Archives du mot-clé nivernais

Insèches, à Alligny

(Illustration : château d'Insèches)

L’histoire de la seigneurie d’Insèches est liée à celle de Saint-Père (voir cette fiche). Elle revient au fils cadet de François de Stutt (voir fiche Tracy). Une grande bâtisse de la fin du XVIIIème siècle a pris la place d’une demeure ancienne.

Un acte de 1627 nous apprend qu’Etienne de Stutt, fils cadet de François, y demeurait. Insèches passa ensuite par alliance aux Foucauld du Berry, originaires du Périgord, et fut vendu en 1843 à Gabriel Renaud Provost-Dumarchais, sénateur de la Nièvre, qui fit reconstruire le château.

Voyez ci-dessous la notice consacrée aux seigneurs d'Insèches :

Insèches

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Champromain

(Illustration : forêt de Donzy)

Champromain – un nom qui sent bon son antiquité – aurait appartenu aux sires de Saint-Verain à l'origine (Voir la notice Saint-Verain).

Le site domine la vallée de la Talvanne des hauteurs de la forêt de Donzy. Une gentilhommière du XIXème siècle a remplacé l’ancienne demeure d’une branche de la famille donziaise de Lamoignon, mais des éléments anciens subsistent.

La première mention connue de nous est celle de Jeanne de Lamoignon, « dame de Champromain » en 1520, fille de Charles et Claude d’Auroux, et petite-fille d’Alixand de La Tournelle-Maisoncomte, dame de la Motte-Josserand. Il est possible que Champromain ait appartenu, comme bien d’autres terres en Donziais, aux sires de La Rivière, dont Alixand descendait par sa mère. Le lien entre l’héritage de Saint-Verain et Jeanne de Lamoignon reste en tout cas à établir.

Une des dernières dames de Champromain avant la Révolution, était la sœur du grand architecte Jacques-Germain Soufflot, originaire d’Irancy.

Voyez ci-dessous une notice plus détaillée, qui reste à compléter :

Champromain  (V5 enrichie le 4/6/18)

 

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Bourras, les cisterciens à l’oeuvre

(Illustration : Bourras, l'ancien logis abbatial)

Fondée au début du XIIème siècle par Hugues de Thil, seigneur de Champlemy et Alix de Montenoison son épouse, l'abbaye cistercienne N.-D. de Bourras, à Saint-Malo-en-Donziais, était la première fille de Pontigny, qui envoya des moines pour cette nouvelle fondation. Elle relevait de l'évèché d'Auxerre, et on doit considérer le territoire autour de Chateauneuf comme partie intégrante du Donziais, même si le chef-lieu appartenait au comte de Nevers.

Elle fut un établissement prestigieux, à la tête de domaines considérables dans cette vallée où les moines aménagèrent de grandes exploitations agricoles à la place des marais, apportant des techniques nouvelles. La liste de ses prieurs commendataires à partir du XVIème siècle, confirme que Bourras, à défaut d'un rayonnement religieux maintenu, devait procurer un revenu significatif.

Il ne reste presque rien des bâtiments d'origine : l'église a été détruite, et seules subsistent quelques arcatures de l'ancien cloître roman, derniers témoins de la gloire passée de Bourras. 

Un abbé commendataire a fait construire au XVIIIè siècle une véritable gentilhommière, qui veille toujours, au coeur de cette vallée isolée, sur le souvenir des valeureux moines qui l'avaient animée de leurs chants des siècles durant.

Voyez ci-dessous une notice largement inspirée par le travail de l'abbé L. Charrault, dans son petit livre sur Chateauneuf au Val-de-Bargis :

N.-D. de Bourras

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St-Nicolas de Réveillon, prieuré évanoui

(Illustration : ruines de l'abbaye de l'Epeau, Donzy) 

Modeste prieuré cistercien de l’Ordre du Val des Choux, à la « collation » de l'Abbé de l'Épeau, c'est-à-dire dépendant de cette abbaye dont le chef nommait le prieur, Saint-Nicolas de Réveillon avait été fondé avant 1250 à St-Cyr-les-Entrains, mais n’y a laissé aucune trace visible.

Il devait être reconstruit en 1770 à l’emplacement initial, mais le curé d’Entrains, également prieur commendataire de Saint Nicolas, préféra utiliser le « quart de réserve des coupes de bois » pour agrandir l'église paroissiale St-Sulpice par une chapelle derrière le chœur, qui tint dès lors lieu de prieuré.

Voyez ci-dessous une notice consacrée pour l'essentiel à l'odre du Val des Choux, car on ne sait presque rien du prieuré St-Nicolas lui-même :

Le prieuré St-Nicolas de Réveillon

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Saint-Marc-de-Fontenay, abside grandmontaine

(Illustration : l'abside du prieuré Saint-Marc à Fontenay)

Du prieuré Saint-Marc, à Fontenay près de Corvol-l'Orgueilleux,  construit au XIIème siècle sur le modèle rigoureux des établissements de l'Ordre de Grandmont, ne subsiste que l'abside de l'église et un clocher, peut-être plus récent. Elle témoigne par sa pureté architecturale de ce que fut l'ambition de cet ordre fondé en Limousin par Saint Etienne "de Muret", fils du comte de Thiers, qui proposa un nouvel érémitisme proche de celui des Chartreux.

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A 50 m de là, se trouve une fontaine, résurgence d’une rivière souterraine : un culte y était semble-t-il attaché.
 Des débris de terre cuite émaillée qui dateraient du XIIIème siècle y ont été retrouvés. D'après une tradition locale, des fresques représentant une bataille existaient autrefois, mais elles auraient disparu.

La cella de Fontenet a été fondée en 1166-1167 par Guillaume IV, comte de Nevers et d'Auxerre et Ida de Carinthie, son épouse. Ils avaient ajouté à leur don une forêt qui devint la forêt de St Etienne. Ce bois appartenait à l'abbaye de Pontigny, aussi la dédommagèrent-ils. Cette même année, Guillaume partait pour la 2ème Croisade où il contracta la peste et mourût à St-Jean-d'Acre le 24 octobre 1168

C'est en 1177 que Guillaume de Toucy, évêque d'Auxerre, vint à Fontenet pour bénir l'autel des moines. Les comtes de Nevers successifs vinrent constamment en aide aux moines grandmontains : ainsi Pierre de Courtenay et son gendre Hervé de Donzy leur firent plusieurs donations.

En 1295, Fontenet n'hébergeait que cinq clercs ; le prieuré fut donc réuni en 1317 à celui de la Faye de Nevers.


En 1369, Robert, comte de Flandre et de Nevers, permit aux moines de Fontenet d'acquérir des biens sur toutes ses terres, mais ceux-ci devaient verser tous les ans 50 sols à l'évêque d'Auxerre.
 

Il faut ensuite attendre le XVIème siècle pour avoir une trace écrite de Fontenet, et à partir de cette époque, le prieuré entre comme bien d'autres en décadence.


En 1747, Née de la Rochelle écrivait dans son Histoire du Nivernais: 
" La maison de Fontenet était vaste et bien bâtie, mais il n'en reste plus qu'une petite chapelle, que l'on entretient. Les bâtimens sont totalement détruits, et les biens dissipés. Le Prieur ne jouit plus que de quelques héritages qu'il afferme, et de quelques menus cens, qui ne produisent pas un revenu bien considérable".


Le 6 août 1760, le prieuré de Fontenay-St-Marc fut finalement vendu à un particulier comme un simple bien fonds, et sera revendu ensuite. 

Voyez ci-dessous la notice qui fournit des éléments de l'histoire de Fontenay :

Le prieuré Saint Marc de Fontenay

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