Archives pour la catégorie Non classé

Les fiefs de Coulanges-sur-Yonne

Coulanges-sur-Yonne remonte à l’époque gallo-romaine. Plusieurs métairies habitées par des hommes qualifiés de « colons », jouissant d’une semi-liberté, avaient été fondées là. De « Coloniae », le nom s’est modifié à plusieurs reprises pour arriver à Collanges, et enfin Coulanges.
Coulanges fut un fief des évêques d’Auxerre aux premiers temps de ce diocèse, puis passa aux comtes au XIIème siècle, qui construisirent un pont sur la rivière et un château.
Mahaut de Courtenay, comtesse de Nevers et Auxerre, avait concédé des faveurs aux Coulangeois – en particulier l’usage des Bois de Frétoy – et en était aimée. Elle mourut au château le 29 juillet 1257, et fut inhumée à l’Abbaye du Réconfort qu’elle avait fondée.
Le château de Coulanges et la cité eurent une histoire féodale complexe que nous résumons ici, car bien que relevant du comté d’Auxerre à l’origine, ils furent rattachés à la Châtellenie de Chatel-Censoir.
Dès le début du XVème siècle, avant même que le comté d’Auxerre soit rattaché à la couronne, la châtellenie – dont le contenu féodal réel devait être fort limité – fut inféodée par les comtes à des seigneurs particuliers, d’abord simples usufruitiers puis seigneurs héréditaires de plein exercice – à l’instar des vicomtes de Druyes, aux côtés du château comtal de Pierre de Courtenay – . On les appelait les « seigneurs de Coulanges ».
Le château n’existe pratiquement plus, démoli pendant la Guerre de Cent ans et laissé ensuite à l’abandon. Seuls subsistent une tour et des restes de murailles, au bord de l’Yonne.
Voyez dans la notice ci-dessous la succession des seigneurs particuliers de Coulanges :

Coulanges  (V1 du 28/10/18)

Il y eut sans doute des démembrements en plusieurs fiefs connexes à la châtellenie à Coulanges.
Un fief urbain ancien, connu dès le XIVème siècle sous le nom insolite de « Fief Henry Jolly » résultant sans doute d’une inféodation particulière par le comte, portait en fait le nom de son premier titulaire. Il comprenait des terrains et bâtiments en ville, ainsi que des moulins sur l’Yonne, décrits par un dénombrement de 1315. Il paraît avoir fourni à ses détenteurs des revenus non négligeables. Il est resté dans l’histoire de la ville sous le nom de « Tour-Joly ».
Voyez ci-dessous la présentation de ses seigneurs successifs :

Fief Henry Jolly (V1 du 28/10/18)

Festigny, au nord de Coulanges, était un fief très ancien dont l’origine se perd dans l’obscurité du premier moyen-âge. Il fut associé ensuite à la vicomté de Druyes, dont les titulaires furent donc seigneurs de Festigny, confirmant les liens de cette haute vallée de l’Yonne avec le Nivernais.
Un petit château du XVIIIème siècle y a remplacé une ancienne maison-forte.
Des droits féodaux urbains à Coulanges, sous le nom de « Four banal », la « Rue Folle », et la « Tour Laurent » étaient associés à Festigny, bien décrits par un dénombrement de 1601. Il semble qu’ils aient eu une origine commune avec le fief Henry Jolly.
Voyez ci-dessous la succession des seigneurs de Festigny :

Festigny (V1 du 28/10/18)


Sur ces différents fiefs et leurs détenteurs, nous sommes intéressés par vos remarques et suggestions…

 

Share

La Rippe, à Merry-sur-Yonne

Le petit fief de la Rippe, sur les hauteurs dominant le cours sinueux de l’Yonne à Merry, était associé à son origine à celui de Magny, dont il était peut-être un démembrement.

On est là plutôt en Auxerrois, mais la proximité géographique et féodale de Chatel-Censoir nous suggère d'évoquer ce site.

La Rippe se sépare de Magny lors de l’alliance de Judith de la Borde avec Adam de Cockborne et reste dans cette famille d’origine écossaise, qui paraît détenir simultanément une partie de Magny.

Divisé à son tour, le fief est détenu en partie par une branche des sires de la Bussière, issue de celle de Vaudoisy, à la suite d'une alliance.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à

La Rippe  (V1 du 28/10/18)

…merci de vos commentaires !

 

Share

Avrigny, aux confins du Vézelien

Le fief d’Avrigny, aux confins du Donziais et du Vézelien, à Asnières-sous-Bois, relevait de Chatel-Censoir. Il a eu une certaine importance et a eu son château-fort, dont il ne reste que des ruines.

Cette terre est passée de mains en mains par des alliances à partir de Jeanne de Mello, au début du XVème siècle. Elle fut associée à celle d’Asnières – voisine mais relevant quant à elle de Maison-Blanche (à Crain), à partir du XVIIème. L’ensemble fut saisi par le roi en 1701, sans doute pour cause « d’hérésie » des seigneurs d’Avrigny.

Le fief acheva son histoire féodale aux mains des puissants Savary de Brèves et de leurs descendants.

Avrigny (V1 du 20 oct 2018)

 

 

Share

Des sites mieux documentés…

Grâce à l'approfondissement de nos recherches et au concours de plusieurs visiteurs du site, l'histoire des sites anciens du Donziais que nous explorons est, jour après jour, mieux documentée.

Cette amélioration participative et continue est un objectif central. Mais ce travail de l'ombre nous mobilise et ne nous permet pas dans l'immédiat de publier de nouveaux articles. Ce n'est que partie remise …

Voyez par les exemple les nouveautés introduites dans les notices concernant : La Motte-Josserand à Perroy, Port-Aubry à Cosne, Lain, La Rivière à Couloutre, La Tour de Merry-sur-Yonne, et bien d'autres.

Les nouvelles versions des notices annexées aux articles sont en principe datées et numérotées. Vous pouvez ainsi suivre les progrès – et le cas échéant les discuter ou les compléter en utilisant la fonction "commentaire" -, lorsque vous portez un intérêt particulier à tel ou tel site.

                                     Bonnes découvertes !

 

Share

Villarnoux, berceau d’un portraitiste

(Illustration : fragment du portrait Andrej Ivanovič Vjazemskij, par J.-L. Voille)

Le domaine de Villarnoux à Donzy, ancienne paroisse de Bagneaux, sur la rive droite de la Talvanne, donna son nom à la famille Voille de Villarnou, dont nous proposons la généalogie dans la page consacrée aux Familles du Donziais

Les Voille de Villarnou s'établirent par des alliances dans la bourgeoisie terrienne et judiciaire locale – les Frappier, Maignan…etc, dont nous proposons des généalogies dans cette même page  – et on les retrouve donc ici ou là en Donziais.

Un Voille connut une certaine notoriété à la fin du XVIIIème siècle, à Paris et surtout à Saint-Petersbourg, comme portraitiste : c'est Jean-Louis Voille, descendant des Voille de Villarnou.

Pour vous donner le goût de le découvrir, voyez ci-dessous une toile caractéristique de son style, classique, appris de François Hubert Drouais.

Bonne découverte !

                                                    

 

Share