Mémoires d'un lieu, le château de la Bussière, en Puisaye-Forterre", et un blog : chateau.de.la.bussiere.en.puisaye.forterre.

Ci-dessous une notice présentant la suite des seigneurs de La Bussière.

La Bussière  (V2 augmentée du 8/12/16)

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Guerchy

(Illustration : armes des Braque)

Le fief de Guerchy à Treigny, parfois appelé « Garchy » par erreur dans les documents anciens – à ne pas confondre avec le village de ce nom près de La Charité – paraît dater du XIIIème siècle. Celui de la Bussière, tout proche, du nom de la famille qui s’y établit au XVIème siècle, en fut détaché (cf. notice La Bussière).

Voyez ci-dessous une notice présentant la généalogie complète de cette famille, des ses différentes branches, et les fiefs qu'elle a tenus :

Généalogie de La Bussière

Avant son acquisition en 1544 par Jean Braque – issu de la grande famille parisienne qui a donné le fameux Chancelier Nicolas Braque – la succession de ses titulaires reste très fragmentaire. Claudine Braque apporta en tout cas Guerchy à Nicolas de Lenfernat, dont la petite-fille, Marie, épousa en 1653 Claude de Vathaire, dont la famille n’a cessé depuis d’habiter Guerchy.

Le manoir qu’on peut voir aujourd’hui a été construit par Edme-Paul de Vathaire de Guerchy, peu avant la Révolution, à la place d’une vieille maison-forte.

Ci-dessous une notice qui donne la sucession des seigneurs de Guerchy :

Guerchy  (V3 complétée le 8/11/16)

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