Archives pour la catégorie Nièvre

Marcy, une terre royale

(Inauguration de la Bastille, Jean de la Personne, sgr de Marcy, est derrière le Roi)

La terre de Marcy n’était pas à proprement parler en Donziais, placée comme elle l'est aux confins de la Châtellenie de Châteauneuf. Mais on peut l’y assimiler car elle a été associée à celle de Nannay et a appartenu à Bureau de La Rivière.

Elle a fait plusieurs fois retour à la Couronne et été donnée en récompense à de puissants personnages comme Jean "l'Aveugle" de Luxembourg, Jean de La Personne ou Antoine de Chabannes.

On a peine à imaginer en parcourant ce calme village, que ce fief ancien, doté d’un château fort endommagé par les anglais au XIVème siècle et aujourd’hui disparu, fut érigé en comté au XVIIème siècle pour les Saulx-Tavannes.

Les Andras en prirent au XVIIIème siècle le nom et le titre.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à Marcy. Certaines phases de l'histoire de ce fief devront être éclaircies. Merci à l'avance de votre concours…

Marcy (V1 du 30 avril 2018)

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Garchy et le « vieux moulin »

Garchy, joli bourg sur l’Asvins, était un fief de la châtellenie de Châteauneuf-Val-de-Bargis, en limite sud de l’ancien Donziais.

Narcy, ainsi que la vieille forteresse de Passy-les-Tours à Varennes-les-Narcy, tous proches, relevaient quant à eux de la châtellenie de La Marche, c’est-à-dire du comté de Nevers. Garchy jouxtait aussi les possessions des bénédictins de La Charité.

Ce fief fut souvent appelé « Guerchy » dans les documents anciens, ce qui rappelait son étymologie : une « guerche » est un lieu fortifié. L’usage de cette orthographe a d’ailleurs généré de nombreuses confusions chez les généalogistes, avec Guerchy à Treigny (89), une riche paroisse de Puisaye donziaise où s’implantèrent les sires de La Bussière ; et avec Guerchy, une paroisse de l’Auxerrois, fief des Régnier depuis Jean Régnier, Bailli d’Auxerre et poète, au XVème siècle.

Nous avons évoqué la belle église romane Saint-Martin de Garchy, complètement restaurée, dans la page consacrée au Donziais roman.

                                                    

Il y eut un château et des seigneurs à Garchy, où on peut voir une vieille tour accolée à une maison du bourg, restes d'un manoir construit sous Henri IV.

                                                                   

Vieux-Moulin (à Vielmanay) non loin en amont, fut détenu par les mêmes familles que Garchy et prit finalement le pas au XVème siècle. Pour explorer la succession des seigneurs de Garchy nous vous proposons donc de vous reporter à la notice correspondante.

Garchy est cité en tant que tel dès 1326 par l’hommage qu’en fit Guillaume III de Mello, sgr d’Epoisses en Bourgogne, à la mort de son père (fils de Guillaume II et Marie de Chateauvillain ; et petit-fils de Guillaume Ier et d’Agnès de Saint-Verain) mais nous ne disposons pas d’indications précises sur l’origine de cette possession par les Mello, qui se trouvèrent très puissamment établis en Nivernais par leurs alliances.

Ce fief et celui de Vieux-Moulin passèrent aux sires de Champlemy, qui paraissent les détenir à la fin du XIVème, avec « Bonne, dame de Garchy et Vieux-Moulin », mais on ne sait encore comment.

Formulons en tout cas l’hypothèse que ce « vieux moulin », comme les  terres de Puisac et de Mèzières, était un arrière-fief de Garchy, situé au droit d’une retenue sur l’Asvins dont la force – qui nous paraît bien modeste aujourd’hui – était alors créatrice d’activité artisanale et de richesse.

Quoiqu’il en soit, Garchy resta aux mains de leurs descendants : les Blaisy, Marafin, Troussebois et Thibault, en furent seigneurs.

Dans la même paroisse, nous avons vu le fief de La Barre, qui a donné son nom à une lignée au début du XVème siècle et fut sans doute détaché de Garchy, étant donné sa proximité ; celui de Montclavin, autre arrière-fief, cité au XVIIème siècle pour Françoise de Bar, mariée à François Thibault, sgr de Garchy et Vieux-Moulin ; et enfin Boisrond, une terre donnée par le comte de Nevers Jean de Bourgogne, à un fidèle archer : Jacob du Broc, dont le père était venu du Brabant.

Il reste à éclaircir les origines lointaines de Garchy, et nous comptons sur votre aide…

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Dreigny, à Colméry

(Illustration : archers de la garde écossaise)

Le petit fief de Dreigny, à Colméry, où aucune trace castrale ne subsiste, doit être ajouté à la liste des terres nobles de ce modeste village. Il s’agissait peut-être d’un arrière-fief qui en fut détaché.

Nous avons ainsi examiné l’histoire de Savigny, Malicorne, Le Vaudoisy, ou encore de la Forest-de-Lorme.

Rappelons ici l’exceptionnelle documentation du site Cahiers du Val-de-Bargis, véritable musée numérique de cette partie sud du Donziais, autour de l’ancien château comtal de Chateauneuf.

Le premier seigneur identifié de Dreigny, au milieu du XVIème siècle, était un gentilhomme venu d’Ecosse pour servir comme archer dans la Garde écossaise : Jehan Angulby, dont le nom fut transformé ensuite en Augulby.

Après quelques avatars, Dreigny fut acquis par le comte de Fonfaye, François de Morogues, et vendu comme Bien de la Nation à la Révolution.

 

Voyez ci-dessous une première notice consacrée à la succession des seigneurs de Dreigny. Bien que son histoire soit peu documentée, en particulier dans Marolles, nous ne désespérons pas de l’enrichir, avec votre aide…

Dreigny

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Savigny, à Colméry

(Illustration : l'ancien moulin de Savigny, sur la Talvanne – source Cahiers du Val de Bargis)

Le fief de Savigny, à Colméry, avec son moulin sur la Talvanne, était un arrière-fief de Colméry.

Il a donc été détenu par les seigneurs du lieu jusqu'à sa vente, à la fin du XVIème siècle, aux Maignan, notaires à Donzy, dont les héritiers le céderont à la comtesse de Fonfaye, Louise de Prunelé, veuve de François Gabriel de Morogues.

Il y aurait eu une maison-forte, dont les traces sont signalées à quelque distance du domaine actuel de Savigny, en lisière de forêt.

Voyez ci-dessous la notice décrivant, en l'état actuel de nos connaissances, la succession des seigneurs de Savigny.

Savigny   (V1 du 17/11/17)

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Hôtel « Frappier de Saint-Martin »

Un bel hôtel ancien (XVIIème-XVIIIème siècle), dit "Frappier de Saint-Martin", devenu depuis longtemps un bâtiment communal, frappe le visiteur, dans le bourg de Donzy.

                                              

Il porte le nom d'une vieille famille bourgeoise de Donzy, les Frappier, connue depuis le XVème siècle, dont nous avons tenté de reconstituer la généalogie avec toutes les sources disponibles.

Elle eut différentes branches qui prirent, suivant l'usage du temps, les noms des terres qu'ils possédaient dans les environs, dont Saint-Martin. S'agit-il simplement d'une référence à la paroisse de Saint-Martin-du-Pré où ils paraissent avoir habité pendant plusieurs générations ?

Les Frappier ont pu, grâce aux revenus de leurs activités commerciales et industrielles – dont l'exploitation de moulins à forge, à Vergers, Bailly et l'Eminence – et grâce à leurs charges judiciaires, acquérir des terres en Donziais : Montbenoit, ou encore le grand château de Ratilly. Ils se sont alliés avec de nombreuses familles connues de la région, déjà rencontrées dans d'autres sites : Champromain, Pontcharrault, Saint-Père, ou encore Chailloy.

L'une des branches prit au XVIIIème siècle le nom de Frappier de Jérusalem, l'un de ses membres ayant acquis cette terre et ce château, près de Saint-Verain, sur l'histoire duquel nous savons encore bien peu de choses. 

Voyez ci-dessous une notice qui présente l'état actuel de nos recherches sur cette famille et ses possessions :

Famille Frappier (V1 du 16/11/17)

 

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La Forest-de-Lorme, à Colméry

La "Forest-de-Lorme" serait un fief de Colméry, mais on ne sait pas vraiment où…

Jean de Mello – qu'il faudrait pouvoir situer dans la généalogie de cette famille picarde puis bourguignonne venue en Nivernais – fait hommage pour cette terre en 1329 ? 

En 1348, Hue d’Amboise, qui a épousé l’héritière de Saint-Verain – fille de Jeanne de Mello, qui lui a sans doute légué le fief -, fait hommage à son tour.

La Forest-de-Lorme est dès lors associée à la seigneurie de la Maisonfort à Bitry, que se transmet une branche de la maison d'Amboise-Saint-Verain. On retrouve le fief en 1533 aux mains de Claude de Beaujeu, second époux de Marie des Ulmes, héritière de la Maison-Fort.

Le fief appartient ensuite aux Monnot, bourgeois de Nevers et de Donzy au service du Duc, à la fin de ce même siècle. Il leur a peut-être été attribué en même temps que Chailloy, après confiscation, pour les mêmes raisons : les Beaujeu étaient protestants.

Les Monnot sont impliqués dans l’industrie métallurgique naissante : habitant à Lépeau (Donzy) ou à Chailloy, comme maîtres de forges. Ils s’allient dans la bourgeoisie rurale et la petite aristocratie du voisinage ou en Orléanais. On les suit sur six ou sept générations.

La trace de la Forêt-de-Lorme se perd à nouveau au XVIIIème siècle.

La localisation de ce fief forestier reste mystérieuse. Le site « Cahiers du Val de Bargis », qui propose pourtant une approche très documentée de cette paroisse et des nombreux fiefs qu’elle comprenait, n’en fait pas état. On ne le trouve pas davantage sur les cartes. Il est donné par Marolles comme appartenant à la châtellenie de Donzy, mais certaines sources le placent à Donzy ou à Suilly-la-Tour.

Voyez ci-dessous la notice qui présente la succession des seigneurs de la Forêt-de-Lorme, sur la base d'un certain nombre d'hypothèses que nous formulons.

Des précisions complémentaires devront y être apportées pour les origines comme pour la dernière période, mais surtout sur son emplacement.

Merci à l'avance pour votre aide…

 La Forêt-de-Lorme  (V2 du 12/11/17)

 

 

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Sainte-Colombe, entre deux forêts

(Illustration : représentation de Sainte Colombe de Sens, Rimini)

Un internaute s’étonne : pourquoi l’histoire du fief de Sainte-Colombe, proche de Donzy et de Suilly-la-Tour, n’est-elle pas évoquée sur le site ?

C’est qu’elle est étroitement associée à celle de Vergers, tout proche, qui est très largement décrite. Les seigneurs successifs de Vergers furent également seigneurs de Sainte Colombe, tout au moins à partir du début du XVIème siècle.

Mais en effet ce joli village, qui tient son nom d’une jeune martyre espagnole du IIIème siècle à Sens, vénérée au moyen-âge et qui donna son nom à un grand monastère : Sainte-Colombe de Sens, mérite une attention particulière. Au cœur de la minuscule vallée de l’Accotin, qui serpente entre les massifs forestiers de Donzy et de Bellary, une petite église gothique rappelle l’ancienneté de cette paroisse. La terre et le manoir de la Montoise, complètement indépendants et qui ont été traités par ailleurs, sont situés dans cette même commune.

Sainte-Colombe relevait au moyen-âge de la baronnie de Saint-Verain, qui contrôlait de nombreux fiefs aux environs de Donzy, ce qui accrédite la thèse d’une liaison étroite entre entre les deux lignées baronniales. Il figurait en effet dans la liste des fiefs ayant fait l’objet du partage de la baronnie en 1460, alors que les héritiers se déchiraient dans un long procès, sous le regard attentif du comte de Nevers qui finit par reprendre Saint-Verain. Certains fiefs avaient été cédés par tel ou tel héritier, d'autres furent inféodés par le comte de Nevers.

On ne sait ce qui se passa dans le cas précis de Sainte-Colombe, mais on trouve cette seigneurie peu après aux mains des sires d’Armes qui tenaient alors Vergers. Elle est mentionnée pour la première fois en 1535, entre les mains de Charles d’Armes, fils aîné de Louis et d’Anne Berthier de Bizy, qui mourut sans postérité. Elle revint à son frère cadet.

On la voit ensuite passer avec Vergers à la famille de Chabannes par le mariage de Valentine d’Armes avec François, comte de Saignes, fils du grand Joachim de Chabannes, dit « Curton », Sénéchal de Toulouse :

– Edme, son fils cadet, fut seigneur de Sainte-Colombe et moine capucin ;

– puis Joachim, en 1662, fils de Jacques de Chabannes, mort sans alliance ;

Henri-Gaston, fils d’un autre François, détint Sainte-Colombe à la fin du XVIIème siècle ; il avait épousé Françoise de Bar, dame de Montclavin près de Garchy, dont il n’eut pas de postérité (elle n’en avait pas eu non plus de sa première alliance avec : François de Thibaut – voir la fiche Vieux-Moulin -)

– son frère aîné Hubert (1652-1692) et le fils de celui-ci Paul de Chabannes (1686-1739), dernier seigneur de Vergers et de Sainte-Colombe de cette lignée, en furent à leur tour maîtres.

On perd alors la trace. Sainte-Colombe eut probablement le même destin que Vergers : vendue par les Chabannes en 1700 à un maître de forges d’origine charitoise, Augustin de Lespinasse – voir la fiche sur Chailloy, tout proche également – et revendue en 1714 aux moines de Bellary, qui en furent sans doute les derniers « seigneurs ». Si elle n'avait été cédée séparément auparavant, elle dut connaître alors le sort de tous leurs biens, dispersés à la Révolution comme Biens de la Nation.

Nous aimerions pouvoir compléter cette brève histoire, pour ses débuts comme pour sa fin, avec votre aide…

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Des vicomtes à Entrains ?

Les barons de Donzy étaient seigneurs d’Entrains, où ils tenaient un château qui eut le statut comtal après l'union au comté de Nevers.

Nous évoquons cette ancienne cité gallo-romaine dans l'article spécifique qui lui est consacré : Entrains.

Un titre de « vicomte d’Entrains », paraît s’être transmis dans des familles de la région, à partir de Guyot du Chesnoy – voir l'article sur Le Chesnoy et Ferrières – au XIIIème siècle. On pouvait autrefois voir en ville une maison dite « de la vicomté ». On peut supposer que ces vicomtes – historiquement des délégués du comte  – s'étaient constitué une seigneurie particulière, comme ce fut le cas à Druyes.

Cette vicomté, que Marolles ne cite pas comme un fief, reste énigmatique, mais elle avait des dépendances dans la contrée, et fut en tout cas vendue au duc de Nevers en 1779.

Nous avons tenté de reconstituer dans la notice ci-dessous la succession des vicomtes, des origines aux Saint-Phalle et Grivel de Grossouvre du XVIIème siècle, qui sont connus pour avoir porté ce titre et possédé ces terres.

Mais ce n'est qu'une hypothèse et nous aimerions disposer de données complémentaires pour la confirmer ou l'infirmer.

Vicomtes d’Entrains (V1 27-10-17)

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Des Landes mystérieuses à Bouhy…

L’ancien fief des Landes de Bouhy paraît n’avoir laissé aucune trace.

Il faisait partie de l’ensemble territorial de Saint-Verain, et un des nombreux héritiers de cette baronnie au XVème siècle, Guillaume d’Argenton, fit hommage au comte de Nevers pour les Landes en 1405.

Cette terre – sur laquelle aucun château ou manoir ne paraît avoir été construit – fut acquise en 1488 par Jean de Morogues, qui occupait d’importantes fonctions auprès des comtes et établit par ailleurs sa famille à Sauvage (Beaumont-la-Ferrière). Elle passa ensuite à ses descendants : Bochetel, Rochechouart, Chaludet…

On perd la trace de sa possession à la fin du XVIIème siècle.

Aucune trace n’est visible à Bouhy, et le lieu même des Landes, qu'une monographie sur Bouhy situe au sud du village, ne figure sur aucune carte ancienne.

A vos bibliothèques et tablettes ! Qui pourra nous éclairer sur la position exacte de ce fief et sur ses derniers détenteurs avant la Révolution ?

Les Landes (Bouhy)

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] Rééditée par « Le Livre d’Histoire » en 2006

 

 

 

 

 

 

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Alligny, un fief de Saint-Verain

(Illustration : l'ancien château de Saint-Verain, gravure du XIXème siècle)

Le fief d’Alligny appartenait aux barons de Saint-Verain, et relevait à ce titre de l’évêque d’Auxerre. Il fut repris par les comtes de Nevers avec l’ensemble de cette baronnie au XVème siècle.

Il fut légué à un bâtard de François de Clèves, abbé du Tréport, le troisième fils d’Engilbert de Clèves, comte de Nevers, puis fit sans doute retour au duché à la fin du XVIème siècle. Il fut alors cédé à un avocat : Philbert Gillot, et conservé par ses descendants presque jusqu’à la Révolution.

Le château d’Alligny, bâtiment longiligne des XVIIème-XVIIIsiècles, ayant sans doute succédé à une construction plus ancienne, est situé au cœur du village, tout près de la vieille église. 

Voyez ci-dessous une première notice sur la succession des seigneurs d'Alligny, qu'il nous faudra compléter, avec votre aide…

Alligny (Cosne)  (Version complétée du 15-3-18)

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La Roussille, aux sources du Nohain

(Illustration : le Nohain près de sa source, aux pieds de la Roussille)

Le fief de la Roussille, qui aurait donné son nom à une famille oubliée, eut un destin associé à ceux des autres fiefs voisins d'Entrains : Miniers et St-Cyr, Réveillon, Château-du-Bois

Un manoir y subsiste, qui domine les sources du Nohain, en amont d'Entrains.

Cette terre a changé plusieurs fois de mains au XVIIIème siècle. L'un de ses propriétaires, Jean-Baptiste Amelot, connut une certaine notoriété en concevant le projet de Canal de la Loire à l'Yonne, qui serait passé précisément aux pieds de la Roussille (voir l'article précédent : Donzy, port fluvial ?).

Nous sommes évidemment intéressés par des informations complémentaires qui permettraient d'étoffer et de préciser la notice ci-dessous qui présente l'état actuel de nos connaissances sur la suite des seigneurs de :

La Roussille

 

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Le Liarnois, proche de la Commanderie

(Illustration : la Commanderie de Villemoison)

Le petit manoir du Liarnois, à Saint-Père, domine une plaine cultivée, non loin de Cosne.

Il aurait été une dépendance de la Commanderie de Villemoison, mais on le trouve entre des mains privées à partir du XVIIème siècle.

Ci-dessous une première notice – succinte – sur ce site, qui a vocation à être corrigée, enrichie et précisée, pour éclairer mieux l'histoire de ce fief des sires de Saint-Verain. Les données restent, pour certaines, tout à fait hypothétiques. 

Merci de vos contributions !

Le Liarnois (St-Père)

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La ferme-fortifiée de Sauzay à Corvol

(Illustration : gravure représentant le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay)

Sauzay était un fief de la châtellenie de Corvol-l'Orgueilleux cité dès le XIIIème siècle.

Une maison-forte y était établie, dont les douves s'alimentaient au Sauzay. Elle aurait été détruite par les Anglo-Bourguignons à la fin de la Guerre de Cent Ans, et reconstruite ensuite. Malgré les transformations qu'elle a subi au fil du temps, cet ensemble médiéval conserve de belles traces de ses origines. 

Le site fut affecté par ses titulaires successifs à une activité metallurgique, avec un haut-fourneau, et à une entreprise de "fourniture de bois pour Paris", par flottage, activité qui fit la richesse de la région de Clamecy, grâce au flux de l'Yonne.

Nicolas Bolacre, un riche bourgeois de Clamecy chargé de fonctions publiques, était seigneur de Sauzay à la fin du XVIème siècle. Il contrôlait également d'autres sites dans la région, comme Ferrières, au nord d'Entrains.

Sauzay fut ensuite vendu une première fois vers 1620 aux Girardot, célèbres marchands de bois protestants, puis au marquis d'Azy, qui fit construire un petit château de plaisance face à la maison-forte. Le vicomte de Toulongeon, dernier seigneur de Sauzay, était son héritier.

Voyez ci-dessous une notice présentant l'état de nos connaisssances sur la succession des seigneurs de Sauzay. Elle demande à être complétée pour les premiers siècles, merci de vos contributions.

Sauzay (Corvol)

 

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Le Vaudoisy, une terre clunisienne

(illustration : le prieuré Notre-Dame du Pré)

Mentionné en 1516, date de l'installation des sires de la Bussière, le Vaudoisy, à Colméry , enclavé dans la grande forêt et proche de Menou, était une terre du prieuré clunisien de Notre-Dame du Pré à Donzy, qui le donnait à bail. Il était donc indépendant de Colméry.

Il y avait là une motte féodale et des fossés, et Jean de La Bussière – gentilhomme verrier déjà implanté à La Bruère (Treigny, en Puisaye donziaise) – s’engagea à y construire une maison et une verrerie, alimentée par les bois du voisinage.

Voir la notice consacrée à la Généalogie de La Bussière.

Ce fief était donc sous-inféodé par le Prieuré, qui restait titulaire des droits de haute justice.

Une bonne partie des informations a été fournie par le site cahiers-du-val-de-bargis, très bien documenté sur Colméry en général et sur ce hameau en particulier.

Voyez ci-dessous une courte notice sur les seigneurs du Vaudoisy…

Le Vaudoisy

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Malicorne, à Colméry

(illustration : lavoir de Malicorne)

Le joli hameau de Malicorne (à Colméry) a été construit en partie avec les pierres d'un château fort détruit vers 1367 par les Anglais. Il en subsiste quelques vestiges dans la cour du domaine des Tayauts.

Le nom de Malicorne viendrait de la mauvaise réputation de ses premiers seigneurs, peu accueillants. Mal y corne : "Pour ton malheur, en vain, là, appelle au son du cor !".

On n’a pas encore pu identifier les seigneurs de Malicorne avant Marie de la Bussière, au XVIème siècle, issue dans doute de la branche cadette du Vaudoisy de cette famille (voir la Généalogie de La Bussière).

La seigneurie passe ensuite aux Farou, venus du Berry, puis aux Rosel et aux Viry, déjà rencontrés à Mocques et à Port-Aubry.

Une partie des informations nous a été fournie par le site Cahiers du Val de Bargis, très documenté sur l'histoire de Colméry.

Ci-dessous une notice encore très incomplète sur les seigneurs de Malicorne, qui ne débute qu'au XVIème siècle, faute d'indications antérieures. Merci de nous aider à l'enrichir !

Malicorne   (V3 du 12 mars 2018)

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