Archives de catégorie : Yonne

Merry (La Tour)

(Illustration : l’Yonne à Merry, les rochers du Saussois)

Le domaine de la Tour, situé sur une hauteur qui domine la boucle de l’Yonne, au-dessus de Merry, comprend les restes d’un important château féodal du XIIème siècle, construit sans doute par les Ascelin, châtelains de Chatel-Censoir, devenus seigneurs de Merry et de bien d’autres lieux. Il avait un plan carré et était entouré de fossés, avec quatre tours carrées aux angles. Une porte d’entrée monumentale donnait accès à la cour, flanquée autrefois d’un donjon carré, qui lui a donné son nom et s’élevait à plus de 25 mètres, pour faire le guet jusqu’à Chatel-Censoir et même Vézelay.

Des adjonctions successives y furent faites, notamment un vaste logis, aux XVè et XVIème siècles. Toutefois dès le début du XVIIè le château n’était plus habité par ses seigneurs et tomba en ruines, évoluant progressivement vers une simple fonction agricole.

On suit les premiers seigneurs de Merry par les donations qu’ils firent aux abbayes les plus proches : Reigny et Crisenon, mais aussi Pontigny. Merry passa au XVème siècle à Jean de la Rivière, dans des conditions qui restent à éclaircir. Sa fille l’apporta aux Veilhan, barons de Giry, et il fut repris 150 ans plus tard par le Roi, qui l’échangea à un magistrat enrichi, peu avant la Révolution, au cours de laquelle il fut vendu comme Bien national.

Tout en étant proche et relié à Chatel-Censoir, châtellenie du Donziais, Merry est proche de Mailly et relevait féodalement du comté d’Auxerre.

Voyez ci-dessous la notice, encore incomplète, consacrée à la Tour de Merry.

Merry (La Tour) (V6 complétée le 26/2/25)

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Saint Robert d’Andryes

(Illustration : Saint Benoît de Nursie)

Le prieuré bénédictin Saint Robert d’Andryes, rattaché à l’Abbaye de la Chaise-Dieu au XIIème siècle, avait succédé à un très ancien établissement érémitique établi à Druyes dans une grotte par Saint Romain, compagnon de Saint Benoît de Nursie à Subiaco venu en Bourgogne, qui fut vite transféré en aval sur la rivière.

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Mis en commende au début du XVIème siècle, le Prieuré déclina jusqu’à l’abandon de toute vie religieuse à Andryes au XVIIème. Le Prieur, véritable « seigneur d’Andryes » demeurant dans son « château », se limitait à jouir des revenus. Par décision de l’évêque d’Auxerre, approuvée par l’abbé de la Chaise-Dieu, ses biens furent donnés en 1735 à la Chartreuse de Basseville à Pousseaux, pour améliorer l’ordinaire des Chartreux.

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Le « château » d’Andryes, ancien logis du Prieur, est parvenu jusqu’à nous, mais il reste peu de choses du Prieuré lui-même, jouxtant l’église sur l’éperon rocheux qui domine le village. Celle-ci, devenue paroissiale, avait été abandonnée, s’effondra, et dut être reconstruite au XVIIIème siècle.

Voyez ci-dessous une notice détaillée et aidez-nous à la compléter :

Le prieuré Saint Robert d’Andryes

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Test-Milon, ou Thesmillon

(Illustration : armes de Prie)

Un petit château datant du début du XVIIIème siècle avait remplacé en 1713 l’ancienne demeure féodale à Test-Milon. Il fut lui-même remplacé par l’édifice actuel en 1870.

Cette seigneurie ancienne et importante a été détenue à partir du début du XIVème siècle par la famille de Prie, d’origine nivernaise, implantée ensuite en Berry et Touraine, et vendue peu avant la Révolution.

Elle lui avait peut-être été apportée par l’alliance de Jean de Prie, sgr de Buzançais, avec Jeanne d’Amboise-Chaumont, fille du baron de Saint-Verain, qui pouvait la tenir de son aïeule Constance de Toucy ou des sires de Noyers. Elle aurait été un démembrement de la Terre de Puisaye (Toucy-Saint-Fargeau), relevant de la baronnie de Perreuse, qui contrôlait de nombreux arrière-fiefs dans ce secteur.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à la succession des seigneurs de Test-Milon, et aidez-nous à la compléter en ce qui concerne notamment ses origines :

Test-Milon  (V6 corrigée et complétée le 5 sept 2022)

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La Bruère, une maison de verrier

(Illustration : Parc animalier de Boutissaint)

Le fief de la Bruère à Treigny, implantation d’origine des sires de La Bussière venus du Poitou et du Berry en Puisaye, se trouvait dans les bois de Boutissaint (voir cette fiche) ou quelques traces castrales subsistent, près de l’étang dit « de la Bruyère ».

Voyez ci-dessous une notice présentant la généalogie complète de cette famille, ses différentes branches et les fiefs qu’elle a tenus :

Famille de La Bussière

Cette famille s’établit ensuite à Guerchy (voir cette fiche), puis à la Bussière (id), mais conserva la seigneurie de la Bruère, où une verrerie avait été implantée.

Ci-dessous la notice présentant la suite des seigneurs de la Bruère :

La Bruère  (V4 complétée le 4/1/22)

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Saint-Lazare de Boutissaint

(Illustration : le manoir et le parc animalier de Boutissaint)

Boutissaint, avant d'être une gentilhommière entourée d'un très vaste parc boisé, qui accueille aujourd'hui une réserve animalière, près de Treigny, était un prieuré de Chanoines réguliers de Saint-Augustin.

Son  histoire est peu connue. On avance cependant qu'un prieur commendataire, du XVIème siècle, Jean de Forests, se serait approprié le prieuré à la faveur des troubles occasionnés par les guerres de religion, et l'aurait "légué" à ses héritiers, mettant ainsi fin à toute vie religieuse.

Voyez ci-joint une notice, qui reste largement à compléter :

Boutissaint

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