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La vicomté d’Entrains

Les barons de Donzy étaient seigneurs d’Entrains, où ils tenaient un château qui eut le statut comtal après l'union au comté de Nevers.

Nous évoquons cette ancienne cité gallo-romaine dans l'article spécifique qui lui est consacré : Entrains.

Un titre de « vicomte d’Entrains », paraît s’être transmis dans des familles de la région, à partir de Guyot du Chesnoy – voir l'article sur Le Chesnoy et Ferrières – au XIIIème siècle. On pouvait autrefois voir en ville une maison dite « de la vicomté ». On peut supposer que ces vicomtes – historiquement des délégués du comte  – s'étaient constitué une seigneurie particulière, comme ce fut le cas à Druyes.

Cette vicomté, que Marolles ne cite pas comme un fief, reste énigmatique, mais elle avait des dépendances dans la contrée, et fut en tout cas vendue au duc de Nevers en 1779.

Nous avons tenté de reconstituer dans la notice ci-dessous la succession des vicomtes, des origines aux Saint-Phalle et Grivel de Grossouvre du XVIIème siècle, qui sont connus pour avoir porté ce titre et possédé ces terres.

Mais ce n'est qu'une hypothèse et nous aimerions disposer de données complémentaires pour la confirmer ou l'infirmer.

Vicomtes d’Entrains  (Version 1 du 20/10/17)

 

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Pontcharrault

(Illustration : Pontcharrault, fragment d'une peinture du XIXème siècle, reproduite par Annales des Pays Nivernais, N°146)

La ferme de Pontcharrault, en amont de Donzy sur l’ancienne paroisse de Bagneaux – l’église, située sur la rive droite de la Talvanne, a disparu – , est un manoir des XVIème-XVIIème siècles, avec tours, fenêtres à meneaux et pigeonnier.

On ne connaît pas l’origine de cette terre, proche de La Motte-Josserand dont elle a pu être détachée.

Elle est détenue au début du XVIIème par Jean Lasné, Lieutenant au Baillage, dont la famille était originaire de Lurcy-le-Bourg.

Elle passe ensuite par mariage aux Maignan, une famille anciennement établie à Donzy (voir notamment l'article consacré à Champromain, tout proche) qui connut un bel essor aux XVIIème et XVIIIème siècles grâce notamment à son investissement dans les forges locales : Bailly, l’Eminence…etc.

Une branche s’est prolongée au XVIIIème sous le nom de « Maignan de Pontcharrault » dont les traces figurent dans les registres de l’ancienne paroisse de Bagneaux.

Voyez la notice ci-jointe pour plus de précisions :

Pontcharrault (Version 1 du 19 octobre 2017)

Merci de nous aider à compléter l'histoire de cette terre, qui reste mal documentée…

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Des Landes mystérieuses à Bouhy…

L’ancien fief des Landes de Bouhy paraît n’avoir laissé aucune trace.

Il faisait partie de l’ensemble territorial de Saint-Verain, et un des nombreux héritiers de cette baronnie au XVème siècle, Guillaume d’Argenton, fit hommage au comte de Nevers pour les Landes en 1405.

Cette terre – sur laquelle aucun château ou manoir ne paraît avoir été construit – fut acquise en 1488 par Jean de Morogues, qui occupait d’importantes fonctions auprès des comtes et établit par ailleurs sa famille à Sauvage (Beaumont-la-Ferrière). Elle passa ensuite à ses descendants : Bochetel, Rochechouart, Chaludet…

On perd la trace de sa possession à la fin du XVIIème siècle.

Aucune trace n’est visible à Bouhy, et le lieu même des Landes, qu'une monographie sur Bouhy situe au sud du village, ne figure sur aucune carte ancienne.

A vos bibliothèques et tablettes ! Qui pourra nous éclairer sur la position exacte de ce fief et sur ses derniers détenteurs avant la Révolution ?

Les Landes (Bouhy)

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] Rééditée par « Le Livre d’Histoire » en 2006

 

 

 

 

 

 

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Alligny, un fief de Saint-Verain

(Illustration : l'ancien château de Saint-Verain, gravure du XIXème siècle)

Le fief d’Alligny appartenait aux barons de Saint-Verain, et relevait à ce titre de l’évêque d’Auxerre. Il fut repris par les comtes de Nevers avec l’ensemble de cette baronnie au XVème siècle.

Il fut légué à un bâtard de François de Clèves, abbé du Tréport, le troisième fils d’Engilbert de Clèves, comte de Nevers, puis fit sans doute retour au duché à la fin du XVIème siècle. Il fut alors cédé à un avocat : Philbert Gillot, et conservé par ses descendants presque jusqu’à la Révolution.

Le château d’Alligny, bâtiment longiligne des XVIIème-XVIIIsiècles, ayant sans doute succédé à une construction plus ancienne, est situé au cœur du village, tout près de la vieille église. 

Voyez ci-dessous une première notice sur la succession des seigneurs d'Alligny, qu'il nous faudra compléter, avec votre aide…

Alligny (Cosne)

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La Roche, face à Sancerre

Le château de la Roche-sur-Loire n'est guère éloigné de celui de Tracy-sur-Loire. Reconstruit aux XVIIIème et XIXème siècles, il fait face aux côteaux de Sancerre depuis la rive droite de la Loire. Il est toujours à la tête d'un domaine viticole de l'appellation "Pouilly-Fumé".

C'est un fief ancien qui avait donné son nom à une lignée féodale, aux confins du Donziais et du comté de Sancerre, dans la mouvance duquel cette terre a peut-être été.

Nous n'avons à ce stade retrouvé sa possession qu'à la fin du XVIème siècle, quand Marguerite de Troussebois l'apporta à Paul de Paris par son mariage. Cette lignée nivernaise – déjà rencontrée à Port-Aubry près de Cosne – le conservera jusqu'à la Révolution.

 

Mais nous aimerions retrouver son histoire ancienne, avec votre aide !

Ci-joint une première notice, qui devra être complétée  :  

La Roche-sur-Loire (Tracy)

 

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La Roussille, aux sources du Nohain

(Illustration : le Nohain près de sa source, aux pieds de la Roussille)

Le fief de la Roussille, qui aurait donné son nom à une famille oubliée, eut un destin associé à ceux des autres fiefs voisins d'Entrains : Miniers et St-Cyr, Réveillon, Château-du-Bois

Un manoir y subsiste, qui domine les sources du Nohain, en amont d'Entrains.

Cette terre a changé plusieurs fois de mains au XVIIIème siècle. L'un de ses propriétaires, Jean-Baptiste Amelot, connut une certaine notoriété en concevant le projet de Canal de la Loire à l'Yonne, qui serait passé précisément aux pieds de la Roussille (voir l'article précédent : Donzy, port fluvial ?).

Nous sommes évidemment intéressés par des informations complémentaires qui permettraient d'étoffer et de préciser la notice ci-dessous qui présente l'état actuel de nos connaissances sur la suite des seigneurs de :

La Roussille

 

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Donzy, port fluvial ?

(Illustration : Camille Pissaro : "Ecluse sur l'Oise")

Il s’en est fallu de peu que Donzy ne devienne au XVIIIème siècle un port fluvial !

Un certain Amelot avait conçu vers 1700 le projet d’un canal de la Loire à l’Yonne, empruntant notamment le cours du Nohain, à partir de Cosne. Cette voie aurait permis de transférer des marchandises qui descendaient le cours de la Loire vers le bassin de la Seine et Paris, et d’y acheminer les productions du Nivernais et du Morvan. La « Fourniture de bois à destination de Paris » une activité qui mobilisait bien des énergies dans les hautes vallées de l’Yonne et de la Cure depuis le XVIème siècle, mais subissait les contraintes du « flottage », en aurait été sensiblement améliorée. Les productions métallurgiques aussi auraient trouvé de nouveaux débouchés.

Pourtant ce projet ne vit jamais le jour.

C'est qu'il n’avait pas que des amis et ses détracteurs rivalisaient d’arguments de plus ou moins bonne foi pour en contester la pertinence.

En Gâtinais et en Orléanais on voyait le canal de Cosne comme un concurrent potentiel de ceux de Briare, d’Orléans et du Loing. Le duc d’Orléans, qui exerçait le pouvoir suprême au moment même où le projet était sur la table, appuyé par un puissant réseau d’influence, se posa en protecteur de ces ouvrages, qui alimentaient sa cassette.

Il n’est pas certain que les maîtres de forges du Donziais y aient été plus favorables. Car un tel aménagement aurait capté une part du débit du Nohain et de ses affluents, au détriment de l’efficacité de leurs usines au fil de l’eau.

Il faut admettre enfin que son activité aurait été de courte durée, puisque le déclin du bois de chauffage et celui de la petite industrie métallurgique étaient imminents.

C’était cependant un beau projet et il eut changé radicalement l’aspect du pays !

Léon Mirot, historien clamecycois et archiviste, en a raconté l’histoire dans une brochure parfaitement documentée : « Projets de jonction de la Loire et de l’Yonne ; le canal de Cosne à Clamecy » (Paris, Nevers, 1907).

Les « Annales des Pays Nivernais », dans leur livraison consacrée à Donzy (Camosine, Nevers, n° 153, 2013), évoquent ce projet.

Son porteur principal et presque unique, Jean-Baptiste Amelot (1674-1742), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, était le fils d’un marchand de Cosne. Devenu « seigneur de la Roussille » près d’Entrains (voir l'article correspondant), en surplomb des sources du Nohain justement, il fut connu comme « Entrepreneur des travaux du Roi ». Il se remaria en 1718 avec la fille d’un huissier du Châtelet de Paris et en eut des enfants, dont l’un, Jean-Henri, Contrôleur des droits réunis en Languedoc, lui succéda dans l’entreprise.

Amelot avait obtenu l’appui d’un puissant personnage : le maréchal d’Estrées, Amiral, Grand d’Espagne, Gouverneur de Nantes et Vice-Roi d’Amérique, qui fut son défenseur au Conseil du Roi et son associé un temps. « Le maréchal d'Estrées et l'abbé son frère étaient honnêtes gens » écrit Saint-Simon, « et tout-à-fait portés à M. le duc d'Orléans, mais si faibles, si courtisans, si timides, qu'il y avait à rire de leurs frayeurs ».

Amelot en obtint des lettres patentes pour la création de la société du canal le 27 juin 1719. Elles furent aussitôt contestées et n’entrèrent jamais en vigueur, malgré 23 ans de débats techniques et judiciaires, qui laissèrent Amelot amer et ruiné. L’arrêt définitif du Conseil du Roi du 22 avril 1742 finit par « faire défense aux promoteurs du projet de construire le canal de Cosne, ni de troubler directement ou indirectement M. le duc d’Orléans… ».

Le projet refit surface pendant la Révolution, à l’initiative des héritiers du fondateur, son fils et son gendre. Mais un nouvel examen du dossier mit à nouveau en évidence la nécessité de préserver l’activité des nombreux moulins et d’assurer la navigabilité de l’Yonne jusqu’à Auxerre, ce qui le rendait improbable. Il s’enlisa à nouveau.

Le parti d’aménagement était pourtant fort simple puisqu’il s’agissait, pour l’essentiel, d’utiliser la vallée du Nohain qui offre une pente douce et régulière sur 45 kms, de Cosne à Entrains où il prend sa source. La seule difficulté consistait à franchir ensuite le seuil qui sépare cette vallée d’Etais-la-Sauvin, pour rejoindre le cours du ruisseau d’Andryes qui rejoint l’Yonne à Surgy.

Lors de la réactivation du projet en 1790, on imagina même une variante qui aurait obliqué vers le sud à Entrains, pour rejoindre après un seuil le ruisseau de Corbelin et le Sauzay, et atteindre Clamecy par Corvol-L’Orgueilleux.

Autant vaut dire qu’à l’image du Nohain qui en est l’âme, ce canal aurait été éminemment Donziais. Il aurait transformé le pays et serait devenu de nos jours un excellent vecteur touristique. On aurait visité la forteresse de la Motte-Josserand, le prieuré de Notre-Dame-du-Pré ou le château des Granges depuis les escales fluviales. Des ports à Etais, Entrains, Donzy, auraient animé ces petites cités, sans parler de Cosne dont la vocation de carrefour eut été renforcée.

Mais ce canal resta une chimère ; le flottage du bois a cessé ; le bruit des martinets s'est tu.  Heureusement le Nohain, belle rivière sauvage, ne cesse de nous enchanter.

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Le Liarnois, proche de la Commanderie

(Illustration : la Commanderie de Villemoison)

Le petit manoir du Liarnois, à Saint-Père, domine une plaine cultivée, non loin de Cosne.

Il aurait été une dépendance de la Commanderie de Villemoison, mais on le trouve entre des mains privées à partir du XVIIème siècle.

Ci-dessous une première notice – succinte – sur ce site, qui a vocation à être corrigée, enrichie et précisée, pour éclairer mieux l'histoire de ce fief des sires de Saint-Verain. Les données restent, pour certaines, tout à fait hypothétiques. 

Merci de vos contributions !

Le Liarnois (St-Père)

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Les amis des rois

(Illustration : statue de Bureau de la Rivière – Cathédrale d'Amiens, vers 1375)

Les frères Jean (1338-1385) et Bureau de La Rivière (+1400), issus de la lignée donziaise de ce nom, très présente dans ces pages, lui ont conféré une véritable célébrité (voyez la généalogie complète de la famille de la Rivière, attachée à l’article consacré à leur terre d’origine).

On dirait aujourd’hui qu’ils étaient "bourrés de talent" puisque malgré l'obscurité supposée de leurs origines, ils s’affirmèrent comme de grands administrateurs du royaume sous les rois Charles V et Charles VI, à la fin du XIVème siècle. Ces conseillers du roi "d'humble naissance" étaient surnommés ironiquement les « Marmousets » – petit singe, ou personnage de petite taille en position extravagante dans la sculpture de l'époque – selon Froissart. Cela a même induit une conception longtemps dominante suivant laquelle le grand-père de Bureau aurait été un "serf affranchi". Mais la plupart des généalogistes s’accordent aujourd’hui à penser que les seigneurs de La Rivière à Couloutre étaient d'ancienne extraction chevaleresque, et peut-être même des parents des barons de Donzy de l’illustre maison de Semur.

Quoiqu’il en soit, Jean, comme diplomate et Premier Chambellan de Charles V, et à sa suite Bureau, comme Premier Chambellan, ami du même roi et fidèle contre vents et marées au jeune et malheureux Charles VI, ont laissé l’image de grands serviteurs, loyaux et efficaces en ces temps troublés.

Jean de La Rivière (1338-1385) montra l'exemple, mais sa carrière fut brève. Vers 1358 il quitta avec son frère leur Nivernais natal pour Paris. Il entra très vite au service du Dauphin Charles comme Chambellan grâce à l’appui de son oncle Jean d’Angerant, grand soutien du Dauphin, évêque de Chartres puis de Beauvais, Président de la Chambre des Comptes, dont la famille était investie au service des rois. Voyez une note sur cette lignée en cliquant sur le lien ci-dessous :

Généalogie d'Angerant (V. corrigée et complétée du 12/6/17)

Dès 1364 Jean devint Premier Chambellan, c'est-à-dire le premier serviteur du roi et son compagnon au quotidien. Il fut chargé de délicates missions diplomatiques, et s’attacha à  Pierre Ier de Lusignan, roi de Chypre (1328-1369), qu'il accompagna en Europe pour organiser une nouvelle croisade, dont les objectifs paraissent rétrospectivement un peu confus. Il partirent en juin 1365 de Venise vers Rhodes et Alexandrie, qui fut pillé. Les "croisés", chargés d’un énorme butin, firent voile vers Famagouste, à Chypre, où Jean mourut à la fin de cette même année. Sa mort toucha profondément Charles V qui fut fidèle à sa mémoire en choisissant son jeune frère Bureau pour lui succéder. Le roi lui avait fait épouser Marguerite des Préaux, riche héritière de grandes lignées normandes, mais il ne paraît pas en avoir eu une postérité viable.

Charles dit « Bureau » de La Rivière (+ 1400), Premier Chambellan à son tour, devint très vite un ami très proche du roi. Intelligent, actif, modeste et fidèle, il s’affirma comme le premier serviteur de l’Etat, à l’extérieur – il accueillit par exemple l’Empereur Charles IV en 1377 – comme à l’intérieur – il fut compagnon de Bertrand du Guesclin en 1370, puis chef de l’armée en Bretagne en 1379 -. Charles V mourut dans ses bras en 1380. Il avait décidé quelques années auparavant que Bureau serait inhumé à ses côtés.

Critiqué et même écarté par les Grands du royaume, en particulier les oncles du roi, dont Jean de France, duc de Berry, qui entendaient prendre le contrôle du jeune Charles VI, Bureau fut vite rétabli par ce dernier dans ses fonctions et lui fut aussi précieux qu’à son père pendant près de 20 ans. Il fut « ministre d’Etat » en son Conseil, et avec lui les « Marmousets » ( Le Mercier, Montagu) revinrent sur le devant de la scène.

Mais le règne s’enfonçait dans les rivalités, aggravées par la démence du roi. Malgré son soutien épisodique, Bureau dut s’effacer. Il fut privé d’une partie des grands biens dont on lui avait fait don, et mourut en 1400. Il rejoignit alors dans la nécropole de Saint-Denis Bertrand du Guesclin, aux pieds de l’enfeu de Charles V. Charles VI poursuivit sa triste existence jusqu’en 1422. Les troubles qui en découlèrent ne manquèrent pas de relancer la Guerre de Cent ans, qui n’épargna pas le Nivernais.

De sa femme Marguerite, dame d’Auneau et de Rochefort, une personne remarquable qui appartenait à la maison de Dreux, amie de Christine de Pisan, Bureau de la Rivière avait eu cinq enfants, dont Charles, comte de Dammartin.

Jean et Bureau sont inscrits dans la longue tradition des grands serviteurs de l’Etat qui ont fait la France. Depuis leur vallée du Nohain, ils ont porté haut et loin l’écu « de sable à la bande d’argent ».

                                                                                  

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Le « Nobiliaire de Nivernois » de Villenaut

Parmi les sources qui permettent d’approcher les seigneurs de l’ancien Donziais, le « Nobiliaire de Nivernois » d’Adolphe de Villenaut (1836-1897), consacré aux « Familles de gentilshommes fixées en Nivernois et y étant en possession de la noblesse avant 1560, avec notices nivernaises de leurs alliances » (chez Vallières à Nevers, 1900) réalisé avec la collaboration de M. de Flamare, archiviste du Département, tient une place essentielle.

                                                      

Son auteur était éminemment donziais, étant issu d’une famille établie au XVème siècle en Puisaye. Le premier échelon connu fut un Regnault Mullot (+ avt. 1522), capitaine de Druyes, à qui la comtesse de Nevers attribua des terres, peut-être à l’occasion de son mariage avec une de ses Dames d’Honneur. Nous avons rencontré cette famille au Colombier (à Etais-la-Sauvin), qu’ils ont toujours détenu, ou à Maupertuis près de Druyes.

Ils portaient « d’azur à la bande d’argent chargée de trois coquilles de gueules, accompagnée de deux étoiles d’argent, l’une en chef, l’autre en pointe ».

                                                                     

Avec le temps le nom de la terre de Villenaut (aujourd’hui Les Villenots, un hameau d’Etais proche du Colombier) prit le pas sur le nom d’origine. Adolphe était le descendant direct à la neuvième génération de Regnault. Il avait eu une formation d’ingénieur des Arts et Manufactures et vécut à la fin de sa vie au château de Vauzelles, aux portes de Nevers.

Généalogiste nobiliaire du Nivernais, très documenté, il fut le digne héritier de l’abbé de Marolles, auquel il se référa constamment.

Il consigna les résultats de ses recherches dans cet ouvrage ambitieux, dont un seul tome, le second, consacré aux familles dont les noms commençaient par les lettres A à N, a été publié peu après sa mort. Un premier volume devait être consacré à un Historique du Pays de Nivernois, qui ne parut jamais.

Ce recueil est composé de notices consacrées à des lignées anciennes du Nivernais, auxquelles sont adjoints des notices plus courtes sur des familles alliées et un riche appareil de notes. Malgré quelques hypothèses que des travaux ultérieurs ont pu remettre en question, cet ouvrage reste la référence pour les généalogies traitées.

Le choix des notices principales peut paraître hétérogène. Ainsi on y trouve mis sur le même pied les Lamoignon et les sires de Mello ; les fameux Chabannes ou les anciens seigneurs de Lormes, sont présentés en note. Mais cette noblesse était effectivement diverse, et la vision de l’auteur était celle d’un érudit de la fin du XIXème siècle, influencé par ses contemporains malgré une quête évidente de vérité.

Un beau décor dans le goût de 1900, et une mise en page grand format, donnent à cet ouvrage un charme particulier. Il est aujourd’hui presque introuvable, mais il a été numérisé et on peut se procurer facilement une réimpression. Il est accessible en ligne sur Gallica : Nobiliaire de Nivernois.

                                            

 

Villenaut présente les générations, les mariages, les fratries, les titres et les fiefs, relie les lignées entre elles et renvoie de l’une à l’autre. Il déroule une sarabande de familles, survolant les vallons du Nivernais et les siècles. Cette cohorte nous devient familière malgré le nombre, et son travail imprègne nos articles.

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La ferme-fortifiée de Sauzay à Corvol

(Illustration : gravure représentant le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay)

Sauzay était un fief de la châtellenie de Corvol-l'Orgueilleux cité dès le XIIIème siècle.

Une maison-forte y était établie, dont les douves s'alimentaient au Sauzay. Elle aurait été détruite par les Anglo-Bourguignons à la fin de la Guerre de Cent Ans, et reconstruite ensuite. Malgré les transformations qu'elle a subi au fil du temps, cet ensemble médiéval conserve de belles traces de ses origines. 

Le site fut affecté par ses titulaires successifs à une activité metallurgique, avec un haut-fourneau, et à une entreprise de "fourniture de bois pour Paris", par flottage, activité qui fit la richesse de la région de Clamecy, grâce au flux de l'Yonne.

Nicolas Bolacre, un riche bourgeois de Clamecy chargé de fonctions publiques, était seigneur de Sauzay à la fin du XVIème siècle. Il contrôlait également d'autres sites dans la région, comme Ferrières, au nord d'Entrains.

Sauzay fut ensuite vendu une première fois vers 1620 aux Girardot, célèbres marchands de bois protestants, puis au marquis d'Azy, qui fit construire un petit château de plaisance face à la maison-forte. Le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay, était son héritier.

Voyez ci-dessous une notice présentant l'état de nos connaisssances sur la succession des seigneurs de Sauzay. Elle demande à être complétée pour les premiers siècles, merci de vos contributions.

Sauzay (Corvol)

 

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Le Chesnoy et Ferrières, à Entrains

(Illustration : minerai de fer)

Les environs d’Entrains, vieille cité romaine qui dominait la contrée avant l’avènement de Donzy, sont riches de sites castraux.

Au sud : Réveillon, dont le grand château néo-Louis XIII actuel rappelle l’importance passée du fief ; au nord-est Miniers et Saint-Cyr, disparus dans les bois, et plus loin Château-du-Bois et Les Barres (à Sainpuits), deux seigneuries considérables.

Au nord, au long de l’ancienne voie romaine reliant Interanum (Entrains) à Autessiodurum (Auxerre), le Chesnoy et Ferrières – à ne pas confondre avec le fief homonyme de Ferrières à Andrye – sont deux fiefs anciens souvent associés et dont l’histoire rejoint en partie celle de Réveillon.

Le Chesnoy (ou Le Chesnoy-les-Entrains), formait une seigneurie en toute justice relevant de la châtellenie d’Entrains. Malgré l'ancien nom de "Maison-forte du Chesnoy", on ne voit plus sur place de véritable trace castrale, mais un grand domaine agricole.

La famille du Chesnoy (plus tard « du Chesnay ») s’est prolongée jusqu’au XVIIème siècle notamment à Neuvy-sur-Loire. Le fief d’origine est passé au moins en partie, aux seigneurs de Réveillon, dont des descendants paraissent l’avoir conservé.

Un démembrement, sous le nom de « Chesnoy-le-Pré », par opposition à « la Maison-forte du Chesnoy », a été détenu par des bourgeois d’Entrains.

Ferrières tire son nom d’anciennes exploitations de minerai de fer. Ce fief était, selon Marolles et Baudiau, dans la mouvance du Chesnoy. L’ancien manoir, aujourd’hui une ferme, y est toujours visible (tour, pigeonnier), qu’on peut dater du XVIème siècle.

Le suite de ses seigneurs est malaisée à établir en l’état actuel de nos connaissances. Au fil des successions et des partages, ces fiefs ont été autonomes ou réunis et associés un temps à Réveillon, puis séparés à nouveau. Chacun d’eux paraît même avoir été divisé, avec plusieurs co-seigneurs.

L’examen de la succession de leurs seigneurs imposera donc un retour sur celle de Réveillon.

Voyez ci-dessous la notice encore provisoire (complétée le 8/6/17) qui est consacrée à :

Le Chesnoy et Ferrières

 

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Duc de Donzy ?

Lu dans les Mémoires de Saint-Simon « M. de Donzi, hors d'espérance d'être duc, avait cherché à y suppléer par un mariage. Il le trouva dans la fille aînée de J.-B. Spinola, gouverneur d'Ath et lieutenant général des armées de Charles II, roi d'Espagne, qui en 1677 le fit faire prince de l'empire et le fit enfin grand d'Espagne, de la première classe pour un gros argent qu'il paya. Il n'eut point de fils, il n'eut que deux filles dont l'aînée eut sa grandesse après lui, et que Donzi épousa, et prit d'elle, en se mariant, le nom de prince de Vergagne. Il fallait craindre, à la vie qu'il menait, de se méprendre et de dire Vergogne… »

Qui pouvait bien être ce sulfureux M. de Donzi, alors que la lignée de ce nom s’était fondue dans celle de Nevers en 1199 ? C’est une longue histoire.

Comme nous l’indiquons dans les pages consacrées à l’histoire de la baronnie de Donzy, ce fief ne disparut que dans la nuit du 4 aout 1789. Certes, depuis le mariage d’Hervé IV et de Mahaut de Courtenay, Donzy n’était plus le titre principal de ses descendants. Mais Nivernais et Donziais subsistaient côte à côte comme des grands fiefs distincts.

Les comtes successifs de Nevers, bien qu’appartenant à des maisons princières (Bourbon, Bourgogne, Flandre, Clèves) conservèrent précieusement le titre de « baron de Donzy ». Il existait bel et bien, et marquait le contrôle d’un territoire connu de temps immémoriaux sous ce nom, entre Nevers et Auxerre. Au-delà des revenus qu’assurait cette baronnie, on puisait alors sa légitimité dans ces références anciennes, qui faisaient courir les plumes des notaires.

Le partage de la succession de Jean de Bourgogne (1415-1491), duc de Brabant et comte de Nevers – petit-fils de Philippe Le Hardi – avait même séparé Donzy de Nevers pendant quelques décennies au début du XVIème siècle, confirmant sa singularité préservée.

François Ier de Clèves (1516-1562) fut le premier duc de Nevers (1539). Ses succès militaires et la faveur royale lui avaient permis d’obtenir cette dignité et celle de Pair de France. Il obtint ensuite l’incorporation de Donzy à son duché-pairie (1549-1553), lorsque la baronnie lui revint. Il fut dès lors, et ses successeurs après lui « duc de Nevers et de Donzy ».

                                                         

Donzy entrait avec Nevers dans sa période "italienne". Son gendre et successeur, Louis de Gonzague, Pce de Mantoue (1539-1595) et les descendants de ce dernier, furent appelés « ducs de Nivernois et de Donziois ».

Charles II de Gonzague (1629-1665) vendit le duché au Cardinal Mazarin en 1659. Celui-ci en fit aussitôt (1660) don à son neveu Philippe Mancini (1641-1707), capitaine des Mousquetaires du Roi, qui fut Gouverneur et Lieutenant général du Nivernais pour le Roi, alors que le Parlement, trouvant sans doute cette intégration un peu rapide, refusait d’enregistrer son duché. Il était le frère de la belle Marie Mancini dont le jeune Louis XIV s'était épris. Il avait épousé une héritière nivernaise, Diane Damas de Thianges, nièce de Mme de Montespan.

                            

François Mancini-Mazarini (1676-1768) son fils, d’abord titré marquis de Donzy, suivant un usage du temps, fut Prince de Vergagne et du Saint-Empire, Grand d’Espagne de première classe, puis duc de Nevers et de Donzy quand il put enfin faire enregistrer par le Parlement de Paris le duché que lui avait légué son père (1720). C’est le fameux « M. de Donzi » de Saint-Simon.

Son fils Louis-Jules (1716-1798), dernier duc de Nivernais et de Donziais – dès 1730 par démission de son père – fut un personnage remarquable des règnes de Louis XV et de Louis XVI, qu’il servit comme ambassadeur à Rome, Berlin et Londres. Il était le gendre de Pontchartrain, ministre de Louis XIV. Ecrivain et poète, il fut aussi membre de l’Académie Française.

                                                                

Ainsi Donzy, revenu sur le devant de la scène des grands titres nobiliaires, terminait sa longue carrière féodale en beauté.

 

 

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Donzy et Saint Germain d’Auxerre

(illustration : tombeau de Saint Germain, à Auxerre)

L’ombre tutélaire de Saint Germain (380–448), haut dignitaire de l’Empire, puis 7ème évêque d’Auxerre à partir de 418, plane sur le Donziais où sa famille possédait, dit-on, de grands biens dont il fit don à son église.

Il était contemporain de Saint Augustin et de Saint Jean Chrysostome, mais aussi, plus proches de nous, de Saint Aignan d'Orléans et de Saint Martin de Tours. Il rencontra à deux reprises Sainte Geneviève, à Nanterre (430), où sa famille – de statut comparable à la sienne – résidait, puis à Lutèce (447), dont elle incarna la défense contre les Huns.

Ses parents, Rusticus et Germanilla, appartenaient à l’aristocratie gallo-romaine du pagus auxerrois, et résidaient dans leur villa d’Appoigny, où il naquit. Il fit des études poussées, sans doute à Autun, et devint un juriste réputé, ce qui lui valut d’être nommé gouverneur de plusieurs provinces romaines, dont celle des Senons. Il s’y comporta alors comme un puissant seigneur de son temps, choquant l’évêque Amâtre par ses violences de chasseur notamment.

Pourtant il s’imposa comme son successeur, fut ordonné par lui, puis sacré évêque en 418, renonçant alors à ses habitudes anciennes. Sa femme, Eustachie, qui appartenait elle-aussi à une riche famille, devint dès lors « sa sœur » suivant l’expression limpide de Constance de Lyon, lettré gallo-romain ami de Sidoine Appolinaire, qui fut son premier biographe (480).

Outre son action à la tête de son diocèse et ses nombreuses fondations, Germain est surtout connu pour les deux missions qu’il effectua en « Bretagne » (Angleterre) à la demande du pape pour lutter contre l’hérésie pélagienne et rétablir la paix, avec Saint Loup, évêque de Troyes en 430, puis avec Saint Sevère, évêque de Trèves, en 448. Il s’arrêta à chaque fois au bord de la Seine sur son trajet, où il rencontra Geneviève.

Il mourut à Ravenne, capitale de l’empire romain d’occident finissant, où il était allé rencontrer Aétius, généralissime sous Valentinien III, en 448.

                                        

                                        Ravenne, mosaïque du Mausolée de Galla Placidia 

Son corps fut ramené en grande pompe à Auxerre, accompagné de cinq jeunes vierges : Pallade, Magnance, Porcaire, Camille et Maxime, qui ont laissé leurs noms à des villages des environs. Germain fut inhumé sur le Mons Autricus, où il avait fondé un oratoire dédié à Saint Maurice, et où s’éleva plus tard la grande abbaye bénédictine qui porte son nom. Son tombeau y est toujours visible dans la crypte du IXème siècle, haut lieu symbolique de l’histoire de l’église d’Auxerre.

Voyez dans le fichier ci-joint une biographie plus complète :

                                                       Vie de Saint Germain d'Auxerre

On peut aussi lire :

– La « Vie de Saint Germain d’Auxerre » de Constance de Lyon (éd. et trad. par René Borius, au Cerf, 1965, réédité par Sources Chrétiennes)

– « Les Gestes des Evêques d’Auxerre » sous la direction de Michel Sot (Tome 1, Les Belles Lettres, Paris 2006).

– En bibliothèque historique : « La vie, les vertus et les miracles du grand Saint Germain, évêque d’Aucerre » par Dom Georges Viole, religieux bénédictin de Saint-Maur (chez Gilles Bouquet, à Aucerre, 1656)

– En ligne sur Gallica, le passage qui lui est consacré par l’abbé Lebeuf dans ses « Mémoires concernant l’histoire civile et ecclésiastique d’Auxerre et de son ancien diocèse » (pp. 31 à 109)

– « Saint Germain d’Auxerre » par Jean-Pierre Soisson (Rocher – Desclée de Brouwer, Paris 2011)

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De nombreux liens unissent ce grand saint à Donzy, que nous avons évoqués au fil de nos articles, directement ou indirectement.

Se référant à sa biographie, on considère que la terre de Vergers (com. de Suilly-la-Tour), en aval de Donzy, appartenait à sa famille et qu’il en fit don à son église. Ce point est discuté : certains auteurs estiment que le Vercisum de la Geste, correspond plutôt à Varzy, grande terre et château des évêques d’Auxerre en Nivernais, apportée par Germain. Mais Varzy est aussi expressément nommée.

Quoiqu’il en soit, une église primitive en l'honneur de Saint Germain fut construite par Saint Pallade, évêque d'Auxerre (+ 658) à Vergers dès le VIIème siècle. Remplacée par un édifice de la fin du gothique, elle fut longtemps l’église paroissiale de Suilly-Vergers. On peut toujours la voir, un peu transformée, dans le parc du château.

Cette tradition galllo-romaine, la présence de cette église, et les solides fondations de l’ancien château-fort de Vergers, encore visibles, confèrent à ce site une aura historique unique en Donziais, malgré la reconstruction néogothique.

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Mais ce sont surtout les dépendances de l’abbaye bénédictine Saint-Germain d’Auxerre, dont l'essor fut remarquable, qui retiennent l’attention. Le Donziais appartient incontestablement à l’aire d’influence de ce grand monastère qui marqua de son empreinte la vieille cité, capitale jusqu’à la Révolution de toute cette région septentrionale du Nivernais.

Le monastère primitif de Cessy-les-Bois, tout proche de Donzy, dédié à Saint Baudèle (ou Baudile) de Nîmes, a été rattaché de façon précoce à l’abbaye, qui imposa très tôt son influence. Il conserva cependant un statut assez autonome, avec un abbé et non un prieur. A ce point de vue, Saint-Germain d’Auxerre n’eut jamais l’ambition unificatrice de Cluny, et n’accepta d’ailleurs pas complètement, le moment venu, de s’y soumettre elle-même. Haymon d’Auxerre (+ 865), moine lettré, maître de l'école de Saint Germain, fut abbé de Cessy.

Le prieuré de Moutiers-en-Puisaye, de très ancienne fondation, étape sur le chemin de Rome pour les pèlerins bretons, en relevait également. Ces deux monastères ont presqu’intégralement disparu sous l’assaut des troupes protestantes vers 1560-1570, et avaient perdu toute activité religieuse bien avant la Révolution.

A Donzy même, le prieuré de Notre-Dame du Pré, fondé au tout début du XIIème siècle – là-même où une église du VIIème siècle fut à l'origine de Donzy (Donzy-le-Vieux) – était initialement rattaché à Saint-Germain d'Auxerre. Mais ce statut évolua quand le baron Hervé II décida, quelques années plus tard, de le donner à Cluny qui connaissait alors un développement extraodinaire et entendait imposer sa réforme monastique à l'ensemble des monastères bénédictins. Encore faut-il rappeler les liens de famille qui unissait les sires de Donzy à la grande abbaye bourguignonne : son prestigieux abbé Saint Hugues (1024-1109), qui y régna pendant 50 ans, appartenait à la branche aînée des sires de Semur, très engagée dans l'essor monastique bénédictin en Bourgogne.

L’église romane du prieuré bénédictin de Saint-Verain, parvenue presqu'intacte jusqu'à nous, était aussi dans la dépendance d’Auxerre. Elle accompagna l’essor d'une grande dynastie baronniale de ce nom au nord-ouest de l'ancien diocèse.

Ne l'oublions pas : le Donziais appartenait à l'espace Auxerrois et à celui de Germain, dont le nom fut d'ailleurs largement utilisé dans la contrée.

Merci d'apporter vos contributions à l'évocation de ces liens.

 

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Le Vaudoisy, une terre clunisienne

(illustration : le prieuré Notre-Dame du Pré)

Mentionné en 1516, date de l'installation des sires de la Bussière, le Vaudoisy, à Colméry , enclavé dans la grande forêt et proche de Menou, était une terre du prieuré clunisien de Notre-Dame du Pré à Donzy, qui le donnait à bail. Il était donc indépendant de Colméry.

Il y avait là une motte féodale et des fossés, et Jean de La Bussière – gentilhomme verrier déjà implanté à La Bruère (Treigny, en Puisaye donziaise) – s’engagea à y construire une maison et une verrerie, alimentée par les bois du voisinage.

Voir la notice consacrée à la Généalogie de La Bussière.

Ce fief était donc sous-inféodé par le Prieuré, qui restait titulaire des droits de haute justice.

Une bonne partie des informations a été fournie par le site cahiers-du-val-de-bargis, très bien documenté sur Colméry en général et sur ce hameau en particulier.

Voyez ci-dessous une courte notice sur les seigneurs du Vaudoisy…

Le Vaudoisy

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