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Des vicomtes à Entrains ?

Les barons de Donzy étaient seigneurs d’Entrains, où ils tenaient un château qui eut le statut comtal après l'union au comté de Nevers.

Nous évoquons cette ancienne cité gallo-romaine dans l'article spécifique qui lui est consacré : Entrains.

Un titre de « vicomte d’Entrains », paraît s’être transmis dans des familles de la région, à partir de Guyot du Chesnoy – voir l'article sur Le Chesnoy et Ferrières – au XIIIème siècle. On pouvait autrefois voir en ville une maison dite « de la vicomté ». On peut supposer que ces vicomtes – historiquement des délégués du comte  – s'étaient constitué une seigneurie particulière, comme ce fut le cas à Druyes.

Cette vicomté, que Marolles ne cite pas comme un fief, reste énigmatique, mais elle avait des dépendances dans la contrée, et fut en tout cas vendue au duc de Nevers en 1779.

Nous avons tenté de reconstituer dans la notice ci-dessous la succession des vicomtes, des origines aux Saint-Phalle et Grivel de Grossouvre du XVIIème siècle, qui sont connus pour avoir porté ce titre et possédé ces terres.

Mais ce n'est qu'une hypothèse et nous aimerions disposer de données complémentaires pour la confirmer ou l'infirmer.

Vicomtes d’Entrains (V1 27-10-17)

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Le Chesnoy et Ferrières, à Entrains

(Illustration : minerai de fer)

Les environs d’Entrains, vieille cité romaine qui dominait la contrée avant l’avènement de Donzy, sont riches de sites castraux.

Au sud : Réveillon, dont le grand château néo-Louis XIII actuel rappelle l’importance passée du fief ; au nord-est Miniers et Saint-Cyr, disparus dans les bois, et plus loin Château-du-Bois et Les Barres (à Sainpuits), deux seigneuries considérables.

Au nord, au long de l’ancienne voie romaine reliant Interanum (Entrains) à Autessiodurum (Auxerre), le Chesnoy et Ferrières – à ne pas confondre avec le fief homonyme de Ferrières à Andrye – sont deux fiefs anciens souvent associés et dont l’histoire rejoint en partie celle de Réveillon.

Le Chesnoy (ou Le Chesnoy-les-Entrains), formait une seigneurie en toute justice relevant de la châtellenie d’Entrains. Malgré l'ancien nom de "Maison-forte du Chesnoy", on ne voit plus sur place de véritable trace castrale, mais un grand domaine agricole.

La famille du Chesnoy (plus tard « du Chesnay ») s’est prolongée jusqu’au XVIIème siècle notamment à Neuvy-sur-Loire. Le fief d’origine est passé au moins en partie, aux seigneurs de Réveillon, dont des descendants paraissent l’avoir conservé.

Un démembrement, sous le nom de « Chesnoy-le-Pré », par opposition à « la Maison-forte du Chesnoy », a été détenu par des bourgeois d’Entrains.

Ferrières tire son nom d’anciennes exploitations de minerai de fer. Ce fief était, selon Marolles et Baudiau, dans la mouvance du Chesnoy. L’ancien manoir, aujourd’hui une ferme, y est toujours visible (tour, pigeonnier), qu’on peut dater du XVIème siècle.

Le suite de ses seigneurs est malaisée à établir en l’état actuel de nos connaissances. Au fil des successions et des partages, ces fiefs ont été autonomes ou réunis et associés un temps à Réveillon, puis séparés à nouveau. Chacun d’eux paraît même avoir été divisé, avec plusieurs co-seigneurs.

L’examen de la succession de leurs seigneurs imposera donc un retour sur celle de Réveillon.

Voyez ci-dessous la notice encore provisoire (complétée le 8/6/17) qui est consacrée à :

Le Chesnoy et Ferrières

 

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