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Retour à Druyes : la Cour Grenouille

Druyes n’est pas seulement un charmant village qui se mire dans les eaux vives et transparentes de ses « belles-fontaines », c’est aussi un haut lieu historique du Nivernais-Donziais.

L’impressionnant château comtal de Pierre de Courtenay, qui dresse toujours ses murailles sur l’éperon rocheux, et la belle église romane, retiennent également l’attention de nombreux visiteurs.

Les environs sont riches de sites castraux plus modestes, comme le Boulay et Maupertuis. Le prieuré Saint Robert d’Andryes est l’héritier de la fondation monastique de Saint Romain de Subiaco, compagnon de Saint Benoit venu s’isoler dans une grotte voisine des fontaines.

Mais le pays était parsemé d’autres fiefs et l’un d’eux nous intriguait : la Cour Grenouille, à Druyes même.

Nous proposons donc ici une première esquisse de la succession des seigneurs de la Cour Grenouille, du XVIème siècle à la Révolution, des modestes sires de Laduz, en Puisaye, aux prestigieux Damas d’Anlezy, vicomtes de Druyes.

La Cour-Grenouille

D’autres fiefs du voisinage y étaient associés : La Pommeraie et Blin, réputés relever de Brétignelles, un autre fief oublié sur le plateau à l’est.

Le seigneur de la Cour Grenouille avait son habitation au cœur du village. Elle existe toujours : c’est la mairie-école de Druyes.

Nous aimerions approfondir l’origine de ce nom et l’histoire plus ancienne du site ; merci de votre aide !

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Les sires de La Tournelle

Les sires de La Tournelle, appartenant à une grande lignée chevaleresque bien connue des historiens et généalogistes du Nivernais, ont retenu notre attention, car une branche a fait une incursion en Donziais.

En épousant Jeanne de Bazoches, Tristan de La Tournelle-Maisoncomte est devenu pour quelques années le seigneur de la Motte-Josserand, forteresse mythique du Donziais, à Perroy, au bord du Nohain. Après sa mort en 1426, Jeanne céda cette terre et surtout la maison-forte au fameux Perrinet Gressart, capitaine routier à la solde des Anglo-Bourguignons.

Mais leurs filles : Alixant de La Tournelle, dame de Villargeau et Brétignelles, qui avait épousé Guyot Lamoignon, et Aalips, dame de Thorigny, mariée à Pierre de La Bussière, leur donnèrent une postérité en Donziais, où on les rencontre également par plusieurs alliances.

L’histoire de cette famille originaire du Morvan – la Motte de La Tournelle est à Arleuf – , qui portait « de gueules à trois tours d’or », ouvre sur des horizons bourguignons . Car ce massif dont le cœur est nivernais, s’étend aussi sur l’Yonne avec à son flanc nord, Vézelay, Chastellux, ou encore le monastère de la Pierre-qui-Vire, où Dom Angelico Surchamp, moine, photographe et peintre – récemment disparu – créa la fameuse collection Zodiaque ; mais aussi sur la Côte d’Or et la Saône-et-Loire, dont la vieille cité romaine d’Autun, siège d’un évêché et patrie du grand Chancelier Nicolas Rolin.

Les sires de La Tournelle, nivernais au premier chef et serviteurs des comtes et ducs, ont rayonné sur tout cet espace et servi également les Grands Ducs d’Occident. Leur vieux fief morvandiau, dont le château-fort a totalement disparu, fut érigé en marquisat pour les derniers représentants de cette grande famille.

Pourquoi fallait-il que l’avant-dernière marquise de La Tournelle, Marie Anne de Mailly-Nesle, vienne donner à ce nom une image sulfureuse en succédant à ses sœurs dans le lit du Roi Louis XV avec la même avidité ?

La saga des sires de La Tournelle que nous proposons dans la notice illustrée ci-dessous – qu’on trouve également dans la page consacrée aux Familles seigneuriales du Donziais – n’est que passagèrement donziaise, mais elle est riche en terres, en châteaux, en alliances, en services rendus au Nivernais, à la Bourgogne, au Royaume et à l’Eglise…

Elle devra être complétée, améliorée, et peut-être corrigée…Merci de votre concours au moyen de l’espace « Commentaire » ci-dessous…

La famille de La Tournelle

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Villargeau

Villargeau, à Pougny, est aujourd’hui un grand domaine agricole et viticole (Domaine Villargeau).

C’est un ancien fief – appelé Villorgeul autrefois – qui a sans doute été associé à La Motte-Josserand à l’origine, si l’on en juge par la succession de ses premiers seigneurs.

Son destin féodal paraît étroitement lié à celui de la seigneurie voisine de Brétignelles (Pougny), puis au grand fief des Granges.

                                                   villargeau

Voyez ci-dessous la suite des seigneur de Villargeau, telle que nous avons pu l’identifier ; comme vous le constaterez, elle demande à être précisée…

Villargeau (V6 du 18/10/19)

D enluminé

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