Archives de catégorie : 4 – Châtellenies de Corvol et Billy

Saint-Georges, à Corvol

(Illustration : la chapelle Saint-Georges, près de Corvol-l’Orgueilleux)

Tout en approfondissant l’histoire des principaux fiefs et châteaux du Donziais, nos recherches se portent également sur de plus petites terres, où toute trace seigneuriale a disparu, mais que nous rencontrons dans des actes.

Il en va ainsi de Saint-Georges, qui est un petit fief de la paroisse et châtellenie de Corvol-l’Orgueilleux, non loin du Grand-Sauzay, et dont on peut suivre la possession depuis la fin du  XVème siècle, malgré sa discrétion.

Aucune trace castrale n’est visible de nos jours dans ce hameau, où subsiste cependant une belle chapelle du XVème siècle.

Son histoire nous fait découvrir notamment les Rodon et les Blosset. Ces derniers n’étaient pas nivernais d’origine.

Voyez ci-dessous une première tentative d’établir la succession des seigneurs du lieu, qui devra être complétée au début et à la fin. Merci de votre concours !

Saint-Georges (Corvol)

 

Share

Corvol, Courvol : clarifications…

Il y a en Nivernais deux Corvol : Corvol-l’Orgueilleux et Corvol d’Embernard ; et il y eut une famille d’extraction chevaleresque dite « de Courvol ».

Cela mérite une clarification plus poussée que celle que nous avions proposée dans un article des débuts de ce blog, auquel celui-ci se substitue donc…

A tout seigneur tout honneur : Corvol l’Orgueilleux, gros bourg du canton de Varzy, conserve quelques traces de son importance passée. C’était le siège d’une des châtellenies du Donziais, unie très tôt à celle de Billy voisine, ni l’une ni l’autre ne comprenant un grand nombre de fiefs. En fait « d’Orgueilleux », surnom inspiré pour certains par ses fortifications anciennes, Corvol était plutôt « Argileux », ce qui est plus prosaïque, si l’on en croît Dom Charles de Courvol auteur de la généalogie de sa famille. Le mot se serait déformé au fil des siècles.

Cette terre faisait partie des vastes domaines que Saint Germain, évêque d’Auxerre, avait légués à son diocèse ou à l’oratoire de Saint-Maurice (d’Agaune), qui fut à l’origine de l’ abbaye de Saint Germain d’Auxerre. C’est sans doute pourquoi elle a eu plus tard un statut baronnial en Donziais, puis comtal en Nivernais. Il y avait là, avant même l’église recensée par Saint Trétice en 691, un monastère relevant sans doute de la grande abbaye.

L’ancien château comtal, modifié au fil du temps, a été en partie conservé, près de l’église et donc de l’ancien couvent : c’est un édifice composite qui paraît aujourd’hui relativement modeste.

                                                

Il n’y a pas trace dans les sources disponibles d’une « seigneurie particulière » à Corvol, ou d’une « vicomté » comme on en trouve à Druyes ou à Entrains, autres places comtales. Le château abritait sans doute un « capitaine » et peut-être une petite garnison, chargée de faire respecter les droits comtaux. Mais ces fonctions féodales se sont diluées et n’existaient plus à l’avènement du duché (XVIème siècle).

Corvol aurait donné son nom à la famille de Courvol, selon Villenaut, qui précise qu’ils n’en étaient pas les seigneurs, mais qu’ils y étaient simplement possessionnés. Cette question est peu documentée et reste discutée.

Voyez ci-dessous une nouvelle notice, enrichie, sur la généalogie de cette famille :

 Famille de Courvol

Corvol d’Embernard, modeste village du canton de Brinon de nos jours, était un fief ancien de la châtellenie de Montenoison, et n’était donc pas en Donziais. A-t-il donné son nom à la famille de Courvol, où lui a-t-elle donné, étant originaire de Corvol-l’Orgueilleux , comme certains l’avancent ?

Son église est dédiée à saint Gengoult et tout semble indiquer que cette paroisse fondée au 9ème siècle s’est formée sous les auspices d’un certain Dom Bernard. Ainsi au 14ème siècle, elle est mentionnée sous le nom de Corvolum Domipni Bernardi. Qui était ce Bernard  ?

Le fief paraît être sorti assez tôt de la famille de Courvol, dans des circonstances qui restent obscures : des Courvol font hommage au XIIIème siècle, mais dès la fin du XIVème, d’autres familles se succèdent à Corvol.

Corvol-d’Embernard est très proche géographiquement du Donziais et a appartenu aux sires de La Rivière, d’où l’intérêt de se pencher sur la succession de ses seigneurs  : 

Corvol d’Embernard

Merci de vos remarques et suggestions pour enrichir cette documentation !

Share

Charmoy, modeste fief de Billy

(Illustration : l’ancienne gare de Billy)

Il n’y a pas de trace castrale visible au hameau de Charmoy (auj. Charmois) ; tout au plus peut-on déceler dans la forme du village vu du ciel celle d’une enceinte.

Pourtant, un fief de ce nom, relevant de Billy, et qui paraît avoir une certaine importance, est repéré dès le début du XVIème siècle, aux mains de Louis de Laduz. On en suit les détenteurs successifs, modestes hobereaux parfois officiers, jusqu’à la Révolution.

Voyez ci-dessous une première notice décrivant la succession de ces petits seigneurs. Merci de nous aider à l’enrichir…

Charmoy  (V1 du 27/12/18)

Share

Bazarnes, sur la Sainte Eugénie

(Illustration : le lavoir Sainte-Eugénie à Varzy – hors Donziais)

Le joli château de Bazarnes, à Chivres, hameau de la commune de Courcelles, a été reconstruit au XVIIIème siècle sur l’emplacement d’une ancienne maison-forte, au bord de la rivière Sainte Eugénie venant de Varzy, qui alimente le Sauzay à Corvol-l’Orgueilleux.

Il a été la demeure du Général-Comte Allix, héros des guerres de la Révolution et de l’Empire, qui avait épousé en premières noces l’héritière du château.

L’histoire de la détention de ce fief, qui relevait de Corvol-l’Orgueilleux – ce qui le place en Donziais – reste cependant confuse.

Il est probable que le nom de Bazarnes – qui n’a pas de rapport avec la commune de ce nom dans l’Yonne, ancien fief des barons de Toucy – fut donné à un démembrement de Chivres. Il n’est pas mentionné dans l’Inventaire des Titres de Nevers, de Marolles. Son existence se confond sans doute avec celle des autres fiefs de Chivres : Chaumont, Champ-Simon, Rozières.

Nous proposons ci-dessous une première approche de la succession des seigneurs de Bazarnes et des autres fiefs voisins. Elle devra être complétée et précisée, avec votre aide…

Bazarnes   (V1 du 22/12/18)

 

 

Share

La ferme-fortifiée de Sauzay à Corvol

(Illustration : gravure représentant le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay)

Sauzay était un fief de la châtellenie de Corvol-l'Orgueilleux cité dès le XIIIème siècle.

Une maison-forte y était établie, dont les douves s'alimentaient au Sauzay. Elle aurait été détruite par les Anglo-Bourguignons à la fin de la Guerre de Cent Ans, et reconstruite ensuite. Malgré les transformations qu'elle a subi au fil du temps, cet ensemble médiéval conserve de belles traces de ses origines. 

Le site fut affecté par ses titulaires successifs à une activité metallurgique, avec un haut-fourneau, et à une entreprise de "fourniture de bois pour Paris", par flottage, activité qui fit la richesse de la région de Clamecy, grâce au flux de l'Yonne.

Nicolas Bolacre, un riche bourgeois de Clamecy chargé de fonctions publiques, était seigneur de Sauzay à la fin du XVIème siècle. Il contrôlait également d'autres sites dans la région, comme Ferrières, au nord d'Entrains.

Sauzay fut ensuite vendu une première fois vers 1620 aux Girardot, célèbres marchands de bois protestants, puis au marquis d'Azy, qui fit construire un petit château de plaisance face à la maison-forte. Le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay, était son héritier.

Voyez ci-dessous une notice présentant l'état de nos connaisssances sur la succession des seigneurs de Sauzay. Elle demande à être complétée pour les premiers siècles, merci de vos contributions.

Sauzay (Corvol)

 

Share