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La ferme-fortifiée de Sauzay à Corvol

(Illustration : gravure représentant le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay)

Sauzay était un fief de la châtellenie de Corvol-l'Orgueilleux cité dès le XIIIème siècle.

Une maison-forte y était établie, dont les douves s'alimentaient au Sauzay. Elle aurait été détruite par les Anglo-Bourguignons à la fin de la Guerre de Cent Ans, et reconstruite ensuite. Malgré les transformations qu'elle a subi au fil du temps, cet ensemble médiéval conserve de belles traces de ses origines. 

Le site fut affecté par ses titulaires successifs à une activité metallurgique, avec un haut-fourneau, et à une entreprise de "fourniture de bois pour Paris", par flottage, activité qui fit la richesse de la région de Clamecy, grâce au flux de l'Yonne.

Nicolas Bolacre, un riche bourgeois de Clamecy chargé de fonctions publiques, était seigneur de Sauzay à la fin du XVIème siècle. Il contrôlait également d'autres sites dans la région, comme Ferrières, au nord d'Entrains.

Sauzay fut ensuite vendu une première fois vers 1620 aux Girardot, célèbres marchands de bois protestants, puis au marquis d'Azy, qui fit construire un petit château de plaisance face à la maison-forte. Le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay, était son héritier.

Voyez ci-dessous une notice présentant l'état de nos connaisssances sur la succession des seigneurs de Sauzay. Elle demande à être complétée pour les premiers siècles, merci de vos contributions.

Sauzay (Corvol)

 

Le Chesnoy et Ferrières, à Entrains

(Illustration : minerai de fer)

Les environs d’Entrains, vieille cité romaine qui dominait la contrée avant l’avènement de Donzy, sont riches de sites castraux.

Au sud : Réveillon, dont le grand château néo-Louis XIII actuel rappelle l’importance passée du fief ; au nord-est Miniers et Saint-Cyr, disparus dans les bois, et plus loin Château-du-Bois et Les Barres (à Sainpuits), deux seigneuries considérables.

Au nord, au long de l’ancienne voie romaine reliant Interanum (Entrains) à Autessiodurum (Auxerre), le Chesnoy et Ferrières – à ne pas confondre avec le fief homonyme de Ferrières à Andrye – sont deux fiefs anciens souvent associés et dont l’histoire rejoint en partie celle de Réveillon.

Le Chesnoy (ou Le Chesnoy-les-Entrains), formait une seigneurie en toute justice relevant de la châtellenie d’Entrains. Malgré l'ancien nom de "Maison-forte du Chesnoy", on ne voit plus sur place de véritable trace castrale, mais un grand domaine agricole.

La famille du Chesnoy (plus tard « du Chesnay ») s’est prolongée jusqu’au XVIIème siècle notamment à Neuvy-sur-Loire. Le fief d’origine est passé au moins en partie, aux seigneurs de Réveillon, dont des descendants paraissent l’avoir conservé.

Un démembrement, sous le nom de « Chesnoy-le-Pré », par opposition à « la Maison-forte du Chesnoy », a été détenu par des bourgeois d’Entrains.

Ferrières tire son nom d’anciennes exploitations de minerai de fer. Ce fief était, selon Marolles et Baudiau, dans la mouvance du Chesnoy. L’ancien manoir, aujourd’hui une ferme, y est toujours visible (tour, pigeonnier), qu’on peut dater du XVIème siècle.

Le suite de ses seigneurs est malaisée à établir en l’état actuel de nos connaissances. Au fil des successions et des partages, ces fiefs ont été autonomes ou réunis et associés un temps à Réveillon, puis séparés à nouveau. Chacun d’eux paraît même avoir été divisé, avec plusieurs co-seigneurs.

L’examen de la succession de leurs seigneurs imposera donc un retour sur celle de Réveillon.

Voyez ci-dessous la notice encore provisoire qui est consacrée à :

Le Chesnoy et Ferrières

 

Réveillon, néo-Louis XIII

(Illustration : château de Réveillon)

Le grand château « moderne » de Réveillon, qui domine la petite ville d’Entrains et le cours supérieur du Nohain, a remplacé au milieu du XIXème siècle, une vieille maison-forte, dotée de plusieurs tours, de fossés et d’un pont-levis, siège d’une seigneurie ancienne, détenue pendant plus de trois siècles (XIIème-XVIème) par la famille de Veauce.

Passée vers 1550 à Edme de Chassy, qui la revendit peu après à Nicolas Bolacre, bourgeois de Nevers, qui s’en dessaisit à son tour en 1579, Réveillon échut à Claude de Rochefort-Luçay, dont les descendants la conserveront jusqu’à la veille de la révolution.

Le polémiste Henri Rochefort (1831-1913) ("Victor-Henri de Rochefort-Luçay" de son vrai nom), était leur descendant direct, mais il n'avait plus d'attaches dans la Nièvre.

Après plusieurs cessions, Réveillon est acheté en 1809 par le comte Antoine Roy, ministre sous la Restauration, et est resté dans sa descendance jusqu’à nos jours, passant par alliance dans de grandes familles.

Le comte Roy avait engagé la reconstruction complète du château, qui fut achevée sous le second empire, dans le goût néo-Louis XIII en vogue à cette époque, par son arrière-petit fils par alliance, le comte d’Hunolstein. 

Voyez la notice qui présente la succession des seigneurs :

Réveillon  (V3 augmentée et corrigée du 27/4/17)

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