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Aux origines : Hugues de Chalon

(Illustration : vue ancienne d'Auxerre)

Pour éclairer davantage les origines du Donziais féodal, dont l'histoire est traitée dans la page consacrée à la Baronnie de Donzy, nous vous proposons ci-dessous une notice consacrée à Hugues de Chalon, évêque d'Auxerre de 999 à 1039, qui joua un rôle déterminant.

Grand seigneur bourguignon, issu par sa mère de la lignée de Chalon-Vergy, très lié à la dynastie capétienne qui venait d'accéder au pouvoir royal et entendait contrôler la Bourgogne, Hugues ne fut peut-être pas le "fondateur" de la baronnie, car une seigneurie détenue par la famille de sa mère préexistait, mais il en permit l'essor sous sa suzeraineté d'évêque au pouvoir politique exceptionnel.

On plonge ici dans les bouleversements de l'an Mil, dans la constitution du duché capétien de Bourgogne, et dans la rivalité des pouvoirs comtaux et épiscopaux, auxquels la genèse du Donzy médiéval se trouve associée.

Hugues de Chalon

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Montbenoît, à Pougny

Le fief de Montbenoît, à Pougny, est repéré depuis le XVème siècle, détenu par les Buxière, également seigneurs du Jarrier à la Celle-sur-Loire.

Cette famille de Buxière (ou Buxière, ou de La Buxière…) venue du Berry en Nivernais, dont l’origine réputée cosnoise ou donziaise n’est pas véritablement identifiée (cf. Villenaut), pourrait être de la même souche que les sires de La Bussière, très implantés en Puisaye (voir notices : La Bruère, Guerchy et La Bussière, à Treigny).

On ne voit aucune trace castrale dans le village de Montbenoît, situé sur une hauteur et entouré aujourd’hui de vignobles.

Un modeste prieuré bénédictin, dont subsiste une gentilhommière de la fin du XVIIIème siècle, y a existé, sur lequel les renseignements manquent.

Le fief de Montbenoit passe par alliance aux Chéry et aux Troussebois, avant d’être vendu aux Frappier (devenus Frappier de Montbenoît), originaires de Donzy, vers 1600, qui le conservent jusqu’à la Révolution.

Voyez ci-dessous la notice détaillée, qu'il faudrait compléter pour les origines, certainement plus anciennes, de ce fief.

Montbenoît

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Chatel-Censoir, une possession donziaise

(Illustration : la Cène, bas-relief du XVIème siècle – Eglise St-Potentien de Chatel-Censoir)

Chatel-Censoir, à l’entrée du Morvan sur le haut cours de l’Yonne, est aujourd’hui un bourg modeste, mais tout y respire une haute antiquité. Aux limites orientales du Donziais, elle relevait de l'ancien diocèse d’Autun – qui comprenait la région d'Avallon – mais appartenait aux évêques d’Auxerre, par un de ces mystères dont l'histoire féodale a le secret.

Ce castrum éduen a été une importante place gallo-romaine, comme l’ancienneté des fortifications à leurs bases et de nombreuses trouvailles archéologiques dans toute la région en attestent. Saint Pèlerin, le grand évêque d’Auxerre, en fut l’évangélisateur, mais c’est le martyr d’Entrains, Saint Potentien, deuxième évêque de Sens, qui a donné son nom à la Collégiale.

Il semble que la ville tienne son nom de Censure, évêque d’Auxerre au Vème siècle, – correspondant de Sidoine Appolinaire – dont la famille tenait une grande partie de la région, et qui en fit don à son diocèse à l’instar de son illustre prédécesseur le grand Saint Germain.

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La possession seigneuriale de Chatel-Censoir est à associer entièrement à celle de Donzy, depuis Warin de Vergy, comte de Mâcon et de Chalon au IXème siècle, ancêtre des barons de Semur et de Donzy. Cette communauté de destin donne à Chatel-Censoir un statut unique en Donziais. Sur le plan géographique, elle contribue à former la longue bande de la Loire à l’Yonne qu’a été cette baronnie. Chatel-Censoir en devint logiquement une « châtellenie » lorsqu'elle se structura.

La place a toutefois été disputée pendant plusieurs décennies aux barons par les comtes originels de Nevers, mais cette querelle s’est trouvée sans objet à la réunion de ces deux grands fiefs, par l’alliance de Mahaut de Courtenay avec Hervé de Donzy. Dès lors le destin de Chatel fut celui du Nivernais dans son ensemble.

Un château baronnial dominait la forteresse de Chatel-Censoir, et les barons, puis les comtes de Nevers y nommaient des « châtelains » pour les représenter.

                                                 Tour_d'enceinte_de_Châtel-Censoir

Deux lignées, peut-être réunies, ont marqué la cité aux XIème et XIIème siècles : les Wibert et les Ascelin, qui se sont taillés des fiefs importants dans la région (voir notice Merry), où ils s’implantèrent définitivement. Un Gymon de La Rivière, de la grande famille nivernaise de ce nom, conseiller de Geoffroy IV de Donzy, vint exercer cette fonction, ou encore Jean de Fretoy vers 1400.

La gentilhommière qui subsiste de nos jours en haut de la colline, est l’héritière des anciens châteaux forts dans ce site, dont des traces subistent (murs, tour…) mais dont on n’a pas d’image ancienne.

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Lamoignon, un fief à Donzy ?

(Illustration : armes des Lamoignon)

Le nom de Lamoignon est connu : les membres de cette grande famille parlementaire se sont illustrés dans les plus hautes charges du royaume. Ainsi le célèbre « Basville » – Nicolas de Lamoignon – Intendant à Montpellier : il a laissé  un souvenir mitigé tant il fut implacable dans la répression des protestants après la révocation de l’Edit de Nantes. Ou encore le grand MalesherbesChrétien Guillaume de Lamoignon – homme sage et érudit, ministre et avocat de Louis XVI, qui périt avec toute sa famille sur l’échafaud en 1794. On ne compte plus les « Présidents à mortier » ou « Maître des requêtes » de cette lignée, qui a légué à Paris l’Hôtel de Lamoignon, reconstruit par Robert de Cotte, aujourd’hui Bibliothèque historique de la ville.

Mais quel rapport avec Donzy ? 

Ces grands serviteurs de l'Etat se prétendaient issus d'une famille d'ancienne extraction chevaleresque de ce nom, connue en Donziais depuis la fin du XIIIème siècle, dont le fief aurait été situé dans les faubourgs de la cité. Il y a effectivement un « Pré de Lamoignon » au bord de la Talvanne, mentionné sur les anciens plans de la ville. Une « porte de Lamoignon » (ou « de la Poterne ») de l’ancienne enceinte du coté du Levant, dont ce fief était réputé proche, a également existé. 

Pourtant, les sources probantes indiquent que ces parlementaires étaient issus de Charles Lamoignon, fils d’un juriste de Nevers au service du Duc (Clèves), venu à Paris en 1544 à son instigation, après de brillantes études à Bourges et en Italie.

Des éclaircissements s’imposent.

Le nom d’abord. Villenaut, dans son « Nobiliaire de Nivernois », rappelle avec bon sens que Lamoignon était à l’origine un surnom donné à différents personnages venus des Amognes à la ville : « l’Amognon » ou « l’Amoignon », suivant l'usage du temps. C’est sous ce patronyme, utilisé avec différentes orthographes, que ces petits seigneurs sont constamment nommés dans l’Inventaire de Marolles. Il n’est donc pas douteux que le lieu dénommé Lamoignon à Donzy n’a pas donné son nom à une famille mais qu’une famille le lui a donné. Sur ce sujet le débat paraît clos.

Les familles. Il y eut semble-t-il plusieurs lignées de ce nom. Bien que certains généalogistes l'aient fait, on ne peut rattacher avec certitude les parlementaires parisiens aux Lamoignon du Donziais, malgré une certaine communauté de prénoms.

Ce sont ces derniers qu’on trouvera dans nos pages. Marolles les mentionne à plusieurs reprises pour les hommages qu’ils rendent au comte ou en raison de leur présence au ban des gentilshommes nivernais. On les retrouve dans bien des seigneuries du Donziais : ainsi à Chasnay et dans d’autres petits fiefs de la châtellenie de Chateauneuf, leur premier enracinement local ; en 1424 Pierre Lamoignon, sgr de Mannay, élit sépulture en l’abbaye de l’Epeau ; en 1520, Jeanne Lamoignon est « dame de Champromain ». Par des alliances ils s'implantent à La Brosse, à Brétignelles et Villargeau, ou à Rivière en Puisaye. Ils s’allient aux familles de Pernay (le Magny), de La Tournelle-Maisoncomte (La Motte-Josserand), de Champs (Pesselières), de Vieilbourg (Mocques), ou encore de Mullot (Le Colombier), rayonnant ainsi largement au sein de la noblesse locale, alors même que ceux de Nevers évoluaient dans la bourgeoisie de la ville.

Le lieu enfin. La branche parisienne, devenue riche et célèbre, revendiqua à la fin du XVIIème siècle une origine donziaise qui l’aurait enracinée dans un terroir et surtout dans la noblesse d’épée.

Y avait-il eu un fief ancien de ce nom à Donzy ? Peut-être un de ces « fiefs urbains » ou une « maison de ville » des Lamoignon de la région ? L’Inventaire des Titres de Nevers (XVIIIème) mentionne son existence, mais ne cite aucun acte le concernant.

Guillaume Lamoignon de Blancmesnil , le père de Malesherbes, acheta une terre à Donzy en 1720 – le « Pré Lamoignon » – qui aurait fait partie de l’ancien fief, pour renouer avec ses origines ou…accréditer ses prétentions. Des généalogistes patentés, se copiant les uns les autres – mais largement contestés depuis – firent alors de tous les membres de la lignée réunifiée des « seigneurs du fief de Lamoignon ».

Gardons nous de conclure, car les spécialistes en débattent toujours. Lamoignon est un nom du Nivernais et du Donziais qu’on retrouve fréquemment sur ce site, et si des acteurs de la Grande Histoire qui le portaient revendiquent cette même origine, ne boudons pas notre satisfaction… 

Pour plus de précisions, vous pouvez consulter les sites suivants, qui sont parfois discordants :

Famille de Lamoignon (Wiki)

Famille de Lamoignon (Racineshistoire)

Cahiers du Val de Bargis (page Donzy)

Base Pierfit (généalogie Lamoignon)

Etude de C. Lamboley sur les origines des Lamoignon

Blanchard : "Les Présidents à Mortier" (art. Lamoignon)

Moreri "Dictionnaire" (art. Lamoignon)

La Chesnaye des Bois "Dictionnaire" (art. Lamoignon)

 

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Champlemy

(Illustration : armes de La Rivière)

Le fief de Champlemy, relevant de l'évêché d’Auxerre, fut détenu par Hugues de Thil, fondateur avec sa femme Alix de Montenoison de l'abbaye de Bourras (1119), puis par une famille éponyme, dont on sait peu de choses. Il était aux mains de Marguerite de Fontenay, femme de Guy de Thianges, en 1364, qui fit sans doute construire le château féodal dont on voit aujourd'hui les ruines.

A la fin du XIVe siècle, cette terre passa par alliance à Bureau de La Rivière, Gouverneur du Donziais et du Nivernais, Chambellan de Charles VI, neveu du célèbre  Bureau de La Rivière, conseiller et ami de Charles V, inhumé à Saint-Denis. Une branche de cette lignée éminemment donziaise tint le fief jusqu'au XVIIe siècle, époque à laquelle il fut vendu par Léonor de Rabutin (le père du fameux Bussy-Rabutin), qui en avait hérité, à Anne de La Guiche, femme du maréchal de Schomberg, puis à ses descendants, jusqu’à la Révolution

C'est dans le parc du château – aujourd’hui presque complètement en ruine – que naît la Nièvre de Champlemy qui rejoint à Guérigny la Nièvre d'Arzembouy. On est ici aux limites méridionales de l’ancien Donziais.

Ci-dessous une notice sur la succession des seigneurs de Champlemy (V3 complétée le 5/12/16). Il serait utile d'y ajouter des indications plus précises sur la famille "de Champlemy". Merci de votre concours…

champlemy

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Fonfaye

Fonfaye est une seigneurie ancienne, relevant de Châteauneuf, mentionnée pour la première fois en 1154, mais la succession de ses premiers seigneurs reste confuse.

Elle est bien repérée à partir des Tenon, bourgeois de Nevers, au XVème siècle, par ailleurs seigneurs de Nanvignes (Menou, voir cette notice).

Fonfaye sera vendu en 1656 à Henri-Louis de Morogues, sgr de Sauvage (à Beaumont-la-Ferrière), dont les descendants, titrés ensuite : « comtes de Fonfaye », conserveront ce fief jusqu’à la Révolution.

Une harmonieuse construction de la fin du XVIIème siècle (rénovée au XIXè), sans doute réalisée par les Morogues, a succédé à une ancienne demeure féodale, au milieu de ces prairies isolées.

Voyez ci-dessous la notice présentant la succession des seigneurs de Fonfaye, qui reste à compléter :

Fonfaye (V2 complétée du 12-6-16)

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Faulin, fief Le Bourgoing

Aux pieds d'une colline boisée, le château de Faulin à Lichères-sur-Yonne, est un magnifique ensemble architectural de la fin du Moyen-âge et de la Renaissance. Il est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle et appartient alors aux Ascelin, seigneurs de Châtel-Censoir, qui ont essaimé aussi à Merry-sur-Yonne.

On le trouve en 1389 – dans des conditions qui restent à préciser – en la possession de Jean Le Bourgoing, sgr de Champlévrier en Morvan, d’une vieille famille nivernaise dont les descendants directs le conservent durant trois siècles et font élever, à la fin du XVe siècle, le manoir actuel. Plusieurs d'entre eux occupent des charges importantes à la cour des ducs de Nevers.

L'ensemble est constitué du château et de sa basse-cour entourés par une enceinte rectangulaire cantonnée de 3 tours circulaires, d'une tour maîtresse (donjon) et d'une tour sur plan carré. Le logis qu'on voit aujourd'hui a été construit à l’aube d’une nouvelle période de prospérité dans un style gothique puis Renaissance, plus agréable à vivre mais gardant un système défensif pour protéger les récoltes des bandits de grand chemin et des mésententes locales.

En 1699, l'héritière des Le Bourgoing de Faulin apporte le fief à Paul de Grivel de Grossouvre, sgr de Pesselières et Chauminet en Puisaye (voir ces notices) maître de camp de cavalerie, d'une famille ancienne du Bourbonnais.

Le château est vendu quelques années plus tard à David Pierre Perrinet du Pezeau, gendre d’un Fermier général, et passe ensuite par deux alliances successives aux Damas d’Antigny, et enfin aux Vogüé, sgr de Commarin, au début du XIXème. De cette époque datent les bâtiments d'exploitation qui entourent le manoir.

Voyez le site : Château de Faulin

Et ci-dessous une notice sur la succession des seigneurs ; merci de nous aider à la compléter, notamment pour les premiers échelons…

Faulin (V4 augmentée du 18/4/17)

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Savigny, à Billy

(Illustration : Billy-sur-Oisy, restes des fortifications)

Le fief de Savigny à Billy-sur-Oisy – siège d'une ancienne châtellenie – a été détenu par les Mullot à partir du XVIIème siècle, puis par une branche de la famille de Courvol.

Un petit chateau (XVIIIè ?) en conserve la trace.

Merci de nous aider à compléter la notice ci-jointe…

Savigny

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Villechaud, résidence épiscopale

(Illustration : crue de la Loire à Cosne – 1856)

La tour acccolée à la chapelle Sainte-Brigitte de Villechaud, au sud de Cosne, est l'ultime trace du château que les évêques d'Auxerre y avaient fait construire au XIIIème siècle, et qui fut, à l'instar de Régennes, au bord de l'Yonne en aval d'Auxerre, ou de Varzy, une de leurs résidences habituelles. Ils marquaient là un souci d'occupation et de défense de leur territoire, qui faisait d'eux des seigneurs temporels autant que des chefs spirituels.

Voyez ci-dessous la courte notice consacrée à ce site dont la structure complète nous restera inconnue. Nous aimerions pouvoir la compléter de nouvelles indications.

Villechaud

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Insèches, à Alligny

(Illustration : château d'Insèches)

L’histoire de la seigneurie d’Insèches est liée à celle de Saint-Père (voir cette fiche). Elle revient au fils cadet de François de Stutt (voir fiche Tracy). Une grande bâtisse de la fin du XVIIIème siècle a pris la place d’une demeure ancienne.

Un acte de 1627 nous apprend qu’Etienne de Stutt, fils cadet de François, y demeurait. Insèches passa ensuite par alliance aux Foucauld du Berry, originaires du Périgord, et fut vendu en 1843 à Gabriel Renaud Provost-Dumarchais, sénateur de la Nièvre, qui fit reconstruire le château.

Voyez ci-dessous la notice consacrée aux seigneurs d'Insèches :

Insèches

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Champromain

(Illustration : forêt de Donzy)

Champromain – un nom qui sent bon son antiquité – aurait appartenu aux sires de Saint-Verain à l'origine (Voir la notice Saint-Verain).

Le site domine la vallée de la Talvanne des hauteurs de la forêt de Donzy. Une gentilhommière du XIXème siècle a remplacé l’ancienne demeure d’une branche de la famille donziaise de Lamoignon, mais des éléments anciens subsistent.

La première mention connue de nous est celle de Jeanne de Lamoignon, « dame de Champromain » en 1520, fille de Charles et Claude d’Auroux, et petite-fille d’Alixand de La Tournelle-Maisoncomte, dame de la Motte-Josserand. Il est possible que Champromain ait appartenu, comme bien d’autres terres en Donziais, aux sires de La Rivière, dont Alixand descendait par sa mère. Le lien entre l’héritage de Saint-Verain et Jeanne de Lamoignon reste en tout cas à établir.

Une des dernières dames de Champromain avant la Révolution, était la sœur du grand architecte Jacques-Germain Soufflot, originaire d’Irancy.

Voyez ci-dessous une notice plus détaillée, qui reste à compléter :

Champromain

 

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Bourras, les cisterciens à l’oeuvre

(Illustration : Bourras, l'ancien logis abbatial)

Fondée au début du XIIème siècle par Hugues de Thil, seigneur de Champlemy et Alix de Montenoison son épouse, l'abbaye cistercienne N.-D. de Bourras, à Saint-Malo-en-Donziais, était la première fille de Pontigny, qui envoya des moines pour cette nouvelle fondation. Elle relevait de l'évèché d'Auxerre, et on doit considérer le territoire autour de Chateauneuf comme partie intégrante du Donziais, même si le chef-lieu appartenait au comte de Nevers.

Elle fut un établissement prestigieux, à la tête de domaines considérables dans cette vallée où les moines aménagèrent de grandes exploitations agricoles à la place des marais, apportant des techniques nouvelles. La liste de ses prieurs commendataires à partir du XVIème siècle, confirme que Bourras, à défaut d'un rayonnement religieux maintenu, devait procurer un revenu significatif.

Il ne reste presque rien des bâtiments d'origine : l'église a été détruite, et seules subsistent quelques arcatures de l'ancien cloître roman, derniers témoins de la gloire passée de Bourras. 

Un abbé commendataire a fait construire au XVIIIè siècle une véritable gentilhommière, qui veille toujours, au coeur de cette vallée isolée, sur le souvenir des valeureux moines qui l'avaient animée de leurs chants des siècles durant.

Voyez ci-dessous une notice largement inspirée par le travail de l'abbé L. Charrault, dans son petit livre sur Chateauneuf au Val-de-Bargis :

N.-D. de Bourras

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St-Nicolas de Réveillon, prieuré évanoui

(Illustration : ruines de l'abbaye de l'Epeau, Donzy) 

Modeste prieuré cistercien de l’Ordre du Val des Choux, à la « collation » de l'Abbé de l'Épeau, c'est-à-dire dépendant de cette abbaye dont le chef nommait le prieur, Saint-Nicolas de Réveillon avait été fondé avant 1250 à St-Cyr-les-Entrains, mais n’y a laissé aucune trace visible.

Il devait être reconstruit en 1770 à l’emplacement initial, mais le curé d’Entrains, également prieur commendataire de Saint Nicolas, préféra utiliser le « quart de réserve des coupes de bois » pour agrandir l'église paroissiale St-Sulpice par une chapelle derrière le chœur, qui tint dès lors lieu de prieuré.

Voyez ci-dessous une notice consacrée pour l'essentiel à l'odre du Val des Choux, car on ne sait presque rien du prieuré St-Nicolas lui-même :

Le prieuré St-Nicolas de Réveillon

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Saint-Marc-de-Fontenay, abside grandmontaine

(Illustration : l'abside du prieuré Saint-Marc à Fontenay)

Du prieuré Saint-Marc, à Fontenay près de Corvol-l'Orgueilleux,  construit au XIIème siècle sur le modèle rigoureux des établissements de l'Ordre de Grandmont, ne subsiste que l'abside de l'église et un clocher, peut-être plus récent. Elle témoigne par sa pureté architecturale de ce que fut l'ambition de cet ordre fondé en Limousin par Saint Etienne "de Muret", fils du comte de Thiers, qui proposa un nouvel érémitisme proche de celui des Chartreux.

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A 50 m de là, se trouve une fontaine, résurgence d’une rivière souterraine : un culte y était semble-t-il attaché.
 Des débris de terre cuite émaillée qui dateraient du XIIIème siècle y ont été retrouvés. D'après une tradition locale, des fresques représentant une bataille existaient autrefois, mais elles auraient disparu.

La cella de Fontenet a été fondée en 1166-1167 par Guillaume IV, comte de Nevers et d'Auxerre et Ida de Carinthie, son épouse. Ils avaient ajouté à leur don une forêt qui devint la forêt de St Etienne. Ce bois appartenait à l'abbaye de Pontigny, aussi la dédommagèrent-ils. Cette même année, Guillaume partait pour la 2ème Croisade où il contracta la peste et mourût à St-Jean-d'Acre le 24 octobre 1168

C'est en 1177 que Guillaume de Toucy, évêque d'Auxerre, vint à Fontenet pour bénir l'autel des moines. Les comtes de Nevers successifs vinrent constamment en aide aux moines grandmontains : ainsi Pierre de Courtenay et son gendre Hervé de Donzy leur firent plusieurs donations.

En 1295, Fontenet n'hébergeait que cinq clercs ; le prieuré fut donc réuni en 1317 à celui de la Faye de Nevers.


En 1369, Robert, comte de Flandre et de Nevers, permit aux moines de Fontenet d'acquérir des biens sur toutes ses terres, mais ceux-ci devaient verser tous les ans 50 sols à l'évêque d'Auxerre.
 

Il faut ensuite attendre le XVIème siècle pour avoir une trace écrite de Fontenet, et à partir de cette époque, le prieuré entre comme bien d'autres en décadence.


En 1747, Née de la Rochelle écrivait dans son Histoire du Nivernais: 
" La maison de Fontenet était vaste et bien bâtie, mais il n'en reste plus qu'une petite chapelle, que l'on entretient. Les bâtimens sont totalement détruits, et les biens dissipés. Le Prieur ne jouit plus que de quelques héritages qu'il afferme, et de quelques menus cens, qui ne produisent pas un revenu bien considérable".


Le 6 août 1760, le prieuré de Fontenay-St-Marc fut finalement vendu à un particulier comme un simple bien fonds, et sera revendu ensuite. 

Voyez ci-dessous la notice qui fournit des éléments de l'histoire de Fontenay :

Le prieuré Saint Marc de Fontenay

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Commanderie de Villemoison

La commanderie de Villemoison, de l'Ordre du Temple se situe sur la commune de Saint-Père (voyez sur ce site, le moulin dit "de la Commanderie").

Sa fondation serait antérieure à 1180 car le cartulaire du Temple de Saint-Bris-le-Vineux (près Auxerre ; le bas-relief ci-dessous en provient), auquel elle appartînt quelques années plus tard, en fait mention. 

                                                                  f_saint-bris-le-vineux

Dès sa fondation la commanderie se développa. Par la suite, elle fut rattachée à celle du Saulceà Escolives-Sainte-Camille, près Auxerre.

En 1312, lors de la dissolution de l’Ordre, le pape français d'Avignon Clément V, fit don des terres et de la commanderie aux Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1792, les bâtiments et les terrains de la commanderie, relevant de l'évêché d'Auxerre, furent vendus comme biens du clergé.

Voyez ci-dessous une notice qui fournit des indications complémentaires :

Villemoison 

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