Ferrières, grande terre oubliée

(Illustration : armes de Montmorency-Laval)

Plus rien ne subsiste à Ferrières, gros hameau de la commune d’Andryes, de l’ancien château des seigneurs du lieu, qui tinrent pourtant une position importante dans la région, appuyée il est vrai sur d’autres fiefs comme Champlevois, et de brillantes alliances. Tout au plus la forme du village, en demi-cercle, suggère-t-elle l’enceinte d’une place-forte des XIIè-XIIIè siècles.

La seigneurie, ancienne et prestigieuse, passa de la famille éponyme – qui donna au XVIème siècle un chef huguenot, compagnon de Condé : Jehan de Ferrières, sgr de Maligny, vidame de Chartres, à la grande famille normande des Aux Epaules, sgr de Pisy (qu’ils avaient hérité de François de Surienne, lieutenant de Perrinet Gressart – voir fiche La Motte-Josserand). René Aux Epaules, sgr de Ferrières, hérita du marquisat de Nesle (voyez cet article du Dictionnaire d’Aubert de La Chesnaye), et des armes de la maison de Montmorency-Laval, par sa mère.

Ferrières fut finalement acquis, peu avant la Révolution, par Nicolas-François Damas, comte d’Anlezy et vicomte de Druyes, qui aggrandit ainsi son domaine nivernais.

Voyez la notice sur la succession des seigneurs de Ferrières

Ferrières (Andryes)

D enluminé

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *