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Boisrond

La petite seigneurie de Bois-Rond à Garchy – derrière les bois de l’ancien Centre de Géophysique – est mentionnée pour la première fois en 1462 par le don qu’en fit Jean de Bourgogne, comte de Nevers, à Jacob du Broc, archer de sa compagnie, fils de Joseph, maître d’Hôtel de Philippe de Bourgogne, venu du Brabant. Elle relevait de Chateauneuf.

Elle passa par des alliances dans d’autres familles à partir du début du XVIIème siècle. Dans le même temps la branche aînée avait acquis le Nozet (Pouilly) et les Granges (Suilly).

Boisrond est aujourd’hui un domaine agricole, dont les bâtiments forment une cour carrée défensive, et conservent quelques traces castrales.

Voyez ci-dessous l'état actuel de nos connaissances sur la succession des seigneurs de Bois-Rond. Certains points restent à préciser, merci de votre concours !

Boisrond (V3 du 6/9/16)

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Le Nozet

(Illustration : château du Nozet)

La terre et la maison seigneuriale du Nozet à Pouilly, auraient été données en 1234 aux bénédictins de la Charité par Arnault, seigneur du lieu. L’abbaye conservera ce fief, ainsi que ceux de Pouilly et St-Andelain voisins et associés, et le bénéfice des excellents vins qu’ils produisaient, jusqu’au début du XVIème siècle.

Sous le priorat de Dom Jean de La Magdelaine de Ragny, l’abbaye inféoda le Nozet à Edme du Broc (Dubrocq) vers 1520. Il était issu d’une famille du Brabant : son aïeul Joseph était venu en Nivernais aux côtés du duc de Bourgogne, comte de Nevers, comme archer (1404). Il acquit simultanément la seigneurie des Granges à Suilly-la-Tour.

Les du Broc se succédèrent au Nozet jusqu’au début du XVIIIème siècle. La propriété fut alors plusieurs fois revendue, jusqu’à son achat par un important négociant en vins, dont les descendants ont reconstruit le château actuel dans le goût néo-gothique, et ont porté ce vignoble à une véritable notoriété mondiale (voir le site du Pouilly-Fumé "Deladoucette").

Voyez la notice ci-jointe, qui présente la succession des seigneurs du Nozet :

Le Nozet

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Les Granges, au miroir du Nohain

(Illustration : château des Granges)

Serti par ses douves et par les saules sous lesquels courent les eaux du Nohain, le beau  château des Granges à Suilly-la-Tour offre l’image de la douceur de vivre à la fin de la Renaissance. Il a pris la place du château féodal construit dans la seconde moitié du XIVème siècle par Jean ou Bureau de La Rivière, oncles du grand Bureau de La Rivière.

Ce fief leur avait été donné par le comte de Nevers, Louis de Flandre au tout début du XIVème siècle. Il fut augmenté par une alliance avec l'héritière de Guillaume Le Paulmier, sgr de Nevoy (près Gien) et la Rachonnière (non d'origine des Granges), un chevalier fort riche mais dont on sait peu de choses. Les sires de La Rivière, grande famille du Donziais dont le fief d'origine est à Couloutre (voir article La Rivière) n’ont pas conservé très longtemps les Granges, dont le destin est fait de ventes successives.

Dès la seconde moitié du XVème siècle, il se trouve aux mains de Jean de Thiard, sgr de Mont-Saint-Sulpice, en Auxerrois, puis de Jean de La Porte, Lieutenant criminel à la prévôté de Paris. Ils avaient tous les deux épousé les filles de Germain Trouvé, juriste d’Auxerre, enrichi par différentes missions pour le duc de Bourgogne, qui aurait acquis les Granges vers 1450.

En 1513, le fief est revendu à la famille du Broc, originaire du Brabant : Edmond du Broc est à la fois seigneur du Nozet (voir cet article) et des Granges. Son second fils Guillaume, Lieutenant criminel au bailliage d’Auxerre, hérita des Granges. Les du Broc entreprirent la reconstruction du château, qui fut interrompue, semble-t-il, par les guerres de religion. 

En 1591, les héritiers de Guillaume du Broc vendent les Granges à Jacques de Forgues, un "receveur des aides et tailles". La région avait beaucoup souffert des guerres pendant lesquelles Henri IV était aux prises avec la Ligue. La paix revenue, le nouveau seigneur des Granges, alors Secrétaire de la Chambre du Roi, poursuivit les travaux. La date de 1605, inscrite en plusieurs endroits du château, indique la fin du chantier.

Quelques années après, sa fille Claude fit entrer les Granges dans une puissante famille nivernaise en épousant Louis de La Chasseigne, baron de Givry, seigneur de Rosemont et d’Uxeloup, Procureur général du Duché de Nivernais.

En 1719, la veuve de Louis-Balthazar de La Chasseigne vendait la propriété à Joseph Grassin, de Sens, dont les ancêtres avaient fondé un "collège" à Paris. Sa fille l’apporta enfin à Charles de Percy, d’une vieille famille de Normandie. Ils en furent les derniers seigneurs.

Acquis en 1792 par Guillaume Guillerault, notaire à Pouilly et administrateur du département de la Nièvre, les Granges ont appartenu à ses descendants ou à leurs héritiers, jusqu’à ces dernières années. 

Voyez le très joli site municipal de Suilly : www.suillylatour.fr

Voyez ci-dessous la notice présentant la suite complexe des seigneurs de la Rachonnière et des Granges. Nous avons tenté de clarifier certains points. Votre point de vue à ce sujet nous intéresse…

Les Granges (Suilly) (version 8, corrigée et complétée le 21/5/17)

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