MOULINS-FORGES

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La production métallurgique artisanale caractérise le Nivernais et le Donziais anciens. Elle est y née de la rencontre féconde du fer, du bois, et de l’eau, maîtrisée par l’intelligence des hommes.

Un volume de la revue des Musées de la Nièvre, intitulé « La Nièvre, le royaume des forges », y est consacré, qui livre des études thématiques et une exploration presqu'exhaustive des sites. Le Donziais est particulièrement bien représenté. On y rappelle que cette industrie – qui existait de façon embryonnaire depuis le moyen-âge, à Entrains, La Motte-Josserand, Vergers ou encore au Fourneau de Guichy (Nannay), pour se limiter au Donziais – a connu une expansion prodigieuse au XVIIème siècle. Il s’agissait de répondre au développement de la Marine et aux progrès de l’outillage.

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Nous avons déjà évoqué ces moulins et forges dans les articles consacrés à des fiefs, châteaux ou abbayes, dont certains dépendaient. Mais il est intéressant de porter un regard plus global sur cette industrie, qui a accompagné l’histoire de la région. Nous proposons de le faire en descendant le cours du Nohain et de ses affluents, et celui du Mazou, pour nous arrêter aux moulins qui lui ont été dédiés. Pour chacun d’eux nous proposerons une courte notice, qu’il conviendra bien sûr de compléter et d’améliorer.

Nos amis les seigneurs du Donziais ont favorisé le développement de la métallurgie dans les sites qu’ils contrôlaient, car elle fournissait un débouché pour leurs vastes forêts, elle était très rémunératrice, et elle les inscrivait dans une dynamique de progrès. Mais ceux d’entre eux qui appartenaient à des familles d’ancienne extraction chevaleresque ne pouvaient s’y livrer eux-mêmes sans « déroger » ; ils affermaient alors ces exploitations à des « maîtres de forges », une caste bourgeoise qui connut un vif essor avant la Révolution, et dont nous avons rencontré des représentants devenus châtelains à leur tour (Chambrun, Lespinasse…)

Au rythme du débit des cours d’eau, amplifié et maîtrisé par des retenues, le pays a donc retenti pendant des décennies du bruit des roues, des martinets et des enclumes. Il a largement profité de cette industrie qui mobilisait, des bois aux moulins et aux usines naissantes, des milliers d’hommes. Il a beaucoup souffert de son déclin rapide au XIXème siècle, lorsque la grande industrie a pris le pas.

Aujourd'hui ces sites sont pour la plupart à l'abandon, ayant parfois conservé dans leurs entrailles des lambeaux de roues et d'outillages qui rappellent leurs heures de gloire.

Allons à la rencontre des forges du Donziais !

(en cliquant sur les liens, vous accéderez aux notices, ou aux articles correspondants)

 

En amont de Donzy, sur le Nohain

La Chapelle-Saint-André

Couloutre (voir aussi l'article sur le château de la Rivière)

Sur le Sausay

Le Croisy

Corbelin (voir aussi l'article sur le château de Corbelin)

Sauzay

Sur la Talvanne

Chevenet, à Cessy-les-Bois (voir aussi l'article sur le Prieuré de Cessy)

Les Bourguignons, id. 

Savigny, id.

Forge de l'Epeau (voir aussi article sur l'abbaye de l'Epeau)

 

En aval de Donzy, sur le Nohain

L’Eminence, à Donzy

Bailly, id.

Vergers, à Suilly-la-tour (voir aussi l'article sur le château de Vergers)

Forge de la Chaussade (Cosne) (voir aussi l'article sur Cosne)

Sur l’Accotin

Champdoux, à Sainte-Colombe

Chailloy, à Suilly-la-Tour (voir aussi l'article sur le manoir de Chailloy)

 

Sur le Mazou

Le Boulet, à Chasnay

La Vernière, id.  (voir aussi l'article sur le château de la Vernière)

Le Fourneau de Guichy, à Nannay

La Grande Ronce, à Vielmanay           

Les Pivotins, à Vielmanay

Les Hottes, à Pouilly

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