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La Breuille, à Lainsecq

A la Breuille près de Lainsecq, un grand manoir du XVIIème siècle, parfaitement restauré, atteste de l’ancienneté et de l’importance de cette seigneurie, passée au XVIème siècle aux La Ferté-Meung, mais sans doute détenue antérieurement par une branche des sires de La Rivière (voir cette notice).

On voit aussi des Champfremeux, sgr de la Breuille, du Méez et de Sainpuits à la même époque, qu’il n’a pas été possible de relier. Mais peut-être faut-il distinguer les fiefs de la Grande et la Petite Breuille ?

La Breuille fut vendue vers 1600 aux Gentils, venus du Limousin, et également seigneurs du Boulay à Druyes (voir cette notice), qui sont sans doute les bâtisseurs du manoir actuel.

Voyez ci-dessous la notice correspondante :

La Breuille (Sainpuits)

D enluminé

Le Boulay, sentinelle de Druyes

(Illustration : manoir du Boulay – aquarelle)

A l'entrée du village de Druyes-les-Belles-Fontaines, venant d'Andryes, se trouve le manoir du Boulay, parfaitement conservé, construit à une portée de fusil du vieux château-fort (voyez le beau site consacré au château de Druyes). C'était un poste de surveillance comportant un corps de garde et de protection des lieux.

Cet ancien fief de la seigneurie de Druyes appartenait, au temps de François 1er, à Louis Gueuble ; son père, Lancelot Gueuble, seigneur de Croisy, en Berry, était un gentilhomme de vieille roche, entiché de sa noblesse. Druyes fut pour cette raison le théâtre d’une histoire dramatique racontée par l’historien Née de La Rochelle (in "Mémoires pour servir à l'histoire du Nivernois et du Donziois", vol.2), qui conduisit le père et le fils sur le billaut à Bourges.

Le fief passa ensuite par alliance à une famille d’origine limousine, les Gentils, qui le conservèrent pendant deux siècles, et fut racheté au XVIIIè par un bourgeois d’Auxerre avant d’être cédé au comte d’Anlezy, vicomte de Druyes, comme d’autres terres de la région.

Ci-dessous la notice présentant la suite des seigneurs du Boulay :

Le Boulay (Druyes)

D enluminé

Les Barres

(Illustration : château des Barres)

La terre des Barres, à Sainpuits en Puisaye-Forterre donziaise, est ancienne. Elle serait passée entre les mains de familles connues, traitées également dans d’autres notices : Mornay, Garreau, La Ferté-Meung (Boisjardin à Ciez, Miniers à Entrains), Cossaye, du Deffand (Le Tremblay à Fontenoy), avant d’échoir aux Gentils (Le Boulay à Druyes), seigneurs limousins venus en Puisaye par une alliance.

Le château actuel des Barres, d'une belle ordonnance classique, a été construit en 1777, sur l’emplacement d’une demeure plus ancienne dont des traces subsistent. Il a été modifié par Claude-Etienne Chaillou des Barres (1784-1857), intendant de Basse-Silésie, préfet, écrivain, livrettiste, fondateur et premier président de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, ami du Roi Frédéric II de Prusse, ainsi que par son gendre, le baron du Havelt : aménagement d'une bibliothèque ; construction d'une aile reliant le château à la bibliothèque, édification d'une chapelle funéraire, aménagement du parc. 

Ci-dessous la notice présentant la succession des seigneurs des Barres :

Les Barres (Sainpuits)

D enluminé