Archives pour la catégorie Donzy

Hôtel « Frappier de Saint-Martin »

Un bel hôtel ancien (XVIIème-XVIIIème siècle), dit "Frappier de Saint-Martin", devenu depuis longtemps un bâtiment communal, frappe le visiteur, dans le bourg de Donzy.

                                              

Il porte le nom d'une vieille famille bourgeoise de Donzy, les Frappier, connue depuis le XVème siècle, dont nous avons tenté de reconstituer la généalogie avec toutes les sources disponibles.

Elle eut différentes branches qui prirent, suivant l'usage du temps, les noms des terres qu'ils possédaient dans les environs, dont Saint-Martin. S'agit-il simplement d'une référence à la paroisse de Saint-Martin-du-Pré où ils paraissent avoir habité pendant plusieurs générations ?

Les Frappier ont pu, grâce aux revenus de leurs activités commerciales et industrielles – dont l'exploitation de moulins à forge, à Vergers, Bailly et l'Eminence – et grâce à leurs charges judiciaires, acquérir des terres en Donziais : Montbenoit, ou encore le grand château de Ratilly. Ils se sont alliés avec de nombreuses familles connues de la région, déjà rencontrées dans d'autres sites : Champromain, Pontcharrault, Saint-Père, ou encore Chailloy.

L'une des branches prit au XVIIIème siècle le nom de Frappier de Jérusalem, l'un de ses membres ayant acquis cette terre et ce château, près de Saint-Verain, sur l'histoire duquel nous savons encore bien peu de choses. 

Voyez ci-dessous une notice qui présente l'état actuel de nos recherches sur cette famille et ses possessions :

Famille Frappier (V1 du 16/11/17)

 

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Pontcharrault

(Illustration : Pontcharrault, fragment d'une peinture du XIXème siècle, reproduite par Annales des Pays Nivernais, N°146)

La ferme de Pontcharrault, en amont de Donzy sur l’ancienne paroisse de Bagneaux, dont l’église, située sur la rive droite de la Talvanne, a disparu, est un manoir des XVIème-XVIIème siècles, avec tours, fenêtres à meneaux et pigeonnier.

On ne connaît pas l’origine de cette terre, proche de La Motte-Josserand dont elle a pu être détachée.

Elle est détenue au début du XVIIème par Jean Lasné, Lieutenant au Baillage, dont la famille était originaire de Lurcy-le-Bourg.

Elle passe ensuite par mariage aux Maignan, une famille anciennement établie à Donzy (voir notamment l'article consacré à Champromain, tout proche) qui connut un bel essor aux XVIIème et XVIIIème siècles grâce notamment à son investissement dans les forges locales : Bailly, l’Eminence…etc.

Une branche s’est prolongée au XVIIIème sous le nom de « Maignan de Pontcharrault » dont les traces figurent dans les registres de l’ancienne paroisse de Bagneaux.

Voyez la notice ci-jointe pour plus de précisions :

Pontcharrault (Version 1 du 19 octobre 2017)

Merci de nous aider à compléter l'histoire de cette terre, qui reste mal documentée…

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Champromain

(Illustration : forêt de Donzy)

Champromain – un nom qui sent bon son antiquité – aurait appartenu aux sires de Saint-Verain à l'origine (Voir la notice Saint-Verain).

Le site domine la vallée de la Talvanne des hauteurs de la forêt de Donzy. Une gentilhommière du XIXème siècle a remplacé l’ancienne demeure d’une branche de la famille donziaise de Lamoignon, mais des éléments anciens subsistent.

La première mention connue de nous est celle de Jeanne de Lamoignon, « dame de Champromain » en 1520, fille de Charles et Claude d’Auroux, et petite-fille d’Alixand de La Tournelle-Maisoncomte, dame de la Motte-Josserand. Il est possible que Champromain ait appartenu, comme bien d’autres terres en Donziais, aux sires de La Rivière, dont Alixand descendait par sa mère. Le lien entre l’héritage de Saint-Verain et Jeanne de Lamoignon reste en tout cas à établir.

Une des dernières dames de Champromain avant la Révolution, était la sœur du grand architecte Jacques-Germain Soufflot, originaire d’Irancy.

Voyez ci-dessous une notice plus détaillée, qui reste à compléter :

Champromain  (V5 enrichie le 4/6/18)

 

D enluminé

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Notre-Dame du Pré, de Saint Germain à Cluny

(Illustration : tympan du portail nord de Donzy-le-Pré)

Les toutes premières mentions d'une église à Donzy (le Pré) datent de la fin du VIè siècle dans le règlement de Saint Aunaire (vers 596) évêque d’Auxerre de 572 à 603, et dans celui de Saint Tétrice, l’un de ses successeurs de 691 à 706. Un édifice  primitif fut probablement construit à cette époque, remplacé ensuite par une seconde église, détruite par les raids normands au IXè siècle, lors de leurs incursions dans la région, et dont on aurait trouvé quelques indices alentours.

Un prieuré rattaché à Saint-Germain d’Auxerre y aurait alors été fondé au XIIè siècle, rattaché ensuite à Cluny par les soins d’Hervé II, baron de Donzy (voir cette fiche) ; c’est de cette époque que dateraient les ruines actuelles.

L’établissement, enrichi par les libéralités d’Hugues de Montaigu, évêque d’Auxerre à partir de 1115, eut à souffrir au XIVè siècle de la guerre franco-anglaise. Puis, il fut de nouveau ravagé par les troupes royales de Charles VII en 1434, et par les protestants en 1569, qui, de surcroît, brûlèrent également papiers, contrats et terriers.

Abîmé et épuisé par ces attaques, au XVIIIè siècle, l’édifice tombait en ruine. La Révolution en aura raison : il sera alors démoli, les matériaux vendus. Ce n’est que grâce à la mobilisation des habitants de Donzy-le-Pré que la destruction complète sera stoppée.

Les ruines visibles de nos jours seraient donc celles de la troisième église dont il ne reste que deux grandes arcades du vaisseau central, l’avant-nef, avec son portail sculpté, la tour supportant le clocher, et le logis du prieur, détaché de l’église

C’est le portail qui présente le plus d’intérêt. Son tympan met Donzy-le-Pré au premier rang de la sculpture romane. Composé de trois dalles assemblées, il porte trois figures en haut-relief : au centre, la Vierge en majesté présentant l’Enfant, à sa droite un ange thuriféraire et à sa gauche un homme tenant une palme que l’on s’accorde à reconnaître comme le prophète Isaïe. Fait remarquable : malgré toutes les attaques et dégradations qu’a subi le bâtiment, le tympan de Donzy-le-Pré n’a, pour ainsi dire, jamais souffert d’une quelconque mutilation. Ce tympan était à l’origine peint ; il en reste encore quelques traces. C’est vers 1875 que le Ministère des Beaux-Arts fit exécuter le plâtre du portail : il est exposé dans la galerie des moulages de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot à Paris.

Voyez ci-dessous une notice sur l'histoire de Donzy-le-Pré, documentée notamment grâce aux apports du site  "Cahiers du Val de Bargis" :

ND du Pré (Donzy) (V. corrigée le 28/7/18)

D enluminé

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L’Epeau, un voeu de Mahaut

(Illustration : ruines de l'Epeau)

L’Abbaye Notre-Dame de l'Épeau est un monastère cistercien relevant de l'ordre du Val des Choux, fondé en 1214 par le baron de Donzy, Hervé IV et son épouse Mahaut de Courtenay, héritière de Nevers (voir page Barons de Donzy) au bord de la Talvanne, en amont de Donzy. Parents à un degré prohibé par l'Église, ils durent pour prix de la dispense obtenue du pape, faire construire trois abbayes : la Chartreuse de Bellary, l'abbaye de Coche à Vielmanay – associée plus tard à Cessy, mais aujourd'hui disparue – ainsi que l'Epeau.

Cette dernière fut pillée à deux reprises et largement détruite au cours des guerres de religion : en 1568, par les reîtres de Wolfgang de Bavière, duc des Deux-Ponts, traversant le pays pour rejoindre l'armée protestante en Limousin, qui en chassèrent les religieux ; puis en 1569 par des huguenots de La Charité-sur-Loire commandés par le capitaine Le Bois de Merille, qui massacrèrent le prieur Jean Mignard avec dix prêtres des paroisses alentour. Ils ne quittèrent la région qu'à la Saint-Barthélemy en 1572.

Les prieurs commendataires de l'Epeau ne s'occupèrent plus dès lors que de leur bénéfice et l'abbaye ne fut plus que l'ombre d'elle-même. Dans les années 1760, Mgr Champion de Cicé (1760-1801), dernier évêque d'Auxerre avant la Révolution, fit mettre en vente les ruines, acquises par Claude de la Barre en 1773. La propriété s'est transmise à ses descendants jusqu'à nos jours.

Seules subsistent de l'abbaye les ruines majestueuses de l'église gothique, qui donnent une idée de son importance, et un pigeonnier. L'ancien logis abbatial a été remplacé par une nouvelle gentilhommière au XIXè siècle.

Voyez ci-dessous une notice sur l'histoire de l'Epeau (V2 corrigée le 6/9/16), et aidez-nous à la compléter en nous donnant de nouvelles références :

Abbaye ND de l'Epeau (Donzy)

D enluminé

 

 

 

 

 

 

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