Test-Milon, ou Thesmillon

(Illustration : armes de Prie)

Un petit château datant de la fin du XVIIIème siècle a remplacé l’ancienne demeure féodale de Test-Milon à Lain, et fut lui-même reconstruit en 1870. Cette seigneurie est ancienne (1317) et a été constamment détenue par la famille de Prie, d’origine nivernaise, implantée ensuite en Berry et Touraine, et qui avait tenu un temps la baronnie de Toucy.

On ne sait d’où lui vient la possession de Test-Milon (Thesmillon), car elle est assez éloignée de Prye. Elle est en tout cas mentionnée dans leur possession dès Jean VII dit « Paon » de Prie au XIVème siècle.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à la succession des seigneurs de Test-Milon, et aidez-nous à la compléter :

Test-Milon  (V4 complétée du 2/11/18)

D enluminé

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2 réflexions au sujet de « Test-Milon, ou Thesmillon »

  1. Cher Monsieur,

    in "Test-Milton et ses seigneurs, étude historique", R. Mothu, 1934

    « Le 3 juin 1761, le marquis de Prie (Louis, marquis de Prie, marquis de Plasnes et de Courbépine, seigneur de Moulin-Chapelle et de Test-Milon) avait donné à Philippe Duclos Lange une procuration pour vendre tout ou partie de ses biens par traités généraux ou particuliers. Celui-ci se fit nommer fondé de pouvoirs des créanciers du marquis de Prie, et, en 1777, vendit les biens de ce dernier par adjudication devant les notaires de Bernay. Homme d’affaires peu scrupuleux, Duclos-Lange fut acquéreur des biens de son client. Il acheta les seigneuries de Plasnes et de Courbépine pour 500.000 livres. Cette malhonnêteté ne lui réussit pas, car, en mars 1782, il fut déclaré en faillite, et, en 1786, ses immeubles furent saisis par sa femme. Lui-même, accusé d’abus de confiance et de malversations dans les affaires du marquis de Prie, fut enfermé au Châtelet où il mourut de misère. Les autres terres furent aussi vendues après la ruine de Duclos-Lange. Plasnes fut adjugé, en 1792, pour 370.000 livres ; Moulin Chapelle pour 439.000 livres ; on vendit aussi le château d’Estimauville et le château de Boispréau, situé à Rueil.
    Quant au domaine de Test-Milon, il avait été vendu, le 19 septembre 1781, à la barre du Châtelet, à M. André de Champcour pour la somme de 50.000 livres. »

     

    Il s'agit de Claude Michel Archange, marié à Marie Thérèse Joséphine Chevalier de Miniers. C'est le dernier seigneur de Test-Milon. Il est souvent dit qu'il a été guillotiné à la Révolution, mais en fait, il est sorti indemne d'un peu pluis d'un an dans les geoles révolutionnaires.

    Leur fille Marie Edmée hérite du domaine. Elle se marie à Edme Paul Ernest de Gentil de La Breuille.

    Puis c'est au tour de leur fils Edme Paul Eugène de prendre possession de Test-Milon. Il se marie à Pauline Marie Kervyn de Lettenhove. Sans enfant, c'est leur neveu Louis de Briey qui prend la suite.

    Puis le fils de ce dernier, Renaud de Briey, puis la fille de Renaud, Anne Marie Louise Geneviève Charlotte, mariée à Bernard de Lambertye.

    Dans les années 1930, Bernard de Lambertye, met à la disposition de R. Mothu les archives de Test-Milon.

    1. Merci pour ces informations, et notamment pour la référence au livre de R. Mothu que j’avais omise, et qui m’ont permis de compléter la notice.

      Comme vous l’avez noté, les articles et les notices jointes ne vont pas au-delà de la Révolution.

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