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Deux nouvelles pages à découvrir : Courtenay et Sancerre

Deux nouvelles pages consacrées à des grands fiefs voisins du Donziais sur notre site !

Voyez celle consacrée à Courtenay, proche à bien des égards du Donziais et même uni un temps à lui. Elle évoque l'histoire complexe de cette seigneurie devenue capétienne, qui établit un pont, géographique et dynastique, entre le Donziais et la couronne de France, ainsi qu'avec l'Orient des croisades et Constantinople…Rien ne permet aujourd'hui de deviner cette riche histoire en visitant ce petit bourg du Gâtinais, qui cache bien les ultimes traces de son grand château médiéval.

Voyez aussi celle consacrée au comté de Sancerre, créé pour un cadet par les comtes de Blois et de Champagne, et qui connut un destin prestigieux, aux mains de leurs descendants, des sires de Bueil ou encore des Princes de Condé. En haut de ses coteaux viticoles, Sancerre conserve des traces de ce riche passé, mais l'histoire de cette irréductible place forte, devenue protestante dès le début du XVIème siècle, fut profondément affectée par les guerres de religion…

Voyez dans le menu déroulant : …cadre féodal…grands fiefs voisins…seigneurie de Courtenay….comté de Sancerre

ou bien cliquez surseigneurie de Courtenay  ou sur  comté de Sancerre

Bonne lecture et merci de vos remarques et suggestions !

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Thury

(Illustration : la plaine céréalière de Forterre près de Thury)

Thury était un fief de la châtellenie de Druyes, mais à la fin du xve siècle, cette terre faisait partie des possessions en Puisaye d'Antoine de Chabannes, baron de Toucy et de Perreuse, seigneur de St Fargeau (voir cette page), de Puisaye et autres lieux.

Cette terre aurait été acquise par Pierre Chaseray, Général des Finances à Bourges au XVème siècle, également acquéreur de la baronnie de Courson (les Carrières), et passa à ses descendants. 

Dans des conditions qui restent à préciser, elle échut au XVIème siècle à une branche de la famille du Deffand et passa ensuite par héritage aux Marquis de Castellane de Lauris, qui la détinrent jusqu'à la Révolution.

Des restes de l’ancien château sont visibles au cœur du village, qui attestent de l'importance et de l'ancienneté de ce fief.

Voyez ci-dessous la notice qui présente la suite des seigneurs de Thury, Elle reste à compléter.

Thury  (V2 améliorée du 10/12/16)

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La Cour-des-Prés, sous l’oeil des castors

(Illustration : un castor sur la Vrille)

La Cour-des-Prés, à Treigny, conserve un manoir des XVIIè et XVIIIème siècles, implanté au bord de la Vrille – une petite rivière poyaudine et nivernaise qui abrite une colonie de castors – qu’enjambe à cete endroit un vieux pont étroit en pierres.

La Cour des Prés et la Cour Vieille étaient deux petits fiefs dépendant de Saint-Fargeau. Après avoir fondé un chapitre de chanoines dans cette ville en 1472 (voir la fiche de cette église sur le site Collégiales), Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, lui donna en 1478 ces deux seigneuries ainsi que des droits sur Dampierre et Bitry qu'il avait acquis de Robert de Chaumont.

Le chapitre n'en retint que la suzeraineté et les inféoda à des seigneurs particuliers dont la liste, fournie trop approximativement par une étude d'A. de Vathaire sur les fiefs de Treigny, reste à documenter plus complètement.

Une exploration du fond d'archives de la Collégiale de Saint-Fargeau serait sans doute utile.

Voyez ci-dessous l'état actuel de nos connaissances et aidez-nous à les compléter :

La Cour-des-prés

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Villiers, au fond du val

(Illustration : château de Villiers)

Le château médiéval de Villiers, à Ménestreau, dont le ruisseau de Presle, affluent du Nohain, alimentait les douves, paraît avoir été détenu par les seigneurs successifs de Nanvignes (voir la notice Menou) (les La Rivière, Chabannes, Tenon), avec lequel il formait un fief, et auquel il faut donc l'associer. Son origine remonterait au XIIème siècle, mais il a été reconstruit au XVè, et modifié au XIXè.

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Isolé au milieu des prés, il offre de beaux restes d'une construction de la fin du moyen âge (XVè). Un pont sur le ruisseau a succédé au pont-levis d'origine. Une chapelle à contreforts, de la fin de l'époque gothique, donne une certaine majesté à cet ensemble disparate et délaissé, dont l'histoire propre reste méconnue.

 

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Menou, le faste du Grand Siècle

(Illustration : château de Menou)

Précédé d’une vaste cour où les buis taillés forment une haie d’honneur, fastueux et rigoureux, le château de Menou représente en Nivernais le type des grandes demeures de la fin du XVIIème siècle.

Ce n’est qu’en 1697 que la terre qui s’appelait Nanvignes prit le nom de Menou, celui d’une famille d’origine poitevine, lorsqu’elle fut érigée en marquisat. Bien que les origines de Nanvignes soient obscures, il est hors de doute que le site était déjà occupé à l’époque gallo-romaine. Il se trouvait d’ailleurs sur le tracé de la voie qui, d’Autun menait à Lutèce via Orléans. Mention est faite à maintes reprises de la seigneurie de Nanvignes dans "l’Inventaire des Titres de Nevers" de l’Abbé de Marolles, mais il ne semble pas qu’un château féodal ait été édifié sur cette hauteur. D’ailleurs, en 1277 les héritiers de Guillaume de Nanvignes avaient vendu les biens qu’ils tenaient de lui à Robert, Cte de Nevers.

En revanche, il est établi que le château actuel a été construit sur l’emplacement d’une demeure détruite par un incendie en 1672, dont il ne reste pas de trace. A la suite de partages, Nanvignes se trouve au début du XVIème siècle, divisé entre des seigneurs dont les liens sont complexes à établir. Une partie appartient à Françoise d’Albret, comtesse de Nevers, une autre à Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, la troisième à Jean Tenon, bailli de Saint-Pierre-le-Moutier, la dernière enfin à Jean Le Muet, seigneur de Corbelin.

Par achats successifs, les Tenon regroupent la terre aux XVIème et XVIIème siècle. Marie Brisson, veuve sans postérité de Guillaume II Tenon, apporte Nanvignes à Armand-François de Menou, sgr de Charnisay, Maître d'hôtel de Louis XIII, épousé en troisièmes noces. Il donna son nom à cette terre.

Nanvignes passe ainsi à une branche cadette de cette famille, dont un ancêtre, Nicolas, avait en 1248, accompagné le jeune comte de Nevers Gaucher de Chatillon à la septième croisade. Grand maître des Arbalétriers (voir leur liste), il s’était fait remarquer par ses exploits alors qu’il commandait l’arrière-garde à la bataille de Damiette.

Dans la tradition familiale, Armand François de Menou, se distingue à la bataille de Lens, qui mit fin à la Guerre de Trente Ans, en 1648, sous le commandement du grand Condé, et ses mérites ultérieurs lui valent de voir ce fief érigé en marquisat par Louis XIV au mois de juin 1697.

Sa petite-fille apporte Menou à Louis-Alexandre de Damas, comte de Crux, dont le fils : Etienne-Charles de Damas-Crux, fut un personnage important de la Restauration. La dernière dame de Menou de cette famille avant la Révolution n’émigra pas et la terre de Menou passa ensuite par héritage à de grandes familles.

Nota : le fief de Villiers à Ménestreau (voir cet article) a été associé à celui de Nanvignes-Menou, et a eu les mêmes seigneurs.

Voyez la notice sur la succession des seigneurs de Nanvignes, puis de Menou, en cliquant sur le lien ci-dessous :

Menou (Nanvignes)

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Le Magny et Suilly

(Illustration : manoir du Magny)

Le discret mais vieux manoir du Magny, isolé sur le plateau cultivé au sud-ouest de Suilly-la-Tour, était le siège d'un fief de ce nom, associé à celui de Suilly. Il est aujourd'hui une exploitation agricole.

Il date du XVème siècle, mais le fief est beaucoup plus ancien. Ses premiers titulaires restent mal connus, comme le processus de succession qui l'amène dans les mains de la famille de Pernay au XVème siècle justement, qui le conservera jusqu'au début du XVIIIè.

Il aurait toutefois été dans les mains pendant quelques années au XVème siècle, en tout ou en partie, de Jean de Chevenon, puissant chevalier nivernais, et du Chancelier Guillaume Jouvenel des Ursins, sgr de la Motte-Josserand.

Rien de marquant ensuite dans la cohorte des petits seigneurs connus du Magny, qui s'enracinent en Donziais par des alliances avec les familles de la région : La Rivière, Lamoignon, Chabannes….

Voyez la notice jointe qui en développe la succession, telle que nous sommes en mesure de l'apprécier (maj le 4/9/16) : 

Suilly-Magny (V6 du 9/3/17)

Aujourd'hui l'histoire même de cette seigneurie paraît oubliée, ayant été surclassée à Suilly par celles des deux grands fiefs voisins de Vergers et des Granges.

Un petit fief en a été détaché, qui fait l'objet d'une notice spécifique : Presles, dont les traces sont ténues.

Voyez aussi le très joli site municiapl de Suillywww.suillylatour.fr

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Vergers, un domaine de Saint Germain…

(Illustration : château de Vergers)

Le château actuel de Vergers à Suilly-la-Tour, de style néo-gothique (inspiré par Charles Garnier et Eugène Viollet-le-Duc), et qui emprunte aux techniques modernes de construction (charpente métallique des Ateliers de Gustave Eiffel) a été construit sur les ruines d’une ancienne forteresse féodale, dont l’emprise est toujours visible au sol. Une représentation gravée de l'ancien château de Vergers figure dans l'Album de Morellet, Barat et Bussière. 

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Cette terre est réputée avoir appartenu, comme une bonne partie de la région, au grand Saint Germain d’Auxerre, qui en aurait fait don à son évêché. Une chapelle dédiée à Saint Pallade y avait été construite au VIème siècle, et l'église paroissiale Saint Pallade de Suilly-Vergers, de style gothique, existait jusqu’à la reconstruction du château.

Le premier château féodal aurait été construit au début du XIVème siècle par les Varigny, une famille nivernaise originaire d’Achun, devenus seigneurs de Chassypuis du Deffend en Bourbonnais.

Mahaud de Varigny, fille d’Hugues, cité à La Garde et à Donzy vers 1330, est la première citée par Marolles pour cette « maison de Suilly-Vergers ». Elle aurait épousé successivement Guillaume de Champlemy (voir notice La Rivière), et Jean du Bois. Leur fille Jeannette du Bois apporta Vergers à Jean II d’Armes vers 1450, issu d’une vieille famille nivernaise, originaire du lieu éponyme. Elle tint Vergers pendant plus d’un siècle, et Valentine d’Armes l’apporta par mariage aux Chabannes en 1570. On peut supposer que le château fut "modernisé" pendant cette période, touchant au goût de la Renaissance.

François de Chabannes, comte de Saignes, fut le premier seigneur de Vergers de cette lignée prestigieuse (cf. Chabannes sur Racines-Histoire) qu’on disait issue des comtes d’Angoulême. Ils tinrent Vergers pendant près de deux siècles. Paul de Chabannes vendit finalement ce vieux fief, où la famille ne résidait plus depuis longtemps, et la forge qui y était associée, aux moines de la Chartreuse de Bellary en 1714. L'abbaye disparut à la Révolution. Vergers et sa forge furent vendus comme l'ensemble de ses biens. Le vieux château fut remplacé par l'édifice actuel sous le second Empire, et l'activité metallurgique cessa à la fin du XIXème siècle.

Voyez le très joli site municipal de Suilly : www.suillylatour.fr

Voyez la notice détaillée (maj du 26/3/16) qui suit sur la succession des seigneurs :

Vergers

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