Archives par mot-clé : nivernais

Brétignelles

(Illustration : le manoir-ferme de Brétignelles)

Brétignelles était un fief ancien, à Pougny, que les Vaillant de Guélis conservèrent trois siècles durant après l’avoir acquis sans doute au XVIè siècle. Il paraît avoir relevé à l’origine de La Motte-Josserand, et fit un temps partie des biens du Prieuré N.-D. du Pré.

Il passa aux Lamoignon, une famille éminemment donziaise, par l’alliance d’Alixan de la Tournelle – d’une famille originaire du Morvan (Arleuf) – puis aux d’Armes, sgr de Vergers (voir cette fiche).

Le vieux manoir subsiste, assez dégradé, au coeur d’un domaine agricole.

Brétignelles paraît avoir eu un destin féodal associé en grande partie à celui de Villargeau voisin.

Voyez ci-dessous une notice, qui reste toutefois à compléter :

Brétignelles (V9 du 2/10/21)

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La Maison-Fort, à Bitry

(Illustration : tour du XIVè siècle)

Le château de la Maison-Fort à Bitry, non loin de Saint-Amand, sur une motte entourée de fossés, était un hexagone régulier, formé de courtines et de corps de logis, flanqués de tours rondes aux angles, élevé au XIVè siècle. Il n’en reste que le corps de logis nord, avec ses deux tours, le tout remanié à la Renaissance, et quelques autres vestiges.

La Maison-Fort était une terre mouvant de la baronnie de Saint-Verain, et le château fut sans doute construit par un sire d’Amboise-Saint-Verain. En 1458 il passa par échange à Jean des Ulmes, fils d’Huguette de Courvol (voir cette page) (qui avait épousé Perrinet Gressart en secondes noces).

Le fief passa ensuite par alliance à la famille de Beaujeu (Beaujeu-sur-Saône, Franche-Comté) puis aux du Bois des Cours (d’origine normande puis du Perche) pour lesquels il fut érigé en marquisat, et qui le conservèrent jusqu’à la Révolution.

Le dernier marquis de La Maison-Fort, Antoine Philippe dit Louis du Bois des Cours, fut un actif agent des Princes sous la Révolution et l’Empire, et a laissé plusieurs ouvrages, dont des Mémoires.

Voyez la notice décrivant la suite des seigneurs de la Maison-Fort, récemment complétée :

La Maison-Fort (V7 du 5/1/22)

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Angeliers, château fantôme

Angeliers, à Dampierre-sous-Bouhy, est un fief au château fantôme.

Il avait donné son nom à une famille, connue du XIIème au XVIème siècles, mais dont la généalogie reste fragmentaire.

Un château classique avait été construit par François de La Bussière, sgr d’Angeliers,  vers 1680 près du hameau de Mouvent. On lui donna le nom d’Angeliers (un étang de ce nom subsiste). Cette commune est limitrophe de l’Yonne et de Treigny, où se trouvaient les principales bases de la famille. Voir les fiches La Bussière et Guerchy.

Voir aussi ci-dessous une notice présentant la généalogie complète de cette famille, de ses différentes branches et des fiefs qu’elle a tenus :

Famille de La Bussière

Le 27 mars 1815, Edme Claude de la Bussière vend à Edme Morisset, le fermier, les parts qu’il a héritées de son père et de son frère. Ce domaine comprend à l’époque le château, deux domaines, ainsi que plusieurs fermes. Hyppolite son fils, détruira le château et reconstruira en 1847, à quelques dizaines de mètres, celui que nous connaissons d’après les anciennes cartes postales, qui fut à son tour démoli en 1905. Aujourd’hui il ne reste plus que la glacière, la maison du jardinier et la conciergerie.

Voyez le blog qui est consacré à ce site : chateau.angelier…

La seigneurie d’Angeliers, dont l’origine reste à identifier,  est arrivée dans la famille de la Bussière par le mariage de Françoise de Forests, dame d’Angeliers, avec Claude de la Bussière, vers 1570, et y resta jusqu’en 1822.

Voyez ci-dessous la notice consacrée aux seigneurs d’Angeliers. Les données concernant la famille originelle d’Angeliers restent fragmentaires et devront donc être précisées.

Angéliers (notice augmentée le 19/3/23)

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Villiers, au fond du val

(Illustration : château de Villiers)

Le château médiéval de Villiers, à Ménestreau, dont le ruisseau de Presle, affluent du Nohain, alimentait les douves, paraît avoir été détenu par les seigneurs successifs de Nanvignes (voir la notice Menou), avec lequel il formait un fief, et auquel il faut donc l’associer.

Il a cependant eu une histoire antérieure que nous nous sommes efforcés de déchiffrer.

                                                 DSCN0890

Isolé au milieu des prés, il offre de beaux restes d’une construction de la fin du moyen âge (reconstruction au XVème siècle).Un pont dormant sur le ruisseau a succédé au pont-levis d’origine. Une chapelle à contreforts, de la fin de l’époque gothique, donne une certaine majesté à cet ensemble disparate et délaissé.

Ci-dessous une notice résumant l’histoire de Villiers. Merci de vos contributions pour en cerner mieux les origines.

Villiers (Ménestreau)

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Miniers, aux sources du Nohain

Le fief de Miniers, et le bois du même nom – où l’on devait trouver du minerai de fer – sont situés en amont d’Entrains. Il a été associé à celui de Saint-Cyr, qui a donné son nom à l’étang alimenté par le Nohain naissant.

Rien ne subsiste du château féodal, sauf des traces de fossés au milieu des bois.

Cette seigneurie, qui fut souvent indivise, a été associée à celle de Boisjardin, à Ciez, puis à celle de Château-du-Bois, entre Entrains et Billy. Ces terres furent achetées en 1809 par le Comte Roy, en même temps que Réveillon, dont elles augmentèrent le domaine.

Au XVIIème siècle, Claude-André Le Clerc, sgr de Miniers et de Château-du-Bois, fut un précurseur de l’enseignement religieux des Amérindiens des Petites Antilles (ou Calinagos), à l’intention desquels il rédigea un « Catéchisme » traduit dans leur langue…

La notice ci-dessous – qui devra être précisée et complétée sur certains points, avec votre aide – présente la suite des seigneurs de Miniers et St-Cyr, telle que nous la connaissons actuellement.

Miniers (V complétée du 23/12/21)

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