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Montbenoît, à Pougny

Le fief de Montbenoît, à Pougny, est repéré depuis le XVème siècle, détenu par les Buxière, également seigneurs du Jarrier à la Celle-sur-Loire.

Cette famille de Buxière (ou Buxière, ou de La Buxière…) venue du Berry en Nivernais, dont l’origine réputée cosnoise ou donziaise n’est pas véritablement identifiée (cf. Villenaut), pourrait être de la même souche que les sires de La Bussière, très implantés en Puisaye (voir notices : La Bruère, Guerchy et La Bussière, à Treigny).

On ne voit aucune trace castrale dans le village de Montbenoît, situé sur une hauteur et entouré aujourd’hui de vignobles.

Un modeste prieuré bénédictin, dont subsiste une gentilhommière de la fin du XVIIIème siècle, y a existé, sur lequel les renseignements manquent.

Le fief de Montbenoit passe par alliance aux Chéry et aux Troussebois, avant d’être vendu aux Frappier (devenus Frappier de Montbenoît), originaires de Donzy, vers 1600, qui le conservent jusqu’à la Révolution.

Voyez ci-dessous la notice détaillée, qu'il faudrait compléter pour les origines, certainement plus anciennes, de ce fief.

Montbenoît

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Qui étaient les seigneurs de Jérusalem ?

Geoffroy, seigneur de Saint-Vérain au XIIe siècle, partit pour la Troisième Croisade, avec Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. Il mourut en Terre Sainte. Gibault IV, son successeur, participa à la Septième Croisade, avec Saint-Louis. Il ne revint pas non plus de Palestine. Hugues II, son fils, a pu, en hommage à ses aïeux, donner aux fiefs autour de Saint-Vérain des noms rappelant la Terre Sainte : Jérusalem, Bethléem (aujourd'hui les Berthes), Nazareth, Betphaget, Jéricho, le Mont des Oliviers et le Mont Saint-Jean aux hameaux, Cédron et Jourdain aux rivières. Cette concentration exceptionnelle de toponymes de Palestine atteste de la forte implication de la lignée de Saint-Verain dans les croisades.

Seul monument ancien préservé, le château de Jérusalem a été construit à la Renaissance, mais des pierres de ses fondations datent du XIIe siècle, suggérant la présence d’une construction médiévale. 

                                                         Sans titre

Il fut acheté au XVIIIème siècle par Jean Frappier, échevin de Cosne originaire de Donzy (voir l'Hôtel Frappier de Saint-Martin sur le site de la ville…)

Mais qui en furent les seigneurs auparavant, à la suite des sires de Saint-Verain ? 

Merci de nous aider à éclaircir ce mystère…

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Château-du-Bois

La seigneurie du Boys, devenue « Châtel du Boys » puis Château-du-Bois était importante et ancienne. Elle contrôlait le territoire au sud et à l’est d’Entrains. On peut penser que celle de Réveillon en était un démembrement.

Leurs destins respectifs furent d’ailleurs parallèles, et associés à ceux d’autres fiefs voisins : Miniers, St-Cyr-les-Entrains (voir cette notice), ou encore Fondelin et Villenaut.

Une importante maison forte entourée de fossés a existé à Château-du-Bois, dont d’importants restes subsistent dans un grand domaine agricole du hameau.

Selon Baudiau (Histoire d’Entrains) Château-du-Bois s’est divisé en Petit et Grand Château-du-Bois, au fil de successions ; c’est ce qui explique que le titre de seigneur de Château-du-Bois fut détenu simultanément dans plusieurs familles.  Elle est passée par des alliances successives de la famille du Boys d'origine, aux sires de Veaulce, de Lenfernat, du Pont, et de Blanchefort.

Une partie fut acquise par Claude-André Le Clerczélateur de la conversion au catholicisme des populations autochtones de la Caraïbe, qui possédait également le fief de Miniers voisin, (voir l'étude de B. Roux sur "Le prêtre et le Callinago ; les Missions françaises auprès des Amérindiens des Petites Antilles au XVIIème sècle").

Puis Château-du-Bois passa aux Bèze de Lys. Achetée en 1809 par le comte Antoine Roy, cette terre vint aggrandir le vaste domaine de son château de Réveillon, retrouvant ainsi leur unité ancienne.

Certains points restent à éclaircir dans la succession des seigneurs de Château-du-Bois qui est présentée dans la notice ci-dessous…

 Chateau-du-bois   (V2 corrigée et augmentée du 9/9/16)

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Miniers, aux sources du Nohain

Le fief de Miniers, et le bois du même nom – où l'on devait trouver du minerai de fer – sont situés en amont d'Entrains. Il a été associé à celui de Saint-Cyr, qui a donné son nom à l'étang alimenté par le Nohain naissant.

Rien ne subsiste du château féodal, sauf des traces de fossés au milieu des bois.

Cette seigneurie, qui fut souvent indivise, a été associée à celle de Boisjardin, à Ciez, puis à celle de Château-du-Bois, entre Entrains et Billy. Ces terres furent achetées en 1809 par le Comte Roy, en même temps que Réveillon, dont elles augmentèrent le domaine.

Au XVIIème siècle, Claude-André Le Clerc, sgr de Miniers et de Château-du-Bois, fut un précurseur de l'enseignement religieux des Amérindiens des Petites Antilles (ou Calinagos), à l'intention desquels il rédigea un "Catéchisme" traduit dans leur langue…

La notice ci-dessous – qui devra être précisée et complétée sur certains points, avec votre aide – présente la suite des seigneurs de Miniers et St-Cyr, telle que nous la connaissons actuellement.

Miniers

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Ratilly, ocre et grès

(Illustration : château de Ratilly)

Le grand château médiéval de Ratilly, près de Treigny, impose son charme unique, majestueux et simple, au milieu des bois de la Puisaye qui lui a fourni l’ocre roux de ses pierres. Construit au XIIIème siècle et modifié au XVIème, il est passé de mains en mains par héritages et ventes.

Le nom de Ratilly (dont l'origine semble provenir du mot "ratel" : la herse) est cité pour la première fois dans un acte de 1160 (chevalier Renaud de Ratilly). Un château-fort aurait été construit dès le 11ème siècle, lors de l'établissement de la féodalité en Puisaye. Rasé au niveau des glacis au cours de guerres entre seigneurs, c'est sur ses fondations que Mathieu de Ratilly fait bâtir vers 1270 l'édifice actuel, qui va connaître bien des vicissitudes malgré son isolement. Durant la guerre de Cent Ans, entre 1357 et 1380, Ratilly est aux mains de Guy de Vallery, qui y entretient une bande d'aventuriers bretons et pille la région (incendie du prieuré de Moutiers).

En 1567, les Huguenots s'emparent de Ratilly et en font une de leurs places fortes dans l'Auxerrois d'où ils commettent "pillages, voleries, meurtres et saccagements". Le calme revient à l'avènement d'Henri IV.

Mary du Puy, seigneur d'Igny (près de Palaiseau), fait restaurer Ratilly et s'y installe en 1587. Sa seconde fille, Jeanne, épouse en 1616 Louis de Menou, gouverneur du Duché de Saint Fargeau. Celui-ci fait construire le bâtiment d'entrée reliant les deux tours et restaurer la chapelle Sainte Anne, disparue depuis. En novembre 1653, il reçoit la Grande Mademoiselle, désireuse de quitter momentanément Saint Fargeau où vient de mourir l'une de ses dames d'honneur. "Comme la maison est petite (sic !) , j'y menai peu de monde et ne gardai même point de carrosse… Je fus cinq à six jours dans ce désert..." note-t-elle dans ses mémoires.

En 1732, Louis Carré de Montgeron, Conseiller au Parlement de Paris, achète Ratilly pour aider l'abbé Terrasson, exilé à Treigny, à propager les idées jansénistes. Mais en 1735  M. de Montgeron et l'abbé Terrasson sont embastillés, et Ratilly revendu.

Il est acheté en 1740 par Pierre Frappier, seigneur de Dalinet, dont la fille épouse en 1755 André-Marie d'Avigneau, d'une famille de l’Auxerrois. Ratilly devait rester dans cette famille jusqu'en 1822. Au moment de la Révolution, le château, un peu éloigné de tout, est épargné.

Il a été acquis en 1951 par Norbert et Jeanne Pierlot qui en ont fait, autour de la poterie, un lieu de rencontre de toutes les formes de l'art contemporain (Site chateauderatilly).

Ci-dessous la notice consacrée à la succession des seigneurs de Ratilly ; merci de nous aider à la préciser…

Ratilly (V2 améliorée du 2/12/16)

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