Archives du mot-clé toucy

Montreparé, à Lainsecq

Abritant aujourd’hui une simple ferme, le hameau de Montreparé, à Lainsecq (89) montre les traces d’une enceinte circulaire et on y fait état de vestiges d’un château.

C’était une seigneurie ancienne, relevant à la fois de Toucy (Puisaye), et en arrière-fief de Trucy-l’Orgueilleux, pour laquelle Jeanne de Mello, dame de Lormes, de Château-Chinon et de Trucy, femme du Connétable Raoul de Brienne, rendit aveu en 1320 au comte de Nevers, en même temps que pour Paroy, à Oisy (58).

Sa fille Jeanne de Brienne, comtesse d’Etampes, fit don de Trucy à Guillemin du Bois ou à son fils Jean, son écuyer, dont les possessions passèrent par alliance aux sires d’Armes – voir à leur sujet la notice sur Vergers  -.

Montreparé avait été donné après la mort de Jeanne à Alexandre de Bazoches, sgr de la Motte-Josserand. En épousant Jean d’Armes, son arrière-petite-fille : Jeanne Lamoignon apporta sans doute Paroy et Montreparé, les réunissant ainsi à Trucy qui était venu aux sires d’Armes, avec Vergers, par Jean du Bois.

Mais le cheminement successoral exact de Montreparé reste hypothétique : cette terre disparaît des sources après Alexandre de Bazoches et ne reparaît que dans les mains des La Ferté-Meung au XVIème siècle, puis des Vathaire de Guerchy, au début du XVIIIème siècle.

On a formulé ci-dessous l’hypothèse qu’elle s’est transmise, en même temps que Trucy et Paroy, et qu’elle fut acquise par Nicolas-François de Vathaire, dont la famille la conserva jusqu’à la Révolution et en prit le nom.

Voyez, ci-dessous une première version de la notice décrivant la succession des seigneurs de Montreparé. Nous y formulons des hypothèses logiques, mais des zônes d'ombre demeurent. 

Merci de vos contributions pour les éclaircir !

Montreparé (Lainsecq) (V3 du 28/9/18)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Perreuse, charmante baronnie

La petite cité médiévale de Perreuse était le siège d'une seigneurie, devenue baronnie en 1450, relevant de Toucy, puis de Saint-Fargeau. Les seigneurs puis barons de Perreuse furent donc les barons de Toucy puis les seigneurs (et comtes) de Saint-Fargeau (voir page Toucy-St-Fargeau). Elle fut fortifiée et le seigneur y avait son château. Ces constructions médiévales ont presqu'entièrement disparu.

De Perreuse dépendaient de nombreux fiefs plus ou moins importants, comme Treigny, La Bruère, Guerchy, RatillyBoutissaint, ou Test-Milon  (voir ces notices), ou encore Perchin, Montreparé, Fosse-Gilet, les Mées, Sainpuits…etc.

Le village, perché sur une éminence, conserve de nombreuses traces de ce passé glorieux, et notamment une superbe maison ou "hôtel seigneurial" du XVème siècle, dans laquelle résidaient les "capitaines de Perreuse", qui y représentaient le seigneur. Perreuse et Treigny sont aujourd'hui associées.

                                            P1000521

 

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Beauvais et Lainsecq

(Illustration : château de Beauvais)

L’histoire de la seigneurie de Beauvais, associée à celle de Lainsecq (châtellenie de Saint-Sauveur), est très liée à celle de la baronnie de Toucy. Le fief échut au XVIème siècle à la famille nivernaise de La Ferté-Meung (sur cette famille voir : "la famille de Meung et ses alliances", par Jean Mesqui), via les sires de Savoisy et ceux de La Rivière. Un petit château XIXème a remplacé l’ancienne demeure féodale. Le parc, remarquable, est inscrit à l’Inventaire du patrimoine.

La terre de Lainsecq-Beauvais aurait pu être apportée aux Savoisy par le mariage de Charles de Savoisy (1368-1420), sgr de Seignelay – un personnage important de la Cour de Charles VI, dont il était le Chambellan et l'ami – avec Yolande de Rodemachern, héritière des comtes de Bar-Toucy (voyez leur généalogie complète sur Racineshistoire).

François de La Ferté-Meung, premier nommé « sgr de Beauvais », fils d’Anne de La Rivière, a sans doute hérité de ces terres par l’échange que fit le père d’Anne avec son cousin Savoisy, puisque les enfants du bâtard Henri de Savoisy, à qui elles avaient été données, n’eurent pas de postérité. Ce François pourrait être le constructeur du premier château.

Elle échut enfin par alliance en 1644 aux Le Caruyer, d'origine normande, (ou "Le Caruyer de Beauvais") dont les descendants l'ont conservée.

Voyez la liste des seigneurs dans la notice ci-dessous (V2 augmentée, 5/9/16), que vous pourrez nous aider à préciser

Beauvais

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Saint-Amand-en-Puisaye

(Illustration : figurine en grès de Carriès – Musée de St-Amand)

Saint-Amand, le plus important des châteaux de la Renaissance en Nivernais-Donziais, a été construit sur l’emplacement d’une forteresse féodale édifiée sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui reliait Autun à Orléans. C'était une grande terre détenue par les barons de Toucy, et à leur suite les comtes de Bar, jusqu'au XVème siècle. 

En 1405 elle passe par mariage à Jean IV le Hutin d’Aumont, échanson du Roi, dont une descendante épouse en 1478, François de Rochechouart, premier chambellan de Louis d’Orléans puis de Louis XII, et sénéchal de Toulouse (voyez sur Racineshistoire la notice consacrée à cette grande famille). Son fils Antoine de Rochechouart, qui fait construire le château qu'on peut voir de nos jours, n’est pas moins illustre. Capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roi, il devient chambellan de François Ier, puis reprend la charge de Sénéchal de Toulouse et d’Albigeois. Il participe à la guerre d’Italie et, blessé à la bataille de Cérisoles en 1544, il meurt de ses blessures. 

Tombée en indivision, la seigneurie passe aux mains de Marie du Breuil, épouse de Claude de Bourdeilles – petit-neveu de Brantôme (Pierre de Bourdeilles) -, plus connu sous le nom de « Chevalier Matha ». Ayant pris parti pour la Fronde, il est invité à retourner dans ses terres et se retrouve voisin de la Grande Mademoiselle, exilée quant à elle à Saint-Fargeau.

Après avoir été acquise en 1659 par le cardinal Mazarin pour son petit-neveu Philippe-Jules Mancini – dont le père devait, deux ans plus tard, hériter du duché de Nivernois – la seigneurie est revendue en 1710.

Erigée en marquisat, elle est tenue en 1731 par Léonard Guyot, receveur général des aides et domaines du roi, secrétaire du roi. Son fils et successeur, Antoine Léonard Guyot, est grand bailli d’épée et gouverneur d’Auxerre en 1776, mais il émigre à Stuttgart au début de la Révolution. Le château serait devenu bien national si sa sœur, la « citoyenne Félicité Guyot-Dufraisse » n’eût établi qu’elle ne figurait pas sur la liste des émigrés. La terre de Saint-Amand ne changea finalement pas de famille : en 1793 était né à Stuttgart Charles François Guyot qui retrouva le titre de marquis sous la Restauration et le château de son père.

Après divers avatars, le château de Saint-Amand devint un haut-lieu du renouveau de la poterie de Puisaye, dont il est aujourd'hui le Musée.

Voyez ci-joint une notice beaucoup plus détaillée, qui présente le château lui-même, et la succession des seigneurs de Saint-Amand :

Saint-Amand-en-Puisaye  (V2 améliorée du 29/11/16)

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